I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour de teps en temps)

 
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Réflexions philosophiques

Réflexions philosophiques

La faute aux écureuils!

ecureuil cendreConnaissez-vous l'histoire du nuciculteur et de l'écureuil cendré ? Non ?

Moi non plus, je vais donc l'inventer...

De tout temps, jusqu'à il y a peu, nuciculteurs et écureuils vivaient en bonne entente. De fait, avant d'être étiqueté nuciculteur, notre bonhomme aimait simplement les noyers... Il en ramassait les fruits, les faisait sécher pour l'hiver, et sa maison était faite des planches de cet arbre. Sa vie, somme toute, ne différait que peu de celle de l'écureuil cendré. Ils se croisaient de temps à autre et une certaine compréhension s'était établie entre eux. Chaque année, l'un et l'autre laissaient quelques noix, tombées de la poche ou oubliées dans une petite réserve enterrée, si bien que de nouveaux arbres poussaient, et tout était simple.

Mais le précepteur d'impôts est arrivé. Avec son escorte de gardes armés, il a réclamé une grande partie de la récolte. Les offrandes des noyers ne suffisaient plus à nourrir l'homme, l'écureuil et le précepteur d'impôts. Sous la menace, il a fallu planter de nouveaux arbres, et surveiller les récoltes. Lors d'une visite, le précepteur d'impôts a collé l'étiquette de nuciculteur à notre amateur de noyers, avec un protocole strict à respecter pour « exploiter » ses plantations... Le nuciculteur a même eu l'air flatté, ce nouveau mot lui plaisait bien. L'écureuil cendré, d'un œil curieux, a observé du haut de son arbre le manège qui se jouait en bas, puis, lassé par la monotonie du discours, est parti cueillir de nouvelles noix.

Le nuciculteur s'est mis à travailler dur, beaucoup ; chaque jour un peu plus. Son caractère a changé. Il devenait acariâtre et aigri. Le jour où le précepteur d'impôts est revenu pour emmener son enfant, car l'école était devenue obligatoire, il a acquiescé sans protester : laisser le choix à son fils entre planter des arbres et devenir précepteur d'impôts, c'était là la moindre des libertés qu'il pouvait lui octroyer: le travail au champ était dur.

L'écureuil cendré ? Il continuait à glaner ses noix, à bondir d'arbre en arbre, à dormir en hiver au creux d'un vieux noyer.

Puis les choses se sont gâtées... Le nuciculteur, tout affairé qu'il était, en avait oublié son petit compagnon. Un jour qu'il était particulièrement las, irrité et fragile, et qu'il rentrait de son écrasante journée de labeur, il aperçut le petit écureuil au pied d'un arbre ; il grignotait une noix.

C'est depuis lors que l'écureuil cendré est devenu le souffre-douleur du nuciculteur.

Quoi, il allait devoir travailler deux fois plus parce que ce parasite lui volait la récolte ?

Quoi, pendant que lui s'échinait et se brisait le dos à la tâche, l'écureuil sautait de branche en branche ?

Quoi, alors qu'en ce matin de janvier, il était debout avant l'aurore, l'écureuil dormait au chaud dans un arbre ?

C'en était insupportable... L'un et l'autre ne pouvaient cohabiter en bonne entente. Et bien sûr, c'était à l'écureuil de quitter la noiseraie, puisqu'en tant que nuciculteur, il en était l'exploitant légal.

Il en parla au précepteur d'impôt pour justifier sa maigre récolte. Celui-ci lui remit une cage et lui dit qu'en compensation il voulait l'écureuil cendré lors de sa prochaine visite; pour l'exemple dit-il.

Le nuciculteur tenta tant bien que mal d'attraper l'animal. On connaît la ruse de l'écureuil cendré. Il était déjà en lieu sûr...

Le nuciculteur cherche encore... Il peut chercher longtemps ! Il trouvera peut-être un autre écureuil à qui faire porter la faute de sa triste condition. Espérons pour lui qu'un jour il se tournera vers les vraies causes de son mal-être...

...

Cette trop grande constance de l'humain à occulter l'origine des souffrances pour les faire porter à des sujets inoffensifs m'épouvante ; on la retrouve dans tant de domaines ! Le but de cet article est d'inviter à la réflexion sur cette tendance toxique qui nous pousse à blanchir l'oppresseur pour lester l'opprimé de toutes les fautes. De nouveau, il s'agit de renverser totalement nos façons de faire, pour s'émanciper réellement des contraintes qui pèsent sur nous. De façon peut-être un peu éparpillée, je voudrais dresser une liste des multiples répercussions de cette étrange façon de faire.

