I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour une fois par mois)

 

Domination Etat/Adulte/Enfant - Autorité

Domination Etat/Adulte/Enfant - Autorité

Les heures les plus froides

Il y en a malheureusement qui n'ont pas honte​.
Les peuples dépensent des milliards de milliards de milliards de milliards dans l'armement, le nucléaire, les aéroports, les autoroutes, les tunnels, la publicité, la drogue, et le porno. Les ménages, eux, dépensent des sommes folles pour des montagnes d'objets inutiles et autres addictions ou doudous toxiques (et sacrifient leurs vies pour les capitalistes et les banques). Les villes, quant à elles, dépensent sans compter pour des centres-commerciaux, des stades de foot, des zéniths, des palais des congrès, et des aménagements bling-bling parfaitement inutiles. Bref, l'humanité toute entière met la puissance-argent et toute son énergie au service du fat, de l'inutile, du vicieux, du toxique, et pour le grand concours mondial de celui qui a la plus grosse, et lorsque tu veux simplement rassembler les êtres sous un toit communal pour vivre la fraternité — pour vivre ce qu'il y a de plus important à vivre sur terreon vient systématiquement t'attraper avec les frais de chauffage et puis ensuite la lumière et les chasses d'eau des WC. Ce qu'on appelle étrangement : LES FLUIDES.
Ouais, c'est clair, on a un problème de fluide... on n'a pas le même fluide je crois bien ! ...
 
Si nous savions vivre — si nous vivions tout court —, nous mettrions la puissance et les moyens prioritairement sur ce poste-ci : la rencontre humaine fraternelle (et donc gratuite). Et évidemment pas pour construire encore des Zéniths au service de la consommation de spectacles marchands, mais pour qu'on ne réponde plus jamais à chaque personne désireuse de faire apparaître un moment de fraternité : vous comprenez, Monsieur, c'est que y'a le chauffage à payer...
... et puis la lumière...
... et puis... l'eau... des WC ...
 
S'il n'y avait pas tous ces milliards de milliards de milliards de milliards dans les domaines précités, on comprendrait peut-être, oui, et encore !! car depuis la nuit des temps, avant la chute, la communauté humaine se rassemble autour du foyer central, et cela n'a jamais constitué une quelconque problématique, c'est quelque chose de naturel. Le peu d'énergie dont on dispose, sous quelques formes que ce soit est directement convertie en Fraternité, en Amitié, en Convivialité, en Charité sans se poser aucune question.
Dans une humanité vivante, il y a toujours de l'énergie pour la Fraternité, l'Amitié, la Convivialité et la Charité.
Dans une humanité vivante, on sait que même si on n'a pas de feu, on se prendra dans les bras pour se réchauffer.
Je pense que la moyenne des gens n'a pas mon expérience à ce niveau car mes activités depuis 15 ans m'ont régulièrement amené à mettre mon énergie au service de la rencontre humaine de façon simple, communale et conviviale. Et j'ai donc une expérience beaucoup plus aiguë que la moyenne concernant ce type de réponse épouvantable : vous comprenez, Monsieur, c'est que y'a le chauffage à payer... la lumière... l'eau... Je vous invite à essayer de vous frotter à ce mystère en tentant d'organiser des temps dans la salle communale.
Mais de quel mystère je parle ? Que cette personne, qui vient opposer le coût du chauffage à la Fraternité, à l'heure où l'humanité dépense tout son énergie pour l'horreur, la cupidité et le vice : n'ait pas honte ! Ne meurt pas de honte sur le champ !
Mais c'est qu'il s'agit en fait d'une parabole ! Celui ou celle qui nous donne cette réponse nous répond en fait à la lettre concernant la chaleur. Ce qu'il nous dit est en fait une redondance : il n'y a pas de chaleur pour la chaleur (la Fraternité). La raison est assez simple : l'État redoute toujours qu'on chauffe la chaleur afin d'éviter l'emballement de la chaudière centrale : la force d'Amour universelle — qui détruirait instantanément l'État —.
La personne qui parle du problème de chauffage nous répond en fait que rien n'est fait, et ne sera fait, dans cette société pour la chaleur, c'est-à-dire pour la Fraternité. Il nous dit en fait clairement (mais via une parabole) que avoir chaud ensemble, s'aimer, ça va être compliqué, ça demanderait même pas mal d'argent. Il nous dit aussi qu'avoir chaud, ce n'est pas à l'ordre du jour et qu'avoir froid dans son cœur est beaucoup plus à la mode. Oui, nous vivons bien les heures les plus froides.
Et là où le froid qu'on ressent dans le cœur se transforme en tempête glaciale, c'est quand on se rend compte que la fraternité, de fait, consomme évidemment infiniment moins de bûches de bois que la division et le chacun chez soi. Si 15 foyers se transforment en un seul, ça tend vers une demande énergétique globale quasi 15 fois moins importante. Oui, quand chacun prend le chemin de la salle communale, il peut diminuer son propre chauffage, voire le couper.
Mais il faut continuer d'avoir des oreilles pour entendre correctement tout ce que cette personne nous dit quand elle nous dit qu'il y a un problème de chauffage. Car elle ne s'arrête pas au chauffage, elle nous parle aussi de la Lumière et de l'Eau. Oui cette personne nous dit qu'il n'y a point de Chaleur, de Lumière et d'Eau disponibles pour la communauté. Cette personne nous dit que tout ce qui fait la vie, que tout ce qui est la vie, et que tout ce qui donne la vie, coûte trop cher... Le message est à peine voilé ! Nous ne vivons pas seulement les heures les plus froides, mais donc aussi les plus sombres et les plus sèches !
Cette personne nous dit que ce monde qui dépense des milliards de milliards de milliards de milliards dans les armes, la pub et la drogue, n'a plus rien du tout pour la Chaleur, la Lumière et l'Eau ; c'est-à-dire pour l'Amitié, la Charité et la Convivialité.
Trop tard, on a tout dépensé pour la Mort ! Il ne reste plus rien pour la Vie !
Et quand vous vous apercevez que tous ces gens qui n'ont pas honte, sont tous « les gens bien intentionnés » (État, Agents, Église...) vous pensez, la larme à l’œil, à l'ami Georges : https://www.youtube.com/watch?v=rrZPVQN8QDY
 
