L'URGENCE ABSOLUE

urgenceDepuis les débuts du capitalisme, la civilisation n'a fait que descendre et notre environnement se dégrader. La terre et l'homme sont ravagés. L'air est pollué, les abeilles et les papillons disparus. Le béton, le plastique ont avalé la terre. De génération en génération, nous ne faisons que reproduire bêtement des schémas mortifères au lieu de prendre acte des erreurs et de changer de trajectoire. Nous vivons dans un régime de rareté artificielle alors que le régime naturel est celui de l'abondance. Nous sommes dépendant à l'argent, de façon artificielle également. Nous nous faisons berner de A à Z. Nous sommes comme des chiens de chasse dressés pour rapporter des proies à notre maître.

La plupart des concepts que nous portons dans nos têtes sont étrangers à nous-mêmes et erronés, les valeurs humaines (qui permettent à la vie de se développer) sont sans arrêt piétinées et renversées. Et il n'y a pas que la terre qui est détruite. Simplement se rencontrer et se parler est devenu quelque chose de très difficile. Il n'y a plus de société, pas d'espace-public et de vivre ensemble, mais une juxtaposition de personnes affairées à leurs petites choses à eux. Rivés sur smartphone, tablette et ordinateur, caméras de vidéo-surveillance de partout, la philia n'est plus (les gens font même leur course en "drive" maintenant, histoire d'être bien sûrs de ne rencontrer personne, de ne parler à personne). C'est une tragédie absolue. Réagissons. Régénérons-nous.

On porte, suite à une lente instillation de normes sociales dans nos cerveaux tout au long de notre enfance et de l’âge adulte, une structure mentale qui ne va pas dans le sens de la vie, qui nous dépossède de nos réelles capacités et nous empêche d’être nous-mêmes et de vivre en harmonie et en coopération avec son prochain.

On voudrait essayer de mettre à jour tout ce processus, pour commencer à s’en défaire et aller vers une idée de l’humain plus vaste que celle de l’homme individualiste affairé à ses petits besoins...

Pour procéder à l’inversion des pôles du cerveau...

Il y a fort à faire pour balayer l’inutile dans nos têtes, que les vieilles normes d’une société sclérosée perdent en substance pour laisser la place à l’Humain... On décortiquera donc les institutions, comment elles ont été mises en place pour protéger les intérêts d’une petite minorité, de l’école au régime politique actuel en passant par l’institution médicale, les médias, l’idéologie du travail et de la consommation... On verra comment tout est imbriqué pour maintenir la main-mise de ces institutions sur nos vies, ... dans quasiment tous les domaines de la vie, et surtout, SURTOUT on élargira les imaginaires par des propositions allant dans le sens d’un renversement de l’ordre établi, par une participation progressive de tous à la vie publique dans tous les domaines pour retrouver un vivre ensemble digne de ce nom.

Déscolarisation, Vraie démocratie, Permaculture, Convivialité, Bien-vivre,...

Le combat pour la « déscolarisation » et pour une skholè libre est absolument concomitant du travail pour « la vraie démocratie », car le régime politique et le régime d'éducation sont bien les deux faces d'un même problème, se nourrissant l'un l'autre, se complétant à merveille pour perpétuer les injustices sociales et la destruction de la vie (un peuple qui est au service de la productivité et non l'inverse), une seule et même escroquerie au final.

En effet, on ne peut combiner « scolarisation » d'un peuple et démocratie, puisque la scolarisation correspond aujourd'hui à l'intériorisation profonde de l'hétéronomie individuelle et collective. L'avènement de la vraie démocratie est donc concomitant d'un processus de déscolarisation de la société et des cerveaux. Nous sommes des enfants parce que nous avons été scolarisés. Nous ne sommes autonomes en rien car nous avons tous été scolarisés (aliénés et blessés). L'émancipation politique est fonction de l'émancipation éducative.

Nous devons sortir de « l'ère scolaire ».

Par « déscolarisation », nous matérialisons une idée beaucoup plus forte que l'idée de faire sortir les enfants de l'école  ce qui est déjà, pourtant un premier grand pas . Il s'agit de déscolariser les cerveaux et, mais oui poussons le bouchon encore plus loin : la société !!! (Ivan Illich, déjà, en 1971, nous avait engagés sur cette voie). Nous sommes tous issus du système scolaire et notre imaginaire a été construit par les programmes de l'éducation nationale. Nous sommes nombreux à avoir pris conscience des incohérences du système dans lequel nous vivons, mais nous sommes nombreux aussi à porter les séquelles d'une éducation qui nous a individualisé, coupé du vivre ensemble. A l'intérieur de nous-mêmes souvent le conflit fait rage: on a bien conscience que quelque chose ne va pas et que le monde ne tourne pas rond, mais malgré nous on continue de perpétuer un mode de fonctionnement qui nous dépasse !

pandoreNous proposons de mettre tout ça en lumière avec tout le monde, en particulier avec ceux qui veulent oeuvrer pour faire bifurquer l'humanité de sa trajectoire mortelle, avec ceux qui y croient encore.

L'école d'État ou l'école en famille, aucune de ces deux solutions n'est pérenne pour une société autonome. Nous sommes tous des "homo scolarisatus": l'idéologie du travail, la compétition, l'individualisme, la confiance que l'on octroie de fait à toutes les institutions nous dépossèdent pourtant de notre  si chère autonomie et nos vies.

Enfin, il faut penser TOTALEMENT HORS CADRE sinon, on est déjà mort.

Ouvrons la boîte de la magnifique Pandora afin d'entendre les maux, mais aussi pour retrouver l'espoir.

Mathilde et Sylvain

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