I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour de teps en temps)

 

Réflexions philosophiques

Réflexions philosophiques

La participation de Véro au jeu "se développer à l'école, c'est comme..."

J'aime les propositions d'écriture.

La tienne est   :   "Se développer à l'école c'est comme ...."

"Tu écris "pour exprimer avec force toutes les contradictions diaboliques et mortifères inhérentes à un développement de l'homme à l'école."

Ce "pour exprimer", inviter à écrire contre
contre l'école.

Je t'ai répondu par mél que le verbe "se développer" à l'école
me questionne dans ta proposition.
Mais je vais me lancer.

Lire la suite : La participation de Véro au jeu "se développer à l'école, c'est comme..."

Se développer à l'école, c'est apprendre a vouloir développer

Se développer à l'école, c'est apprendre a vouloir développer

Développez ; votre raisonnement !
Développez ; les pays pauvres !
Développez ; votre serveur informatique !
Développez ; vos territoires, vos villes,
Votre cancer se développe, il faut développer la filière industrielle !

Se développer à l'école est un anti développement.
Le développement, ce fait qui consiste à grandir, a croître, a déployer ce qui était roulé, plié. D'enfant, on se déploierai vers le statut d'adulte, et alors on se serait développé , on aurait grandit en puissance, en beauté, en affirmation de soi, en justesse, en vérité.

N'est ce pas plutôt le mouvement inverse qui se produit? N'apprend t'on pas plutôt a régresser, tout au long de ce processus de "développement"?

Une nature belle qui nous émerveille ; la raison instrumentale nous invite à y voir les moyens de notre enrichissement.
Une belle oisiveté qu'on sait occuper de milles jeux ; la rationalité nous intime d'y voir une perte de temps inacceptable du point de vue de la production.
Une transparence dans les sentiments ; l'orgueil nous propose plutôt d'adopter un masque de bienséance et d'hypocrisie.  
Une parole qui jaillit dans la vérité et l’innocence ; l'horreur de la naïveté nous fait adopter un discours faux qui nous éloigne de notre être.
Du jeu et du partage possibles avec tous les autres ;  les frontières de l'âge, de la nationalité, de la classe et du genre s'imposent a nous comme la plus insurmontable des différences.

Se développer à l'école, c'est apprendre a devenir des êtres qui pensent qu'ils se sont développés et qu'il leur faut à présent développer le reste du monde.

Dans la cosmovision des sociétés indigènes, dans la compréhension du sens qu'a et doit avoir la vie des personnes, le concept de développement n'existe pas. C'est à dire qu'il n'existe pas la conception d'un processus linéaire de la vie qui établit un état antérieur et postérieur, à savoir de sous développement et de développement, dichotomie par laquelle doivent transiter les personnes pour la réalisation du bien être, ce concept est très présent dans le monde occidental. Alberto Acosta


Se développer à l'école est un anti développement ; c'est développer la peur de l'autre, la peur du vide, la peur d'être soi.
S'il faut en finir avec l'école, peut être faut il aussi en finir avec l'idée du développement, qui cache sans le dire l'idée de la réussite.
Réussir?

Peut être que la seule réussite dans l'existence serait d’abandonner toute idée de réussite au profit de l'idée de s'évader sans but dans une existence libérée. La belle évasion dans la vie, c'est le contraire de la réussite, du développement, du but atteint ...
C'est perdre l'illusion qu'on peut gagner.
Peut être qu'il faudrait simplement marcher dans la jungle, tranquillement, s'arrêter, boire, dormir, repartir, et c'est tout. VIVRE.
Cette illusion de réussite sert la puissance dominatrice, la classe possédante de nos idées et fait sans cesse la guerre totale à l'homme libre.

En finir avec l'école, en finir avec le développement, en finir avec la réussite, c'est apprendre petit à petit à abandonner ses menottes.

Marinette Joubert

Grand jeu : "se développer à l'école c'est comme..."