Sylvain Rochex - 29 octobre 2017

L'Église n'est pas l'Église, c'est toujours une pute et une salope de merde.

Je m'étais indigné au dernier degré il y a environ trois ans d'opérations de bénédictions de cartables d'écoliers par l'Église. Eh bien, ça continue !!! Et dans le rhône (deuxième photo), ils font encore plus fort en offrant des "hand-spinners" aux enfants (oui, des hand-spinners, ce machin idéalement pensé pour finir dans le ventre des baleines.)

woua

Dans le rhône : http://www.leprogres.fr/rhone/2017/09/06/montanay-a-la-rentree-le-cure-benit-les-cartables

Dans hand-spinners marqués : "paix, amour et attention aux autres", alors que cette photo nous montre que la caractéristique du hand-spinner — comme toutes les merdes du capitalisme —, c'est d'absorber les êtres. L'attention des enfants est pour le hand-spinner, non pour les autres.

des hand spinners sur lesquels est ecrit paix amour attention aux autres ont ete offerts aux ecoliers photo alexandre vieira 1504718809

L'ÉGLISE N'EST PAS L'ÉGLISE.

Sylvain, chrétien.

La Culture !

Rappelons un peu ce qu'est La Culture !

Voici tout d'abord l'affiche de la salle du Coléo dans son intégralité car la Culture, c'est d'abord celle de fermer sa gueule :

coller au

Et la Culture, c'est surtout celle du fric et de l'indignité d'un peuple bon à prendre des tickets :

la culture

Et puis enfin la Culture, c'est surtout celle de ceux qui décident de quoi sera fait le vide culturel :

la culture2

Voilà ce qu'est La Culture, c'est à peu près tout.

Prisonnière d'État

prison

Demain sera installé, par le sacrement hypnotique des Élections Présidentielles, le futur despote qui perpétuera l'occupation de cet arpent de Terre où je suis née. Où je suis née, prisonnière.

Et devant ce spectacle, renouvelé et accepté de la soumission d'un peuple entier à un jeu dont les règles n'évoluent plus depuis de longues et lourdes années, où le geôlier change simplement de visage, et à qui l'on remet les clés de la cage, j’étouffe, je pleure, j'aimerais qu'on se lève tous ensemble pour faire tomber les murs de la prison.