"Désir de voir autrui souffrir ce qu'on souffre, exactement. C'est pourquoi, sauf dans les périodes d'instabilité sociale, les rancunes des misérables se portent sur leurs pareils. C'est là un facteur de stabilité sociale." Simone Weil

 

Lire la suite : La faute aux écureuils!

Mensonges dès 2 ans

Une vie de mensonges et de manipulations a commençé pour chacun d'entre-nous dès 2 /3 ans.

Comment peut-on inscrire ces mots ci-dessous sur ce qui est en totalité une prison ?

Essayez de remonter le fil de vos emmerdements, vous verrez que tout commença à ce portail et à ce premier mensonge. Vous auriez souhaité continuer de vous développer à votre rythme, à partir de vous-même. Mais non, il a fallu qu'on vous enferme et qu'on vous dicte quoi faire, quoi dire, quoi penser. Il a fallu qu'on exige de vous, qu'on vous contraigne, qu'on vous mette en compétition, pour faire de vous des êtres normalisés, conformes, conditionnés, des esclaves. Il a fallut qu'on vous emmène, qu'on vous détourne, qu'on vous tente. Pour que vous vous perdiez, pour que vous vous éloigniez de vous-même, pour faire de vous des êtres hétéronomes et dépendants. Depuis, vous n'avez cessé de chercher à correspondre aux attentes de cette société et des autres pour les satisfaire pour ne pas vous sentir rejetté, ce qui est l'inverse d'un développement sain et harmonieux. On vous a forcé de jouer à un jeu truqué, un jeu qui divise, qui stérilise. A un jeu fatal.

Pourquoi l'homme écrit "liberté" sur des barreaux et sur des cages ???

liberté égalité fraternité

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

« Pour qui tu te prends ?! »

Véritable monstre de langage, je vous propose de décrypter cette expression totalement SCOLAIRE et SCOLARISANTE, voire RE-SCOLARISANTE. Mais commençons par un propos de mano solo hyper-éclairant sur le sujet qui nous occupe. (mano qui, rappelons-le, a arrêté l'école à 15 ans)

Certaines expressions, attitudes courantes à l’école en disent parfois long et peuvent incarner à elles seules toute l’erreur et toute l’horreur.

« Pour qui tu te prends ?! » ou « Mais pour qui te prends-tu ?! »

Lire la suite : « Pour qui tu te prends ?! »

La notion de programme implicite

On parle souvent des "programmes" scolaires, mais nous parlons la plupart du temps uniquement des programmes explicites. Le "programme implicite" ainsi que nous en parle E. Reimer est beaucoup plus dangereux. La majeure partie de la propagande se tient dans l'implicite des programmes :

everett reimer« Les écoles ont un programme implicite bien plus important que celui qu'elles visent à enseigner. Le but de ce programme implicite est de propager des mythes sociaux, ces croyances qui distinguent une société d'avec une autre et qui contribuent à consolider une société. Toutes les sociétés ont des mythes, et c'est l'un des rôles principaux de tout système éducatif de les transmettre aux jeunes. Les mythes sociaux ne sont pas nécéssairement erronés ; en fait, pendant l'âge d'or de toute société ils correspondent assez bien à la réalité. Les mythes sociaux, cependant, sont progressivement dépassés, et dans les derniers temps d'une ère sociale donnée ils servent surtout à renforcer des croyances ou des idées qui s'éloignent de plus en plus de ce qui se passe effectivement dans la société. Ce programme implicite est dangereux, parce qu'il renforce notre confiance en une société malade société vouée à la consommation concurrentielle, qui prétend que l'homme veut surtout consommer et qu'afin de consommer sans arrêt il doit se lier aux rouages de la production incessante. » E. Reimer (ci-contre)

Les 5 mythes/mensonges sociaux (ou "Républicains") de notre époque sont les suivants : La "démocratie", l'égalité des chances, La liberté, Le progrès, Le travail (et l'activité incessante et son rendement). Et il est aisé de démontrer que ce sont bien là des mythes, que leur scansion n'a rien à voir avec la réalité, mais...

