Citation du jour de David Olivier

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S'il est peut-être vrai pour un enfant donné, allant à l'école, qu'il vaut mieux pour lui (ou plus exactement pour celui qu'il sera plus tard) être un bon élève plutôt qu'un mauvais, cela ne signifie rien d'autre que le fait qu'ayant dressé des coqs pour un combat de coqs, il vaut mieux pour chaque coq être le plus fort. Peut-on prétendre que les coqs vont au combat pour leur bien ? ​​

David Olivier, cité par Yves Bonnardel dans « La domination adulte » Ed. Myriadis. Sept 2015.

--> Écoutez don' notre excellente émission Radio du 19 novembre 2015 avec Yves Bonnardel à propos de son livre : « La domination adulte ».

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La guerre arrive, la guerre est là ?!
N'est-ce pas logique, normal et attendu puisque qu'elle était là pour nos aïeux et nos grand-parents ?! Avons-nous seulement changé de comportement et de direction (et de régime !) ?!!!! Non ! Nous avons bêtement reproduit. Nous nous sommes reproduits et nous avons reproduit ! Les filles sont devenues mères, les fils sont devenus pères, les élèves sont devenus profs, et ainsi de suite, au lieu de transmuter, de père-muter, nous avons recommencé un cycle de conneries ! Nous ne sommes jamais devenus adultes, nous sommes simplement passés de l'autre côté du miroir pour embrasser l’ersatz de vie qu'on nous a fait miroiter quand on était "petit". Nous sommes devenus des non-enfants (pas des adultes), autorisés à dominer à leur tour des enfants. Nous ne sommes pas devenus autonomes, nous sommes restés des enfants vis-à-vis de l'État et de l'ordre établi. Alors, pour compenser, comme nos aïeux, nous régnons atrocement sur les plus petits que nous, ou sur quelconque "inférieur", à la moindre opportunité. « Il faut, pour respecter la vie en autrui quand on a dû se mutiler soi-même de toute aspiration à vivre, un effort de générosité à briser le cœur.» Simone Weil - « Il est plus aisé de se comparer, d'établir l'échange social comme ce troc de la gloire et du mépris où chacun reçoit une supériorité en contrepartie de l'infériorité qu'il confesse » J. Rancière.
Nous avons simplement pris notre ticket dans le grand manège de la perpétuation des violences. Le processus est toujours le même : nous refoulons les violences subies et nous les reproduisons à l'identique (à cause notamment du refoulement).

Et la guerre revient... ????! Mince alors ! Comme de par hasard... ! putain mais qu'on est con...

Sylvain