Mon cœur est ailleurs, depuis toujours. Pourtant, sans que je n'aie rien demandé, pour m'accueillir on a apposé sur mon âme curieuse un numéro d'identification, en prévision de faciliter toutes les manipulations que j'allais subir pendant mes tendres années. On m'a rendue française sans mon assentiment. C'était le début du programme d'intégration à un système de pensée parasite qui prend différentes formes à travers le monde mais dont le fond reste inchangé, et qui tend à nous rendre tous étrangers à nous-mêmes, étrangers les uns des autres, et docilement complices du règne de tous contre tous. Moi, j'étais loin de tout ça. Mon cœur, mon âme, ils sont ailleurs, depuis toujours.

Ô, rois imposteurs de ce monde ! Vous m'avez détruite et broyée, comme vous avez détruit mes parents, mes ancêtres. Vous avez soumis tout un Peuple à votre joug et à votre morale financière, vous avez sucé la sève de tout un pays, de tout un monde, en nous attelant au Travail, fracturé l'entraide méthodiquement, détruit les liens de famille et de clan comme des maquignons menant sans même un scrupule les veaux à l'abattoir, vous avez soumis, par la terreur ou par la manigance de vos paroles mielleuses, des générations à votre programme, à vos visions tordues. Vous avez, dès le plus jeune âge séparé la mère et l'enfant pour inscrire en lettres indélébiles dans la chair tendre du petit les prescriptions de votre caste à son égard, et ce de génération en génération, jusqu'au point où aujourd'hui la mère vous remet l'enfant avec le sourire : elle a été élevée au poison de votre sein. Pourtant, vous avez mésestimé, ô saigneurs, la force de Vie, dont la Magie vous est interdite ! Bien sûr, la douleur de votre programme est encore vive, virulente. Bien sûr, je suis fragile, j'ai eu tellement mal ! Et j'en pleure encore ! Mais je suis encore là ! Nous sommes encore des milliers, des millions, chez qui la Vie a résisté, tenace, pour aujourd'hui vous faire face et faire voler en éclat votre pouvoir usurpatoire.

Notre cœur est ailleurs, loin de vos dossiers et de vos algorythmes, et même si le monde ploie sous votre tyrannie, votre empire fissure et craquelle chaque fois que vous abusez encore un peu de notre Humanité. Nous sommes trop lourds de vos humiliations, de vos formatages, de vos exhortations, de vos ordres, de vos culpabilisations, de votre pédantisme, de vos pollutions, de vos mensonges, de votre mépris, de votre ingratitude, de vos salissures, de vos crimes. Vous semblez si loin, si haut, ô vous qui vous pensez Intouchables, mais nous sommes la base de votre édifice et nous ployons sous vos contraintes, et un à un, nous craquons . Et un à un, vous chuterez des vapeurs de vos nues, jusqu'à terre, où nous vous attendons.

Mon cœur marche sur les montagnes, quand vous, vous le voyez arpenter mécaniquement les cases d'un cadastre immonde que des esclaves ont dessiné pour certifier le partage interminable de vos richesses et le vol convulsif de la Terre. Et tous ceux qui flânent près des rivières, dans le giron humide des forêts, vous en faites des obstacles à vos projets jaloux, vous voyez en eux des pions gênants sur une carte, et vous cherchez à contenir leur promenade pour l'exclusivité de vos rapines insatiables. Et vous enfermez, vous contenez, vous ordonnez, vous légiférez, ô Despotes, sans que l'humanité qui nous relie ne vous fasse, jamais, faire un pas vers nous. Mais notre âme est loin de vos cartes, elle volette dans les sous-bois du Cosmos. La structure même de la pensée qui nous anime est ailleurs, loin de vos livres de lois et de votre géométrie cassante. Depuis la rigidité de vos codes pouvez-vous seulement, ô Pauvres de vous ! entrapercevoir la douceur et l'ampleur du Rêve qui nous habite ?