« L’homme est comme le lapin, il s’attrape par les oreilles » (Mirabeau) ... [et quand cet homme de Mirabeau est un lapereau, c'est bien-sûr encore plus simple !]

 

L'absence de titre, comme titre.

jacques rancière

Pour la démocratie, comme pour la skholè.

« Le scandale est là : un scandale pour les "gens de bien" qui ne peuvent admettre que leur naissance, leur ancienneté ou leur science ait à s'incliner devant la loi du sort. Parmi tous les titres à gouverner, il y en a un qui brise la chaîne, un titre qui se réfute lui-même : l'absence de titre.
Le scandale est celui d'un titre à gouverner entièrement disjoint de toute analogie avec ceux qui ordonnent les relations sociales, de toute analogie entre la convention humaine et l'ordre de la nature. C'est celui d'une supériorité fondée sur aucun autre principe que l'absence même de supériorité. Démocratie veut dire d'abord cela : un "gouvernement" anarchique, fondé sur rien d'autre que l'absence de tout titre à gouverner.
Si le tirage au sort paraît à nos "démocraties" contraire à tout principe sérieux de sélection des gouvernants, c'est que nous avons oublié en même temps de ce que démocratie voulait dire et quel type de "nature" le tirage au sort voulait contrarier. Le tirage au sort est le remède à un mal à la fois bien plus grave et bien plus probable que le gouvernement des incompétents : le gouvernement d'une certaine compétence, celle des hommes habiles à prendre le pouvoir par la brigue. Le tirage au sort a fait depuis lors l'objet d'un formidable travail d'oubli. Nous opposons tout naturellement la justice de la représentation et la compétence des gouvernants à son arbitraire et aux risques mortels de l'incompétence. Mais le tirage au sort n'a jamais favorisé les incompétents plus que les compétents. S'il est devenu impensable pour nous, c'est que nous sommes habitués à considérer comme toute naturelle une idée qui ne l'était certainement pas pour Platon et qui ne l'était pas davantage pour les constituants français ou américains d'il y a deux siècles : que le premier titre sélectionnant ceux qui sont dignes d'occuper le pouvoir soit le fait de désirer l'exercer. Le procédé démocratique du tirage au sort est en accord avec le principe du pouvoir des savants sur un point, qui est essentiel : le bon gouvernement, c'est le gouvernement de ceux qui ne désirent pas gouverner. S'il y a une catégorie à exclure de la liste de ceux qui sont aptes à gouverner, c'est en tout cas ceux qui briguent pour obtenir le pouvoir. Pas de gouvernement juste sans part du hasard, c'est-à-dire sans part de ce qui contredit l'identification de l'exercice du gouvernement à celui d'un pouvoir désiré et conquis. La condition pour qu'un gouvernement soit politique, c'est qu'il soit fondé sur l'absence de titre à gouverner. Le pouvoir du peuple n'est pas celui de la population réunie, de sa majorité ou des classes laborieuses. Il est simplement le pouvoir propre à ceux qui n'ont pas plus de titre à gouverner qu'à être gouvernés. Le scandale de la démocratie, et du tirage au sort qui en est l'essence, est de révéler que ce titre ne peut être que l'absence de titre. » Jacques Rancière

Et je dis que c'est tout autant valable pour l'enseignement dans une skholè. Je sais que nombreux sont ceux qui ne seront pas d'accords, mais je pense savoir quelle confusion les aveugle. Dans cette société, on confond dramatiquement l'enseignement d'une tekhnè qui met le plus souvent en oeuvre des pharmaka (qui comportent des risques), avec la skholè. Cette société industrielle trace une ligne directe et continue entre l'élève du primaire qui effectue des additions et la précision du geste du chirurgien cardiaque ou les précautions d'un radiologue. Résultat, nous n'avons jamais de skholè et nous avons uniquement des sujets de l'industrie et de la technique. Il faut toujours revenir à l'étymologie de la skholè. Les êtres doivent pouvoir s'épanouir librement dans la skholè, qui peut s'adjoindre d'une paideia, elle-aussi tout aussi libre et égalitaire (et aussi diversifiée que peut l'être l'espèce humaine). Et c'est sur un tout autre plan, qui n'est peut-être qu'un aspect d'un certain type d'homme (prométhéen, homo faber, industrieux, caïn,...), on peut choisir de s'orienter librement vers une paideia spécifique qui nous enseignera une tekhnè mettant souvent en oeuvre des pharmaka (qui comportent des risques). Et là, seulement là, de façon très circonscrite, pourra apparaître la notion de titre. Cette confusion est dramatique puisque nous avons perdu la skholè en chemin (donc l'autonomie, donc la liberté, et l'égalité).