Je vous propose de jouer à un jeu d'écriture basé sur la métaphore pour exprimer avec force toutes les contradictions diaboliques et mortifères inhérentes à un développement de l'homme à l'école. Je vous propose un premier jet. Vous pouvez m'envoyez par email votre écriture et je la publierai. L'outrance, l'outrage et l'humour peuvent évidemment être de la partie.

****

Se développer à l'école, ou via "l'éducation", c'est comme apprendre à faire du vélo assis sur une chaise, apprendre à parler en se taisant et en montrant qu'on écoute (ob-éir), apprendre à faire l'amour en regardant un film porno, c'est comme jouer au Scrabble sans jouer et surtout sans pouvoir sauter son tour pour avoir le droit de reprendre 7 lettres d'un coup. Se développer à l'école, c'est apprendre à danser couché dans un hamac, c'est apprendre à naviguer sans sortir d'un restau moules-frites au bord de l'eau, c'est apprendre à philosopher en niant la philosophie à chaque seconde, apprendre à faire un feu sans toucher du bois, apprendre la guitare en commençant par 20 années forcées de solfège erroné, apprendre le tennis sans toucher une balle, apprendre à vivre sans vivre, apprendre à aimer en détestant, apprendre l'égalité et la fraternité sans y goûter une seule seconde, apprendre l'égalité en expérimentant l'inégalité, apprendre la fraternité en expérimentant la lutte de tous contre tous, apprendre l'entraide et la coopération en se mesurant aux autres et en cherchant la "réussite" personnelle, apprendre à s'individuer et se singulariser en se conformant au modèle établi, apprendre l'amour en apprenant la peur, apprendre l'originalité en faisant ce qu'il convient de faire et en disant ce qu'il convient de dire, apprendre à créer en reproduisant, apprendre à inventer sans jamais rien inventer, apprendre à être acteur en restant assis dans la salle, apprendre la liberté en suivant un parcours fléché obligatoire, apprendre les rapports mutuels en apprenant les rapports de domination, apprendre l'autonomie en apprenant l'hétéronomie dans tout à commencer par l'enseignement. Se développer à l'école, c'est comme retarder d'autant d'années sa naissance, au monde et à soi. C'est s'atrophier, se racornir, se dessécher au soleil de la bêtise humaine. C'est vieillir en un clin d'oeil. Se développer à l'école, c'est venir au monde, et en repartir dès 3 ans. C'est attendre 20 ans, au moins, de pouvoir toucher et goûter au pain de vie, mais la plupart du temps, après 20 ans à avoir été empêché de vivre, la plupart y renonce définitivement et ils restent toute leur vie : des êtres scolarisés, c'est-à-dire, coupé du feu de vie, du cosmos, de l'âme du monde, de Dieu. Se développer plusieurs années à l'école, c'est s'ajouter autant d'années ensuite pour laver et récurer toute cette merde, pour ré-ordonner ce désordre monumental, pour comprendre l'horreur scolaire, pour se régénérer et redonner à la vie tous ses droits les plus élémentaires. Se développer à l'école, c'est littéralement perdre son âme et prendre le risque de ne jamais la retrouver.

Sylvain Rochex

« Il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent »

L'expression « Il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent », synthèse de très nombreux propos philosophiques à travers les âges possède une très grande efficacité. Avec elle, la Vérité pointe le bout de son nez avec une grande célérité. Je l'utilise fréquemment, souvent sous forme d'un panneau. Sa forme rudimentaire parle immédiatement à des couches profondes de l'être. Et quand je l'exhibe, la réponse vient immédiatement, toujours la même, brisant la glace : - Ha bah ça, c'est bien vrai !!

Je réponds ensuite que si c'est vrai, c'est pourtant EXACTEMENT l'erreur que nous commettons puisque notre système correspond EXACTEMENT au fait de donner le pouvoir à ceux qui le veulent (Cf : les élections) et que c'est donc pour ça que ça ne marche pas...