Je ne me sens pas Française, cette définition appartient à votre lexique, je ne l'ai pas choisie. Cette religion de la nation n'est pas la mienne, vous me l'imposez. Mon cœur est ailleurs. Mes racines épousent le sol où je suis née, qui n'a d'autres frontières que les courbes dessinées par les rivères et océans, et encore si on décide de les voir comme telles, ce qui n'est pas mon cas. Un amour profond me relie à lui, et à d'autres forces agissantes encore. C'est tout autre chose que mon nom inscrit dans vos registres, contre mon gré, et la défintion que vous faites de l'individu et de sa place au sein du monde. Mon cœur n'est pas au Travail, à l’Éducation, à la Sécurité, à l'Argent, à vos Folies de concepts déifiés, inventés par ruse et rabâchés méthodiquement pour nous plonger dans la torpeur. Cette litanie n'opère pas sur moi, il en faut tellement plus pour me mettre en transe, ô Tyrans à qui la Grande Magie du monde, ronde et puissante, ne peut apparaître dans vos calculs ! Mon cœur n'est pas à vos doctrines, on m'a soumise trop jeune, trop ignorante - à ma naissance! - à un culte que j'ai arraché de ma peau en hurlant de terreur et de rage. Mon cœur est à mes amis, à mes Frères et Soeurs d'Humanité, au vent, aux rêves, aux enfants, aux messages, à ce qu'il peut advenir demain sans vous.

Au nom du révolutionnaire trio de mots dont vous vous ếtes emparés, que vous avez vidé de sa substance et regonflé de vide au point que par votre répugnante manipulation, les plus naïfs aujourd'hui confondent liberté et contrainte, égalité et mépris, fraternité et soumission, au nom de ce qui un jour résonnait comme un puissant coup de tambour, frappant le fond du cœur pour l'exhorter à se remettre à battre au plus fort du désarroi; avec ces trois mots devenus creux, devenus dangereux, vous persifflez votre doctrine marchande et mortifère, vous les brandissez maintenant, ô pauvres Fous ! pour légitimer le pire au nom de l'idée même de LIBERTÉ !!! d' ÉGALITÉ ET FRATERNITÉ !!!! Je m'empare de la force de ces mots aujourd'hui, car si vous en avez vidé le sens, leur énergie n 'en est pour autant pas effacée du monde. Je m'en saisis pour leur rendre la substance que vous leur avez sucée , et partant d'eux comme base de mon questionnement, j'interroge celui ou celle, qui demain, sera sacralisé chef de meute de ce que vous appelez France. En faisant le focus sur la devise que vous brandirez demain au nom de tous, comment répondrez-vous aux quelques questions que je vous adresse ici, en partant du postulat que mon cœur est ailleurs, que vous ne serez jamais, ni l'un ni l'autre, mon-ma président-e, que je joue ailleurs, en dehors de votre mise en scène, sur une terre que l'avidité ne peut blesser de ses griffes et où vous ne vaudrez jamais plus ni moins qu'un autre. Au nom de l'égalité entre tous, et si ce concept n'est pour vous pas un mot creux, quelle place laisserez-vous à ceux qui revendiquent le droit à expérimenter librement et fraternellement un autre chemin de vie ? A ceux qui ne se sentent plus concernés par l'idée même d'État ? La légitimité dont vous disposerez demain suppose l'adhésion à cette idée. Or, je la réprouve, je la rejette : vous n'avez aucune légitimé au regard de mon âme et de la Vie.

Ô Rois teigneux de ce monde, vous me tenez prisonnière depuis ma naissance ! Et je n'ai même pas été jugée avant d'être incarcérée à perpétuité ! Pas d'avocat, personne pour me défendre. J'ai rejoins tous les miens, eux aussi en prison !

Comment allons-nous pouvoir ensemble échanger, en prenant en compte le fait que sur ce si précieux arpent de terre que vos cartes géographiques et mentales appellent France, je refuse votre joug, je refuse votre État, je suis loin de vos cartes, mais je suis là où vous ne me voyez encore pas, sur le terrain de l'Égalité ? Comment allons-nous traiter d'égal à égal, car votre vie ne vaut pas mieux que la mienne, de ce sujet crucial, à savoir que je ne souhaite plus l'identité française que vous m'avez infligée sans mon accord comme on impose une religion à celui qui n'a pas encore décidé quel dieu vénérer, je ne souhaite plus dépendre d'un système où je n'ai pas voté les lois, où je n'ai pas choisi de représentant, où je souhaite être LIBRE de mes opinions et de mes choix. « La gente libre no manda ni obedece » peut-on lire dans un paisible recoin du monde où, comme dans tant d'autres endroits reculés des foules, un noyau d'amis tente d'expérimenter d'autres formes de société humaine non loin du chaos et tout près du Cosmos. On traduit, en langue pseudo-vernaculaire, par : « Les gens libres ne commandent ni n'obéissent »