On nous a volé l'humanité, remettons-la dans nos coeurs

Cet article commence sur une petite note joyeuse et optimiste à l'égard de l'humanité...

notenote

  « A l'égard du peuple, il sera toujours sot et barbare [...]. Ce sont des bœufs auxquels il faut un joug, un  aiguillon   et    du foin. » Voltaire

 

Éloignons nous vite de cette idée, nous y reviendrons bien trop tôt, mais déchirons un instant cette pensée d'un peuple bête et abruti, pour nous poser une question fondamentale : quelles sont les valeurs qui fondent l'humanité ? Qui donnent un sens à la vie d'un être humain? Je pars de l'idée que l'humain est un être qui aime vivre en contact avec ses semblables, et son existence ne prend sens que dans le rapport précieux qu'il entretient avec l'Autre. Ainsi, l'entraide, la solidarité, le partage, l'échange de connaissances, la prise en considération et le soin porté à l'Autre, l'hospitalité, le lien à la Terre, ces valeurs essentielles, communes à tous, donnent sens à notre vie. On est loin de l'idée des bœufs développée par Voltaire ou de la conception de Hobbes selon laquelle l'homme est un loup pour l'homme (ici je trouve particulièrement dénigrant pour le loup d'être associé à cette vision de l'homme, et non pas l'inverse).

Et pourtant... Pourquoi ce vide, cet individualisme global, cette compétition comme mode de fonctionnement de société, cette apathie, cette résignation généralisée ? Les individus sont totalement déresponsabilisés, en carence de ce qui leur donne la force de vie, de toutes ces valeurs fondamentales et de ce réseau de liens qui forment la communauté humaine. Force est de constater que l'idée de Voltaire s'est frayée son chemin, tirée par les bœufs. Si tout un chacun, ou presque, reconnaît maintenant souffrir de la pathologie sociale dans laquelle nous baignons tous au quotidien, celle d'un monde en quête de sens, quand il s'agit de chercher des solutions et de puiser en nous des ressources de résistance, bien souvent le constat suivant empêche toute révolte « on n'y peut rien, c'est dans la nature humaine, l'homme n'a pas bon fond ». Allons bon...

Alors penchons nous sur ce concept de nature humaine, éclairés par les propos de Marshall Sahlins  dans « La nature humaine, une illusion occidentale ». L'idée d'homme mauvais qui s'humanise par l'éducation et la socialisation, si elle n'est pas nouvelle, s'est imposée avec particulièrement de force au siècle des Lumières, avec Hobbes, et... Voltaire, entre autres. Il est à noter qu'il fut tout à fait avantageux pour les tenants de cette idéologie de répandre l'idée que le peuple est mauvais par nature ; cela justifiait son contrôle et son éducation, et la prise de pouvoir sur lui s'en trouvait légitimée. Toute l'organisation sociale actuelle découle de cette idée, et les éducateurs la mettront en avant pour justifier leur domination sur les esprits de leurs élèves, dans divers domaines. Le système politique actuel, le système éducatif, sont les émanations toxiques de cette pensée véreuse, brandie par une petite caste bien portante cherchant à faire proliférer leurs intérêts privés, comme un cancer se développe sur un terrain fragilisé.

Cette doctrine a su s'insinuer dans toute la société, jusqu'au profond des âmes.