A partir de là, je le vois bien, la personne se sent comme piégée par la Vérité car, en plus, partant du politique, cette idée raisonne fatalement avec la totalité de l'existence : les êtres, en manque d'amour, désirent un pouvoir (esclavagiste) sur autrui pour combler un vide en eux, et nous commettons l'erreur fatale de leur octroyer. On sent bien que le paradis serait cet état de fait, où ceux qui sont les plus avides d'un pouvoir en soient directement frustrés, que leur vide soit comblé autrement (par Dieu), et que tout pouvoir (nécessaire, s'il en est) soit octroyé par hasard et pour un temps court, à ceux qui ne le convoitaient pas.

Cette Vérité jaillit très rapidement dans les consciences à partir de ce simple panneau : « Il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent ».

Ce qui me trouble, c'est que la discussion qui s'en suit dépasse rarement les 5 minutes et la personne, après avoir entrevu un pan de la Vérité toute nue, bascule plutôt dans la fuite. Je préférerais que ça soit plutôt un point de départ pour engranger en terme de vérité. Même si je sais que ça constitue quoiqu'il arrive une graine plantée sous la neige.

Essayez vous-aussi d'exhiber ce panneau « Il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent » aux élus, aux candidats, où à tout homme de pouvoir, ou même simplement dans la rue, les effets seront assez énormes. Et si vous en avez le loisir, vous pouvez commencer de leur énumérer les milliers de propos de philosophie politique, de cynisme antique, de l'anarchisme ou du christianisme qui condamnent de A à Z avec toute la force de la vérité divine : tous les pouvoirs terrestres, la richesse, l'État et les gouvernements.

« Le trait le plus visible dans un homme juste est de ne point chercher à gouverner les autres et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Les pires gouverneront. » Alain.

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se gouverner soi-même que d'avoir autorité sur les autres. » Bossuet

« Pour acquérir le pouvoir et le conserver, il faut aimer le pouvoir. Et l'ambition ne s'accorde pas avec la bonté, mais au contraire, avec l'orgueil, la ruse, la cruauté. Sans l'exaltation de soi-même et l'humiliation d'autrui, sans l'hypocrisie et la fourberie, sans les prisons, les forteresses, les exécutions, les assassinats, aucun État ne peut naître ni se maintenir.» Tolstoï

Rappelons aussi ici quels sont les hommes particulièrement concernés par le problème du pouvoir et qui abusent dans la quasi totalité des cas (pour le plus grand plaisir de Satan) :

Tous les chefs, tous les hiérarques, les élus, les aspirants au pouvoir politique, les professeurs, les "programmateurs", toute personne qui possède une fonction qui lui permet d'élever ou de rabaisser autrui, de sélectionner, tout membre des "forces de l'ordre" ou de l'armée, tous les parents ou "tuteurs", et enfin tous ceux qui sont aimés (ceux qui ont une notoriété ou tout simplement les gens qui savent un autre "amoureux" d'eux - j'avais écrit un texte sur les liens directs existant entre la philosophie du pouvoir et l'amour...)

N.B:  A quelques encablures de ce raisonnement, on trouve évidemment le problème de la technique qui fait au fil du temps, de chacun de nous, des tyrans les uns pour les autres.

La loi du mensonge mène le monde. Quand le sursaut ?

qu'est ce que je peux faire à moi tout seulL'avant dernier billet concernait les hypocrites. Je voudrais poursuivre en parlant davantage du mensonge. Les "dominants" mentent mais les hypocrites se mentent à eux-mêmes, et ils font souvent partie de la même classe sociale que les "dominants".

Les hypocrites se mentent à eux-mêmes et ils se mentent notamment concernant la loi du mensonge qui mène le monde (voir le propos de Platon plus bas) . Encore une fois, les hypocrites ne sont ni les prolétaires aveugles, ni les dominants "cyniques", ils sont "ceux qui savent" mais qui ne bougent pas, ne modifient pas leur vie radicalement, ne franchissent aucune ligne, ne subvertissent rien, ne prennent aucun risque réel.