Je rejette TOUT de votre système : je refuse d'être représentée par vous, de me soumettre aux diktats de vos lois qui m'ont été infligées bien avant que je sois en âge de réfléchir convenablement à quel type de société je voulais voir émerger. Ce qui fait de vous des tyrans, puisqu'on ne me laisse pas le choix. On m'impose cette structure sociale, sans mon adhésion elle est pour moi dictature. Sans le consentement des foules, votre empire s'écroule. Vous n'avez plus le mien, définitivement.

Pourtant je suis là, je suis en Vie, j'aime la Vie, et je pense autrement. Je revendique ma petite place, ni plus haut, ni plus bas que celle de quiconque, et ailleurs, très loin de ce qui est aujourd'hui imposé derrière la façade d'une liberté de choix. Et nous sommes chaque jour plus nombreux à rejeter votre empire avec aux creux du ventre une brûlante envie de Vivre.

Ma génération a tout raté comme celles d'avant.

maman enfant ecole 600J'ai 36 ans et je n'ai toujours pas d'enfant de mon propre sang. Je pense donc que l'heure est venue, à cet âge, et sans enfant, de dire ce que je vois concernant ma génération.
En effet, j'ai plus que l'âge de faire des enfants, et donc, ceux de ma génération qui ont été précoces (qui en ont eu par exemple à 18-20 ans) ont déjà des enfants qui pourraient approcher la majorité. Donc, je suis témoin. Témoin de la débâcle et de l'horreur recommencée. Ça s'est reproduit...

Ô ma génération, tu as tout raté comme les autres avant toi ! Tu t'es reproduite mais surtout tu as reproduis sans intelligence : les violences et la trahison. Comment ai-je pu penser qu'elle ferait différemment ?
A chaque génération, une nouvelle occasion est donnée de rompre avec la reproduction de la violence, avec la trahison de sa progéniture au profit des lois de la Masse, en l'occurrence celle de l'État et du Capital. Mais ils (ceux de ma génération) le diront sûrement comme ça : « je n'ai pas eu le choix !! ». Mon cul, oui. Vous vous étiez bien aperçus que vos parents étaient tombés dans le panneau, vous vous étiez bien jurés de de faire différemment. Mais exactement comme une enfant de 10 ans qui dit qu'elle ne fumera jamais et qui se met à fumer à 14, vous avez couru au plus pressé : vous adapter à cette société affreuse pour avoir du fric, des plaisirs-à-la-con, et du faux-amour. Et de soumissions en soumissions, de soumissions qui demandent toujours davantage de soumissions, jamais vous n'avez tourné le volant pour rebrousser chemin. Vous finirez comme nos parents et grands-parents : aliénés à tout jamais, perdus à tout jamais dans les codes sociaux, votre être replié et racorni sous des tonnes et des tonnes d'immondices en provenance de la dictature capitaliste.
Quand j'en entends parler des Dieux du Capital et de l'État à leurs enfants, en exigeant la soumission de l'enfant à ces Dieux, ce qui me vient c'est l'envie de dire à ces personnes qui ont mon âge : est-ce bien vous ?!! Vous, qui étaient assis à côté de moi au collège !!? Est-ce bien vous qui avez souffert avec moi de la connerie des adultes ?! Nous sachions pourtant, vous et moi, d'un savoir d'or, que c'était des conneries... des énormes conneries à la source de toute la mort.

Ou bien peut-être, oui, c'est bien vous, car je vous voyais déjà tous bien soumis, bien grégaires, bien irrémédiablement attachés à vous adapter à tout prix, envers et contre vous-mêmes. Déjà des prostitués, c'est vrai, dès l'âge de cinq ans. La putasserie universelle (basée sur le chantage à l'amour) se comprend et s'intègre très très tôt. Oui, c'est vrai, je vous voyais déjà sucer la bite du prof, comme vous sucez aujourd'hui celle du maire ou de votre supérieur hiérarchique ou de toute personne qui pourrait vous promouvoir.