Aujourd'hui, celui qui justifie son positionnement dans la société en vertu de cette idée, pour légitimer le fait de tirer son épingle du jeu macabre ou sa résignation à un état de fait pathétique, ignore que cette idée même, pernicieusement mise en avant, a aidé à construire une société de contrôle et de déresponsabilisation complète des individus. Des élus éclairés règnent sur une masse ignorante et dangereuse. Contrôle et soumission, tant au niveau politique qu'éducatif, et avec toute l'armada des institutions qui s'est emparée au passage des valeurs humaines évoquées plus haut... Car quoi de plus facile que de contraindre un individu quand on lui a fait croire qu'il est par essence dangereux pour lui-même et ne doit pas s'écouter, et que ses maîtres se chargent de l'humaniser? L'individu, ainsi catalogué est dépossédé de lui-même et déresponsabilisé au goutte à goutte. On retrouve d'ailleurs cette pensée actuellement avec toutes les philosophies orientales qui ont tendance à s'imposer massivement. On doit chercher le salut dans la quête intérieure, et la résolution méditative de nos conflits, qui émergent forcément de notre nature humaine corrompue et de nos désirs insatiables. Sans exclure totalement l'idée de la nécessité d'une remise en question individuelle, il est cependant essentiel de réaliser qu'une autre conception de l'humain est possible, conception moins culpabilisante, qui ouvre la porte à d'autres modes de fonctionnement collectifs. Ce n'est pas l'égoïsme qui caractérise l'humanité mais le désir de vivre ensemble.

Lire la suite : On nous a volé l'humanité, remettons-la dans nos coeurs

Philosophie et vie philosophique

diogèneOn me dit qu'il y aurait des anarchistes à l'Université (hier et aujourd'hui). On me dit qu'il y aurait aussi là-bas, des philosophes... C'est là une très vieille blague ! S'il y a bien un milieu social totalement dénué d'anarchistes, de philosophes et à fortiori de philosophes anarchistes, c'est bien le milieu de l'Université et des "académies". Reproduction sociale à son zénith, milieu fermé, sanctuarisé, danse sans fin des hiérarchies et compétition entre nantis, autocongratulation, perpétuation de l'ordre établi où « le capital va au capital » : il y a infiniment plus d'anars et de philosophes dans les PME. Mais c'est un très vieux problème que cet « homo academicus », incarnation absolue et splendide de l'hypocrisie humaine, car peut-on être philosophe sans mener ou au moins rechercher la vie philosophique ? Peut-on être philosophe et chercher en même temps à se hisser au dessus de l'humanité par des moyens, par des richesses, par des stratégies, par des intrigues, par des mensonges, par des privilèges, par des vices ? En participant à ce larcin généralisé du savoir ? Déjà au 4ème siècle avant J.C., des membres de l'académie de Platon soi-disants "philosophes" croisaient dans les rues d'Athènes Diogène le Cynique qui menait, lui, la vie philosophique... Afin de chasser la honte, il fallait à tout prix pour les académiciens, rendre le cynique plus bas que terre, et le cynique en fournissait lui-même les instruments (via l'adoxia, le déshonneur). Mais tout au fond de leur coeur, les académiciens savaient la Vérité à propos du lien non négociable entre philosophie et vie philosophique...

Le concept de « l'académie » qui va de Platon à aujourd'hui avec les Universités et les Grandes-Écoles, en tant qu'aboutissement de la dite "réussite" dite "scolaire", est évidemment un des sujets à aborder dans notre quête d'une skholè libre et égalitaire qu'on souhaite voir s'épanouir partout. L'Université vole le savoir à l'humanité et par là même, certains hommes avides de savoirs sélectionnés à dessein. Ces sanctuaires (et c'est déjà valable pour les collèges et lycées) vident les pays de leurs forces-vives comme nous en parle si bien Bernard Charbonneau dans le jardin de Babylone : « La hiérarchie des études prive constamment les pays du meilleur de leur jeunesse ; seules restent la glèbe et la masse : le sel lui manque. Dans les cantons la vie s'arrête à quatorze ans : au chef-lieu à dix-huit ; la Province ne s'interroge pas parce que ses jeunes hommes doivent la déserter à l'âge de l'interrogation. A peine pouvaient-ils espérer implanter en un lieu une oeuvre durable et profonde, leur succès même les en arrache, seul l'échec les y maintiendrait. Dans ces conditions comment pourrait-il y avoir ici un pays ? Ce mouvement constant l'empêche de prendre forme. Notre âge mûr n'a pas continué notre enfance ; la maison où nous vivons n'est pas la nôtre, c'est un hôtel, tout au plus un meublé, où nous passons. »

Nous disons que le régime politique et le régime d'éducation sont les deux faces de la même médaille et il faut bien voir que cela est tout à fait cohérent avec les deux aspects de la contre-révolution platonicienne. Platon fonde l'académie au moment même où il écrit "La République" (Platon principal adversaire et fossoyeur de la démocratie directe, du théâtre libre, de la vie "tragique", et de la vie philosophique indépendante...). Cet double existence d'un régime politique de type gouvernement représentatif oligarchique et d'un régime d'éducation associé, serait donc né vers -387 Av. JC.