Coline Serreau disait : « Les multinationales sont des géants aux pieds en papier crépon. Le jour où vous décidez de ne plus acheter, ils sont cuits ! ». Comment ne pas voir que ce propos est valable pour la totalité de ce qu'on abhorre, y compris l'État, la bureaucratie et l'ensemble des institutions qui nous rendent hétéronomes ? Paraphrasant Coline, nous pouvons affirmer : les structures de cette société hideuses ont des colonnes en papier crépon. Le jour où vous décidez de ne plus donner votre temps, votre énergie, votre considération, votre vie, aux institutions, elles sont cuites ! Mais pourtant chacun continue de donner plus de crédit à ce qui lui semble "grand", "brillant", "officiel", "institutionnellement légitimé" plutôt qu'à la Vérité de son coeur. L'autorité, ou ce qui fait autorité, ou la loi du nombre et du plébiscite est toujours plus important in fine que la Vérité de l'individu. L'Idée de la Vérité est utile pour une dose pharmacologique de romantisme, pour rêver, pour alléger sa conscience afin d'être capable de continuer, mais jamais pour concrètement mener sa vie. La soumission à l'autorité, le conformisme et la peur de perdre l'amour de la majorité, sont trop forts. Je pense là à mille "petits", mille humbles, dans des centaines de secteurs, qui luttent, qui survivent, qui déplacent des montagnes avec la seule force de leur foi, qui crèvent et qui ressuscitent sans arrêt, alors que les hypocrites leur disent régulièrement : « C'est bien ce que tu fais, continue ! C'est important, tu es dans le vrai ! ». Mais pendant ce temps-là, ces hypocrites, qui sont toujours des ambitieux, continuent leur route égoïste et égotique, ailleurs, plus loin, plus "haut", sur des voies royales et officielles, conférant leur robustesse aux institutions (hypocrisie !).

Comment continuer de donner un seul instant un quelconque crédit à nos institutions quand on a compris leur logique criminelle ? Quand on a compris que la société actuelle repose sur le mensonge et la cruauté ?

« Les structures bureaucratiques-hiérarchiques détruisent les solidarités. La culture pousse frénétiquement vers une privatisation des individus, qui non seulement se désintéressent des affaires communes, mais voient les autres comme des objets ou des ennemis potentiels qui les empêchent d'avancer dans l'embouteillage général. L'instauration d'une vraie démocratie suppose la compréhension par l'individu que, contrairement aux mystifications répandues par le libéralisme, son destin est radicalement solidaire de celui de tous les autres, qu'il appartient à la même planète que ses semblables et qu'avec ces semblables ils sont actuellement en train de la détruire. ». Cornélius Castoriadis. Une société à la dérive, 1991.

Le nombre de gens actuellement qui "savent" est astronomique. Ils savent et « ils vivent contrairement à leur conscience », ils savent qu' « ils vivent contrairement à leur conscience ». Cela est la chose la plus triste du monde, car on sait depuis au moins 20 ans, si ce n'est au moins depuis mai 1968, qu'il faut changer de route radicalement car tout meurt, sous nos yeux. En 2015, nous ne sommes plus "en train de détruire" les paysages et la nature, nous sommes "en train de finir de détruire". Comment cela ne suffit-il pas à "ceux qui savent" d'arrêter de "vivre contrairement à leur conscience" ?!!

Lire la suite : La loi du mensonge mène le monde.   Quand le sursaut ?

Les hypocrites et les parrhésiastes, deux classes méconnues de l'Allégorie de la caverne

caverneUn des principaux freins à une révolution de la société se nomme : l'hypocrisie, qui signifie étymologiquement : "en dessous de la crise" (hypo : en dessous, krisis : décision, heure du choix), autrement dit : "pas à la hauteur des évènements" ou "incapable de prendre une décision". A la question : qui vit, dans et de, l'hypocrisie en ce moment ? On pourrait répondre par un esprit humaniste de compassion et de compréhension simpliste : tout le monde ! Pourtant, si on réfléchit bien, la catégorie des hypocrites se dessinent très nettement et elle est très intéressante puisqu'elle pourrait quasiment nous permettre de blanchir à la fois les dominants et les dominés et de sortir de la ronde infernale des poncifs sociologiques.

Le premier des réflexes révolutionnaires est souvent de s'en prendre aux dominants : les riches, les chefs..., mais dans un deuxième temps, on finit toujours par pointer aussi les dominés, en se souvenant de leur responsabilité dans les rapports de domination. La plupart du temps, on ne va pas plus loin, mais c'est peut-être manquer le principal : la classe invisible et composites des hypocrites.

Il y a effectivement d'un côté, les dominants. On pourrait aussi parler de "l'autorité", des gouvernements, de la Puissance, de l'argent, de la force armée, des administrations, des lois,... Il y a là-dedans une myriade de personnages de pouvoir, qui agissent quotidiennement en "hommes de pouvoir" qui abusent et jouissent de leur position, c'est-à-dire clairement en méchant. Les raisons des comportements de ces personnes sont connues et archi-connues depuis des siècles, voire depuis la nuit des temps, elles sont d'ordre psychanalytiques, héréditaires et ataviques. L'homme de pouvoir et d'argent n'est pas raisonnable, il est clairement névrosé, le noyau central de sa personne est corrompu, il n'est pas capable d'empathie ou de compassion. En fait, il n'est pas conscient du problème que pose la position qu'il occupe dans la société ou en tout cas, s'il en est conscient : il assume, c'est "le cynisme" dans son acception contemporaine (à ne pas confondre avec le cynisme antique). En ce sens, il n'est pas absurde de les juger fous et donc irresponsables.

De l'autre côté, les dominés. Aliénés de façon quasi irrémédiable, les dominés sont prolétarisés à l'extrême, ils n'ont pas de savoir propre, d'autonomie. Ils ont intériorisé au plus profond d'eux-mêmes cette domination, ils se vivent comme inférieurs, comme mineur politique. La nécessité de se soumettre aux chefs et aux injonctions de toutes sortes coulent de source. Ils suivent le courant et ils sont le courant. Ils ont incorporé profondément tous les mythes sociaux, tous les codes sociaux, la pensée dominante. Ils consomment. Ils ont peur et sont très facilement gouvernables/pilotables car effrayables à l'envi. Ils sont les personnages de la caverne de Platon situés tout au fond, immobiles, en train de regarder passivement, en continu, les ombres projetées sur le mur du fond.

Ensuite, je dirais qu'il y a cette classe intermédiaire des agents qui peuvent être à la fois dominants et dominés (plus ou moins dominant en fonction du niveau hiérarchique qu'ils occupent), ils sont potentiellement d'ailleurs, les marionnettes ou les agitateurs de celles-ci, desquelles proviennent les ombres.

Mais tous ces gens dont je viens de parler, dominants, dominés prolétarisés et agents, formeraient au final qu'une seule classe : celle des inconscients, des irresponsables, celle des "branchés" sur la matrice. C'est souvent à eux-tous que s'en prennent la sociologie et toutes les sciences-humaines. C'est souvent à eux-tous que pensent tous les révolutionnaires. Dominants, dominés prolétarisés et agents, n'ont pas le temps de la skholè. C'est aussi dans cette triple-classe des "branchés" que se développent actuellement tous "Les Bouddhismes".

Vous conviendrez avec moi qu'il est difficile de taxer d'hypocrites la plupart des individus de ces classes : ils ne peuvent pas être hypocrites puisqu'il ne connaissent pas la nature réelle de la krisis, puisqu'ils sont purement et simplement "branchés" ou "cyniques". 

Je voudrais donc pointer dans cet article une autre classe, la plus discrète de toute peut-être, quasi invisible, qui sait se rendre invisible : la classe des hypocrites. Il s'agit des "débranchés", ceux qui savent, ceux qui voient très clair, sur les enjeux, sur les forces à l'oeuvre, sur les polémoï à mener, sur les éthiques à embrasser, mais qui procrastinent sans cesse, qui repoussent ad vitam l'échéance.

Lire la suite : Les hypocrites et les parrhésiastes, deux classes méconnues de l'Allégorie de la caverne

Le colibri, le renard et l'incendie

renardConnaissez-vous l'affable fable du colibri ?

Oui, bien sûr, qui ne la connait pas, de nos jours !? Elle s'est propagée dans la forêt à la même vitesse que l'incendie qui y fait rage.

Mais si, vous savez, ce sympathique petit oiseau, qui frénétiquement bat des ailes pour éteindre avec son petit bec le brasier qui détruit tout sur son passage...

Eh bien, pour changer un peu, nous allons partir en compagnie du renard; nous promener dans cette forêt, autant que faire se peut, parmi les espaces encore épargnés par les flammes...

Laissons le colibri à sa tâche...

Le renard s'est réveillé en panique ce matin, au fond de son terrier la chaleur était insoutenable, il a dû s'enfuir. L'incendie, dans la forêt, se propage à une vitesse fulgurante. Inquiet, voire paniqué, le renard galope à travers les arbres, à la recherche de compagnons avec qui s'entretenir pour trouver une solution collective à ce qui les menace tous. Il a bien compris qu'à lui seul, ses efforts seraient vains.

Ahuri, dans sa course il aperçoit un chevreuil endormi sous un érable, insensible à la fumée qui se répand maintenant partout. Il continue sa route, et avec un effarement toujours plus grand, il entrevoit un lapin qui souffle mollement sur une touffe d'herbe. Un chat sauvage aspire avec une paille l'eau de la rivière et la projette sur les flammes. Un sanglier, une belette et un épervier, chacun munis d'un dé à coudre, font la queue à la source.

« Ma parole, sont-ils tous devenus fous ? »

Et le renard continue sa course, à la recherche de confrères animaux à qui l'incendie n'aurait pas enfumé totalement l'esprit...

Au détour d'un virage, il tombe truffe à truffe avec l'ours. Celui-ci tient délicatement un seau minuscule entre ses griffes puissantes et s'achemine en dandinant vers la rivière pour le remplir.

Eberlué, le renard lui demande:

« Mais, que fais-tu, avec ce petit seau, que fais-tu ? Ne vois-tu pas le feu, autour, ne vois-tu pas l'URGENCE ???

Et l'ours, placide :

-  ... Je fais ma part du colibri !

- MAIS, TU ES UN OUUUUURS !!!!! »

Apprendre comme on respire

bailler

Un mot qui crée un gouffre immense dans nos convictions, qui nous fait chanceler par l'immense remise en question qu'il engendre :

DÉSCOLARISATION

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On questionne, d'un coup, les longues années d'enfermement qui ont constitué notre quotidien d'enfant, enfermement jalonné de souffles et de respirations : les vacances et jours fériés. L'être humain est doté d'une aptitude qui le sauve autant qu'elle le piège, la faculté de retenir davantage les souvenirs doux plutôt que les douloureux. Cette qualité est comme un baume apaisant, qui soulage agréablement nos douleurs, nos irritations et nos blessures. Encore faut-il que la plaie qu'il recouvre eût été bien pansée au préalable, sans quoi son odeur enivrante nous ferait oublier la nécrose qui se produit dessous... J'ai tendance à penser que beaucoup d'entre nous ont étalé la crème avec un peu trop d'empressement. Aussi de l'enfance, on préfère se remémorer les longues journées d'été à jouer au ballon avec les copains et à courir dans les bois. De l'école on retient les parties d'épervier dans la cour, les sorties de ski de fond et de fin d'année; les instants privilégiés avec nos amis. L'idée de notre déscolarisation vient balayer ces moments de joie, ... sous lesquelles on voit apparaître une période qui couvre une grande partie de nos jeunes années,  teintée d'obligation scolaire, d'emploi du temps imposé, d'obéissance forcée à l'adulte, du modelage silencieux du corps en statue assise ; toute notre attention, accaparée par le professeur plutôt que tournée joyeusement vers le petit copain de droite, ou attirée follement par le chant des oiseaux, dehors, par le soleil, là, juste derrière les murs.

Souvent, face au vide laissé quand toute notre expérience est éprouvée par une critique sévère de son bien-fondé, on cherche vite à remplir le néant qui apparaît. « Mais qu'est-ce que vous proposez, alors, si les enfants ne sont plus à l'école ? »

Ici je propose qu'on s'éloigne des prisons pour enfants, pour observer, juste avec intérêt, comment apprend un enfant. J'insiste sur le mot apprendre : apprendre, c'est étymologiquement prendre, attraper, saisir. C'est donc avant tout une démarche personnelle. On amène à soi la connaissance, par choix, par volonté, par curiosité, par joie, et parce que c'est une évidence vitale. Remettons bien les choses à l'endroit. Ainsi, les professeurs n'apprennent pas aux enfants : ils inculquent. Le mouvement de l'apprentissage est spontané, choisi, voulu, inné. Il part d'une personne, il ne peut émaner que de l'enfant, à partir de ses besoins, de ses intérêts et de ses questionnements. Il ne peut en être autrement. L'usage du mot « apprendre » pour décrire l'acte du professeur d'imposer une leçon à un élève sans une requête préalable de sa part n'a donc tout simplement pas de sens. En revanche, inculquer est beaucoup plus adapté à la méthode utilisée par le professeur. Inculquer signifie « imprimer fortement quelque chose dans l'esprit de quelqu'un à force de le répéter ». Étymologiquement, inculquer vient de « calco » -talon- avec le préfixe in. Pour imager cela, on peut représenter tous les petits cerveaux bien juteux comme des grappes de raisin qu'on foule au pied pour les presser ensuite....

Lire la suite : Apprendre comme on respire

L'URGENCE ABSOLUE

urgenceDepuis les débuts du capitalisme, la civilisation n'a fait que descendre et notre environnement se dégrader. La terre et l'homme sont ravagés. L'air est pollué, les abeilles et les papillons disparus. Le béton, le plastique ont avalé la terre. De génération en génération, nous ne faisons que reproduire bêtement des schémas mortifères au lieu de prendre acte des erreurs et de changer de trajectoire. Nous vivons dans un régime de rareté artificielle alors que le régime naturel est celui de l'abondance. Nous sommes dépendant à l'argent, de façon artificielle également. Nous nous faisons berner de A à Z. Nous sommes comme des chiens de chasse dressés pour rapporter des proies à notre maître.

La plupart des concepts que nous portons dans nos têtes sont étrangers à nous-mêmes et erronés, les valeurs humaines (qui permettent à la vie de se développer) sont sans arrêt piétinées et renversées. Et il n'y a pas que la terre qui est détruite. Simplement se rencontrer et se parler est devenu quelque chose de très difficile. Il n'y a plus de société, pas d'espace-public et de vivre ensemble, mais une juxtaposition de personnes affairées à leurs petites choses à eux. Rivés sur smartphone, tablette et ordinateur, caméras de vidéo-surveillance de partout, la philia n'est plus (les gens font même leur course en "drive" maintenant, histoire d'être bien sûrs de ne rencontrer personne, de ne parler à personne). C'est une tragédie absolue. Réagissons. Régénérons-nous.

On porte, suite à une lente instillation de normes sociales dans nos cerveaux tout au long de notre enfance et de l’âge adulte, une structure mentale qui ne va pas dans le sens de la vie, qui nous dépossède de nos réelles capacités et nous empêche d’être nous-mêmes et de vivre en harmonie et en coopération avec son prochain.

On voudrait essayer de mettre à jour tout ce processus, pour commencer à s’en défaire et aller vers une idée de l’humain plus vaste que celle de l’homme individualiste affairé à ses petits besoins...

Pour procéder à l’inversion des pôles du cerveau...

Il y a fort à faire pour balayer l’inutile dans nos têtes, que les vieilles normes d’une société sclérosée perdent en substance pour laisser la place à l’Humain... On décortiquera donc les institutions, comment elles ont été mises en place pour protéger les intérêts d’une petite minorité, de l’école au régime politique actuel en passant par l’institution médicale, les médias, l’idéologie du travail et de la consommation... On verra comment tout est imbriqué pour maintenir la main-mise de ces institutions sur nos vies, ... dans quasiment tous les domaines de la vie, et surtout, SURTOUT on élargira les imaginaires par des propositions allant dans le sens d’un renversement de l’ordre établi, par une participation progressive de tous à la vie publique dans tous les domaines pour retrouver un vivre ensemble digne de ce nom.

Déscolarisation, Vraie démocratie, Permaculture, Convivialité, Bien-vivre,...

Le combat pour la « déscolarisation » et pour une skholè libre est absolument concomitant du travail pour « la vraie démocratie », car le régime politique et le régime d'éducation sont bien les deux faces d'un même problème, se nourrissant l'un l'autre, se complétant à merveille pour perpétuer les injustices sociales et la destruction de la vie (un peuple qui est au service de la productivité et non l'inverse), une seule et même escroquerie au final.

En effet, on ne peut combiner « scolarisation » d'un peuple et démocratie, puisque la scolarisation correspond aujourd'hui à l'intériorisation profonde de l'hétéronomie individuelle et collective. L'avènement de la vraie démocratie est donc concomitant d'un processus de déscolarisation de la société et des cerveaux. Nous sommes des enfants parce que nous avons été scolarisés. Nous ne sommes autonomes en rien car nous avons tous été scolarisés (aliénés et blessés). L'émancipation politique est fonction de l'émancipation éducative.

Nous devons sortir de « l'ère scolaire ».

Par « déscolarisation », nous matérialisons une idée beaucoup plus forte que l'idée de faire sortir les enfants de l'école  ce qui est déjà, pourtant un premier grand pas . Il s'agit de déscolariser les cerveaux et, mais oui poussons le bouchon encore plus loin : la société !!! (Ivan Illich, déjà, en 1971, nous avait engagés sur cette voie). Nous sommes tous issus du système scolaire et notre imaginaire a été construit par les programmes de l'éducation nationale. Nous sommes nombreux à avoir pris conscience des incohérences du système dans lequel nous vivons, mais nous sommes nombreux aussi à porter les séquelles d'une éducation qui nous a individualisé, coupé du vivre ensemble. A l'intérieur de nous-mêmes souvent le conflit fait rage: on a bien conscience que quelque chose ne va pas et que le monde ne tourne pas rond, mais malgré nous on continue de perpétuer un mode de fonctionnement qui nous dépasse !

pandoreNous proposons de mettre tout ça en lumière avec tout le monde, en particulier avec ceux qui veulent oeuvrer pour faire bifurquer l'humanité de sa trajectoire mortelle, avec ceux qui y croient encore.

L'école d'État ou l'école en famille, aucune de ces deux solutions n'est pérenne pour une société autonome. Nous sommes tous des "homo scolarisatus": l'idéologie du travail, la compétition, l'individualisme, la confiance que l'on octroie de fait à toutes les institutions nous dépossèdent pourtant de notre  si chère autonomie et nos vies.

Enfin, il faut penser TOTALEMENT HORS CADRE sinon, on est déjà mort.

Ouvrons la boîte de la magnifique Pandora afin d'entendre les maux, mais aussi pour retrouver l'espoir.

Mathilde et Sylvain

mathetsylv

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