Ô ce père — qui, je n'en crois mes yeux, à mon âge —, qui parle « ORIENTATION » à son fils, avec à la suite, la flopée de Dieux de l'État mortifères : MÉTIER, DIVISION DU TRAVAIL, ARGENT, CRÉDIT, RETRAITES, PEUR DU LENDEMAIN etc ... Ce père qui est donc mon propre père hier, et le père de mon père hier aussi. Ce père qui est pourtant mon alter-ego générationnel, qui souffrait avec moi de ces adultes qui nous tenaient les mêmes discours, et qui recommence, là, sous mes yeux : incroyable mais vrai ! C'est le dégoût, l’effroyable dégoût dans la gorge et l'envie de hurler. L'envie de le secouer, de l'exorciser. Mais c'est sous-estimer les Dieux du Capital et de l'État que de penser que je vais pouvoir faire quelque-chose. J'en ai bien des Dieux à opposer à tout ça, mais nous sommes trop peu nombreux à les plébisciter et à les faire monter sur le ring.

Oh ça fait bien des années que je le dis : je les ai vu tomber les uns après les autres, tomber à genoux aux pieds de tous les Dieux du Capital et de l'État. Et maintenant à 36 ans, si je prends le clavier pour écrire tout ça, c'est que, ça y est c'est consommé : ils sont vraiment TOUS tombés, ils sont TOUS perdus. Ils sont TOUS devenus des esclaves, des prétentieux, des « je suis ça », des possédés du démon de l'ARGENT et de tous les démons de cette société. Ils sont TOUS devenus des peureux, des pourris, des prostitués, des hypocrites, des traîtres, des fourbes, des vaniteux, des menteurs. Ils sont tous devenus QUELQUE-CHOSE, croyant bêtement devenir quelqu'un. Ils sont tous aliénés jusqu'au cœur de leur cœur, ils sont foutus. Je les vois prendre plaisir à porter des costumes, des cravates, à être à l'heure au boulot, à agir EXACTEMENT comme agissaient leur père et leur grand-père : bref, foutus. Leur plaisir est celui de reproduire, bref, l'unique bestialité du sexe, mais qui s'étend pour eux jusqu'à la mort.
Car tout ça commence par cette animalité liée à la reproduction sexuée, mais pour eux, ça ne s'arrête pas au coït et à la procréation, non, pendant tout ce qui leur reste de vie ensuite : ils bombardent la génération suivante de mauvais ferments (comme ils ont été bombardés de mauvais traitements). L'enfant est là, tout neuf, tout prêt à tout changer (comme eux auraient dû le faire), mais ils vont s'employer à le broyer, à le formater (comme eux ont été broyés-formatés-conditionnés), pour que cette promesse de changement soit le plus vite possible anéantie, pour se venger d'avoir été broyés par leurs parents et la société. On m'a niqué, je vais te niquer aussi ! Voilà leur seul programme ! On m'a forcé à rentrer dans la boîte, je vais t'y coller aussi DE FORCE.
Ô ma génération, tu es de la merde comme celles d'avant. Comme celles d'avant, tu es sans imagination, sans invention. Tu es tombée dans tous les pièges de la Propagande. Ce qui t'intéresse, comme ce qui intéressait aussi tes parents et tes grands-parents, c'est prendre ton petit pouvoir ridicule d'adulte, jouir que ça soit enfin à ton tour de dominer, de punir, de violer, de torturer, de donner la mesure. Jouir d'être le pourvoyeur, et donc jouir de jouer avec le manque et la peine dans l'autre. Jouir d'être un adulte, en connivence bien-sûr avec les autres adultes selon un « Réseau de mafiosi des adultes » (L. Bergeron). Vous (ma génération) êtes devenus les merdes que vous dénonciez hier, oui, y'a pas longtemps du tout, juste hier (mais vous avez oublié — c'était nécessaire d'oublier —). Oui, vous êtes devenus les notaires de merde, les avocats de merde, les flics de merde, les profs de merde, les agriculteurs de merde, les médecins de merde, les journalistes de merde, les marchands de merde, les pharmaciens de merde, les scientifiques de merde, les ouvriers de merde, les architectes de merde etc. Mais aussi les propriétaires de merde, les automobilistes de merde, etc. Vos parents allaient au boulot ! Vous trouviez ça bizarre et vous, vous alliez à l'école... Et voilà, alors que la vie avait donné au monde une nouvelle chance, vous ne l'avez pas saisie, et il ne s'est rien produit de plus qu'un cran de roue supplémentaire : vous allez au boulot et