***

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? » nous dit Marianne Enckell

« Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène. » nous dit Raoul Vaneigem

« Une personne dans sa force et son pouvoir intérieur n'a plus besoin de montrer aux autres qui elle est, n'a plus besoin d'être reconnue par les autres, n'a plus besoin de se mettre en avant parce que simplement elle le sait elle-même, se valide et se reconnaît elle-même, et c'est en elle dans l'Être et non plus à l'extérieur, au travers des autres et le paraître. Le regard est intérieur et non plus extérieur.» nous dit un anonyme.

« Du point de vue de la réalité vécue, ce qui se gagne en degré de pouvoir se perd d’autant dans la réalisation authentique. Ce qui se gagne en paraître se perd en être et en devoir-être.» nous dit aussi Vaneigem

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Sur ce sujet, voici trois ouvrages pour nous accompagner. Premièrement celui d'Ivan Illich (Une société sans école), dans lequel on peut lire :

société sans école« A quoi peut bien servir la formation d'un diplômé d'université, sinon à le mettre au service des riches de ce monde ? Il aura beau proclamer sa solidarité avec le Tiers monde, sorti de son université, notre diplômé n'en a pas moins bénéficié d'une éducation dont le coût représente cinq fois le revenu moyen, non pas d'une année, mais d'une vie entière, au sein de la moitié déshéritée de l'humanité. (...) L'université moderne ne confère le privilège de la contestation qu'à ceux qu'elle a déjà étalonnés et classés, dont elle sait qu'ils seront capables de "faire de l'argent" ou de détenir une part du pouvoir. Personne ne reçoit une aide de l'État pour s'éduquer pendant son temps de loisir, ou pour le droit d'enseigner à autrui, qu'il n'ait montré ses lettres de créance, signe de sa réussite. C'est que pour avancer sur le parcours du jeu de l'éducation, il faut sans cesse faire la preuve que l'ordre établi peut miser sur vous sans prendre trop de risques, en foi de quoi le système vous accorde la permission de continuer. »

Lire la suite : Philosophie et vie philosophique

Une opposition contrôlée : Steiner, Montessori, Freinet

opposition contrôléeConnaissez-vous la notion d'opposition contrôlée ? Abordée de façon très limpide et sensible dans le roman 1984 de George Orwell, c'est un classique de la manipulation des foules. Donner l'illusion de l'existence d'une contradiction, d'une opposition en la fabriquant ou en la gérant ou en l'orientant ou en la canalisant ou en la manipulant ou en l'intégrant stratégiquement. Pour atténuer ou renforcer à sa guise - donc gérer - une opposition : il suffit de lui offrir de façon calculée, mesurée, périodique et parcimonieuse une petite part du pouvoir ou du butin, de lui donner une part contrôlée de visibilité.

Actuellement, la très grande majorité des débats télévisuels des médias main-stream fonctionnent ainsi.

Depuis des décennies, l'Éducation Nationale a son opposition idéologique contrôlée regroupée sous l'égide du concept opérationnel : d'Éducation Nouvelle. Et trois noms apparaissent constamment de façon quasi obsessionnelle : Steiner, Montessori et Freinet. Vous ne pouvez pas y échapper dès que vous entamez la critique de l'Éducation Nationale, on vous sortira ces trois noms à grande vitesse, sous forme d'un réflexe pavlovien. Et nous n'y échappons pas : quotidiennement, les gens pensent que nous militons pour ces formes d'enseignement alors que nous disons pourtant : il faut aller au délà, bien au delà, de Steiner, Montessori, Freinet. Cette dernière phrase était d'ailleurs inscrite auparavant sur nos tracts et les gens, appercevant les fameux noms, s'en servaient immédiatement comme appui pour discuter avec nous de ces trois noms, faisant fi de la mention : "il faut aller au delà" ; notre bibliographie étant exempte de ces trois noms.

Il n'y aurait eu au XXème siècle que trois penseurs d'une manière d'aborder l'éducation, qui ne détruise pas les individus et le vivre-ensemble, voire, peut-être qui concourait à leur développement harmonieux ? L'Éducation Nationale fait semblant de s'intéresser à "Steiner, Montessori, Freinet", il s'agit de son alibi progressiste. Mais là aussi, stratégie : il faut aussi toujours donner le change à ce niveau, toujours faire croire qu'on est décidé à évoluer alors que l'Éducation Nationale est l'objet le plus encroûté de toute l'histoire des institutions.

Comme un alibi qui fonctionne n'a pas besoin d'être changé tous les 4 matins, on tombe dans la même situation aberrante que pour le pont-neuf qui est finalement très vieux : les pédagogies "nouvelles" ne sont plus toutes fraiches et sont même caremment vieilles. Mais ça continue de servir d'excuses partout, notamment dans les ESPE (anciemment IUFM) pour que chacun puisse répondre : « Oui, oui, tout n'est pas parfait à l'Éducation Nationale, on le sait bien, y'a plein de réformes à faire, mais vous savez on se remet en question tout le temps, on aborde "Les pédagogies nouvelles" par exemple... » - (Pratique n'est-ce pas, cette expression : Pédagogies nouvelles, vous ne trouvez pas ?)

Nous nous essaierons sûrement sur ce site à critiquer ces trois patronymes célèbres et ce que chacun recouvre, tout en essayant de pointer ce qu'on trouve néanmoins intéressant, et qui serait selon nous à conserver dans leur approche.

Voici juste une première pique lancée par Catherine Baker vers Freinet qui me paraît symboliquement très forte (et je trouve que c'est tout à fait valable pour Montessori) : « Vous qui "faites" du Freinet, cessez de vous donner tant de peine pour récréer des "conditions normales d'existence" en faveur des mômes ; Freinet a été un homme audacieux, sincère et clairvoyant, mais il n'a pas vu à quel point sa démarche de vouloir "remettre l'enfant dans la vie" était artificielle. N'est-il pas quand même plus simple de laisser l'enfant dans la vie ?! »

Je voulais, dans un premier billet sur cette question, commencer de sonner l'alerte et inviter les gens à cesser de seriner tout le monde avec Rudolf, Maria et Célestin. Non, l'opposition à l'Éducation Nationale, ne peut pas juste être telle ou telle pédagogie qui semble plus gentille, plus douce, plus individualisée, et plus humaine. Ce qui s'oppose, au sens du polémos, à l'Éducation Nationale, c'est un renversement philosophique et éthique complet, quasi ontologique, qui met en question l'histoire humaine jusqu'ici, l'instruction d'État, la hiérarchie, et l'État.

L'idée de déscolarisation  ne pose pas uniquement pas la question de l'instruction mais avant tout la question de la liberté ! De l'anarchie ! De l'Égalité ! De la Vérité ! De la démocratie ! De l'harmonie ! De la philia !!

Déirdre Bergeron au Château-partagé, dimanche 16/11/2014

déirdreJe suis allé écouter Déirdre Bergeron hier soir à Dullin qui témoignait de son enfance sans école pour elle et ses deux soeurs ("tournée" préparée par Jean-Pierre Lepri). Son papa (Léandre Bergeron) est l'auteur du merveilleux livre "Comme des invitées de marque" présent dans notre bibliographie Déscolarisation.

Déirdre est vraiment très chouette et généreuse de vouloir nous parler de ça. Je trouve que son intervention valide toujours plus l'idée de l'absolue nécessité d'un mouvement de Déscolarisation général puisque ce qui ressort, selon moi, de son intervention est que Déirdre s'est "scolarisée" à vitesse grand V quand elle a commencé à devenir adulte.

Lire la suite : Déirdre Bergeron au Château-partagé, dimanche 16/11/2014

L'ambition, parvenir

Disponible sur ce site dans les documents, une série de citations bouleversantes sur la notion de parvenir et sur l'ambition. (Les professeurs sont avant tout : de parfaits "parvenus")

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« C'est que le besoin de parvenir éteint le désir de savoir et le plaisir d'aimer. »

Michel Shneider, la comédie de la Culture

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« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. »


« Pourquoi vouloir être quelque chose quand on peut être quelqu'un ? »

Gustave Flaubert

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« Refuser de parvenir, c'est n'est ni refuser d'agir, ni refuser de vivre ; c'est refuser de vivre et d'agir pour soi et aux fins de soi. »

Albert Thierry

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« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »

Marianne Enckell

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Lire la suite : L'ambition, parvenir

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