vos enfants vont à l'école. Vous (ma génération) êtes des merdes. Des effroyables merdes. La vie vous avait tout donné pour être en mesure d'inventer, de bifurquer, de rompre le mauvais sort du monde et vous avez craché dessus en vous conformant jusqu'au moindre atome de votre être (et en cherchant à nouveau à conformer celui qui vient). Et vous êtes devenus tous les mêmes, des clones, qui osent se croire singulier en prime. On peut pourtant prévoir tout ce que vous allez dire à chaque seconde. Pareil pour savoir ce que vous allez dire à vos enfants, y'a juste à prendre le lexique des formules toutes faites, tiré d'un bouquin qui s'appelle « Éternels parents stupides qui ne savent rien faire d'autres que se reproduire et reproduire (la violence) ».
Quand je vois des pères de mon âge, j'ai envie de les appeler "Papa". Oui je me sens l'enfant que j'ai été, car il parle exactement comme mon père, et comme tous les connards de père d'aujourd'hui et d'hier. C'est tout de même incroyable d'imiter à ce point-là ses parents et tous les parents du monde sans se sentir appelé à un sursaut, à faire totalement différemment. C'est tout de même incroyable d'embrasser la connerie avec une telle totalité sans sentir qu'on rate une opportunité. Car à chaque génération, vient un Kairos, un temps profond qui rompt Chronos, pour offrir une opportunité, mais qui n'est jamais transformée... Le fleuve des Enfer, l'Enfer social, emporte tout et tout le monde. Ô misère, te voilà. C'est ça l'Idée de misère. La misère universelle.
Oh je sais bien qu'on cherchera à m'attaquer en retour, en me disant qu'en ne (me) reproduisant pas de cette façon pourrie, qu'en honorant pas la roue qui tourne connement, ou à me croire différent, je vis pas, je n'ai pas de vie. A ceux qui me diraient ça, je leur réponds : laissez-moi rire. Laissez-moi rire d'oser penser que celui qui est hors du troupeau n'a pas de vie, quand il est le plus vivant de tous. Je vais parfois dans vos sinistres parcs humains qu'on nomme villes, et c'est là, c'est objectif, c'est sous mes yeux : une marée de morts-vivants partout, avec des poussettes, des doudous, des écoles, des commerces, des activités, des loisirs, et des cabas. Une marée d'humains déjà morts (car identiques aux précédents). On peut donc voir déjà les squelettes et les pierres tombales avec des épitaphes à la con, une marée humaine vide, insipide, sans rien à dire, qui ne vit pas. Car (se) reproduire ce n'est pas vivre. La reproduction est un court instant possible de la vie. Un court moment de sexualité, de gestation, de procréation et de soins post-nataux, et c'est tout (et non, pas d'ÉDUCATION, ça, c'est un Dieu mauvais qui a pris possession des êtres de cette société pourrie). Dans toute la création, on n'a jamais vu personne d'autres que ce con d'humain pour poursuivre la logique de reproduction aussi loin, de façon aussi perverse et destructrice. Si les animaux procréent et soignent leurs petits, l'être humain, lui, il ÉDUQUE, pour que sa société ne change jamais.

L'homme disparaît, meurt, en se reproduisant (et en éduquant) pour la raison suivante : il est impuissant politiquement et sur sa vie (à cause de la dictature dans laquelle il vit), donc, il voit dans sa progéniture, sa seule occasion de régner. Et il meurt donc, comme un mauvais Roi, comme meurent tous les Rois de ce monde, fussent-ils Louis XVI ou Papa du petit Nathan.
Celui qui vit, le seul qui vit vraiment est toujours celui qui n'est Roi de rien ici bas, car son Royaume n'est pas de ce monde.

Sylvain, le 14 avril 2017

Schooling the world, le documentaire en VOSTFR

Le docu : Schooling the world (dont nous parlons très souvent sur ce site), l'antithèse du film de propagande « Sur le chemin de l'école », est sur youtube dans sa version sous-titré en français. Bonne occasion pour le partager massivement autour de soi. (N.B : vous pouvez organiser une projection en téléchargant une version HD sur le site internet du documentaire, les ayants-droits sont okays et encouragent la chose).

 

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Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn