I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour une fois par mois)

 

Terre et Permaculture

Terre et permaculture

fleur de permaculture

Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet.

« Impossible éco-fuite » par Nicolas Casaux

magasin bio« Nous avons besoin d’un « contre-frottement pour stopper la machine » (Thoreau), d’une résistance politique proactive et organisée à même d’entreprendre des actions véritablement déstabilisantes et perturbatrices de la civilisation industrielle mondialisée. »

« Tout cela pour dire, en paraphrasant Thoreau, qu’il existe un millier de manières d’avoir l’impression de s’attaquer aux branches du mal (qui ne font parfois que stimuler leur croissance), contre une seule manière de s’attaquer à ses racines.

Que pour l’instant, le mouvement de résistance organisé capable de s’attaquer à ces racines, de frapper où ça fait mal pour paralyser ou mettre hors d’état de nuire la machine industrielle à consumer des combustibles fossiles, à émettre du CO2, à réchauffer l’atmosphère, à la saturer de particules toxiques, à vider les océans, à les remplir de plastiques et à les acidifier, à raser les forêts, à les remplacer par des villes, des monocultures et des routes, à perforer les sols pour en extraire des « ressources minières », etc., n’est pas en vue.
Et qu’il incombe, à ceux qui le comprennent, de faire ce qu’ils peuvent pour participer à la création d’une telle résistance.​ »

ARTICLE COMPLET : De l’impossibilité de l’éco-fuite et de l’inefficacité de la consom’action (par Nicolas Casaux) http://partage-le.com/2017/11/8324/

PS : en prime, vous trouverez dans cet article une citation de la maman de mano solo... ;-)

Où est l'amitié permaculturelle ? (résiduelle)

 

banquetOù est, avant toutes autres choses, l'amitié permaculturelle ? (base incontournable et incompressible de toute permaculture digne de ce nom)

Tous les phénomènes possèdent une gradation et le point zéro de cette gradation n'est jamais le néant, mais toujours un état résiduel plus ou moins latent, et, pour de nombreux phénomènes, l'état résiduel est déjà quelque-chose de phénoménal.
 
C'est la base de la permaculture que d’œuvrer pour s'entourer de phénomènes qui conservent à minima toute leur latence en toute époque, qui s'expriment le plus possible et dont l'état résiduel sera le plus phénoménal possible. Car la monoculture ne fait pas ça, elle fait tout le contraire : le phénomène naît, croît, vit, décline et puis meurt par arrachage et amputation par la main de l'homme, et disparaît. La monoculture allume un feu chaque année et quand tout est vendu, elle l'éteint au jet d'eau pour recommencer la saison suivante à partir de zéro. Bien-sûr, on est toujours sur la Terre donc même la monoculture bénéficie malgré elle d'ultimes (— bien qu'indispensables —) états résiduels liés à la vie du sol (— dont on voit aujourd'hui le bout —), mais pourtant son point initial recherché, idéal, est bien le néant. Son point initial est toujours amené plus près du néant car chaque pas qui se rapproche du néant correspond à autant de bénéfices pour les capitalistes. Au lieu de maintenir une chaleur résiduelle du foyer, les agriculteurs en monoculture, sont forcés de l'éteindre périodiquement complètement afin de devoir constamment racheter de quoi le rallumer.
Cette approche des phénomènes en monoculture est exactement la même pour la manière que nous avons de vivre l'amitié dans cette "société".
L'état résiduel du phénomène de l'amitié (mais aussi ceux, proches, de la charité, de la convivialité et de la fraternité) tend — toujours plus — vers un néant. L'amitié, ou même dit plus simplement "le lien entre les hommes" — la relation —, dans cette "société", n'est jamais un feu sur lequel on veille, afin de ne jamais devoir le rallumer depuis le départ. On le rallume constamment depuis le départ...

La première cause en est l'absence d'espaces communs. Le communal, par définition toujours ouvert et autogéré, sous toutes ses formes (salles diverses, jardins, théâtres,...) est ce qui permet d'obtenir dans une cité un état résiduel de l'amitié. De cette manière, les braises de l'amitié sont toujours là, et il y a juste à souffler dessus légèrement pour que ça reparte. Si un communal accueille en heure de pointe plus de cent personnes, il restera toujours quelques-uns même aux heures les moins fréquentées. Dans ce genre de situation d'amitié "permaculturelle", pour quiconque veut ajouter du bois au feu de l'amitié, les choses sont simples, directes, voulues et attendues. On rend immédiatement grâce à celui qui souffle sur les braises et ajoute du bois puisque c'est précisément pour ça qu'on maintient toujours des braises à cet endroit.
J'ai pris l'exemple d'un communal, mais on pourrait penser à des centaines de situations de maintien d'une amitié résiduelle (permaculturelle).

Dans ce que nous nommons à tort « notre société », l'amitié n'est qu'un "PROJET" parmi les autres. Après chaque nouvel effort pour se voir, pour aller les uns vers les autres, pour partager, pour vivre ensemble, pour tenter de s'enraciner et de construire ensemble, on arrache tout, on éteint tout et on lave tout au karcher une fois LE "PROJET" réalisé. Ça fait partie d'un des points principaux de la dénonciation du concept de "PROJET" par F.Lepage/Boltanski : le projet est un produit qui sera consommé, et qui aura donc un début mais surtout une fin. Aujourd'hui tous nos efforts pour aller les uns vers les autres sont soumis à cette idéologie du « projet ». Tous nos efforts sont donc sans arrêt massacrés et rendus vains. Cette idéologie du projet repose sur l'idée que se rassembler génère (ou plutôt "doit générer") systématiquement des dépenses et donc doit s'appuyer sur des recettes. Se rassembler, dans cette idéologie, est toujours un produit à concevoir, à financer, à emballer, à présenter, et à consommer intégralement. C'est le SUPER FLUX des "projets" "amicaux" (Voir l'article super flux, par Mathilde). Il s'agirait d'oser regarder les choses en face : tout rassemblement humain, autre qu'insurrectionnel*, à notre époque, commence par des discussions d'argent et se clôture rapidement par une évaluation et UN BILAN FINANCIER, est-ce que cela n'est pas effrayant et révoltant au dernier degré ? (* il est à noter quand on considère sous certaines coutures "Nuit Debout" qu'apparemment, même l'insurrection, est devenu un projet-produit à consommer).
Cette idéologie du "projet" nous dit aussi que l'amitié ne peut plus exister de façon résiduelle et gratuite afin justement qu'elle existe uniquement sous forme de projets-produits. Afin de vendre aux gens une nouvelle séquence d'amitié frelatée, il faut pour cela tout arracher à chaque fois, tout consommer et terminer le projet-produit. Et en guise de travail de fond, il faut arracher toutes possibilités d'amitié libre et spontanée qui reposeraient sur des dispositifs pérennes d'amitié permaculturelle.
 
Là j'ai envie de m'adresser aux dépressifs. Et si vous vous rendiez un peu compte qu'il y a là une cause prépondérante de votre état ?
Vous vivez dans un monde où le feu de l'amitié est sans cesse allumé puis brutalement éteint, où l'arbre de l'amitié est sans cesse planté, puis immédiatement arraché et décimé... On n'a pas le temps de l'aider à pousser, de l'arroser, de mettre du fumier, de le voir grandir, non, il faut en planter un autre (qu'on arrachera), puis encore un autre (qu'on arrachera aussi), puis encore un autre et ainsi de suite. Tout ça parce que chaque arrachage et nouvelle plantation est favorable à la circulation monétaire. Vous vivez dans un monde où le maître est l'argent lequel intime constamment d'arracher pour replanter. Et vous voudriez vous sentir bien, enthousiaste ?
 
Je me suis exprimé concernant la vie de la cité, mais on pourrait aussi observer le problème sur un plan plus restreint, plus intime, communautaire aussi, mais plus dans le sens de la tribu que celui de la cité.
Là aussi, tout a été fait pour que nous vivions l'amitié sous forme d'une succession de courts fleurissements et d'arrachages immédiats à partir desquels il faut toujours tout recommencer à chaque fois.
Pour illustrer cela, je vais partir d'un type de situation extrêmement banale que nous avons tous vécue des milliers de fois : le moment où tout retombe (— à zéro —) après une courte période d'extase amicale. Il peut s'agir d'une soirée, d'une semaine ou même de trois semaines vécues dans l'amitié, le partage et la joie (ou pourquoi pas des polémiques aussi). Il y aura toujours ce moment, qui finit toujours par arriver, où tout va brutalement retomber, où vous vous retrouverez tout seul, où toute l'amitié et la joie seront en cendres froides et où il vous faudra tout reprendre de zéro pour espérer revivre ce genre de chose. Si vous m'avez bien suivi jusqu'ici, je ne critique pas l'existence d'une gradation dans le phénomène, je dénonce ( — et le mot est faible —), l'absence d'état résiduel de l'amitié. Je dénonce que nous ayons tous à passer par le néant avant de revivre un soupçon d'amitié, et que nous devions sans cesse tout reprendre à zéro la concernant.
Je reviens maintenant à l'échelon de la cité pour dire également le coup mortel qui est donné à l'amitié par la censure et la peur du spontané (voir l'article : "où est passée la spontanéité?"). Car tous les fameux « projets » seront soumis à validation par des fourches caudines, par des censeurs, par des agents de l'ordre établi. Nos moments soi-disant amicaux sont tous calibrés, vérifiés, contrôlés. Tous les « projets » qui ne rentrent pas dans les cases du consensuel et des quelques thèmes autorisés sont assassinés. S'agit-il encore d'Amitié ? Non seulement nous devons tout arracher à chaque fois, mais, en prime, nos moment d'amitiés en sont-ils vraiment ? Apparemment, nombreux sont ceux qui veulent s'en contenter, préférant cela à la froideur de leur chambre.

Les téléphones et Internet ont fait un tort énorme à l'amitié résiduelle et permaculturelle. Avant, on savait que l'ami pouvait débarquer à tout moment et à l'échelon de la cité toute entière, cela créait un fluide d'amitié résiduelle globale. Mais maintenant, qui appelle qui ? Est-ce que j'ose l'appeler pour qu'on se voit ? Chez qui ? Chez lui ? Chez moi ? Est-ce que j'appelle cet autre pour qu'il soit là aussi ? Et puis, une fois qu'on se sera vu, qu'on aura « bu un coup » (voir mon article : "on boit un coup?"), eh bien ça sera fini, consommé, il faudra tout recommencer de zéro, reprendre son téléphone : « j'appelle qui ? J'aimerais bien qu'on m'appelle. ». On pense peut-être qu'être dans ce genre d'état est normal. Eh bien non ! C'est un état morbide. Il existe d'autres formes possible de « société » qui en porte vraiment le nom, et qui conservent à chaque instant du temps une amitié résiduelle sur laquelle il y a juste à sauter si le cœur nous en dit.

Alors, avant de parler de la permaculture concernant les plantes ou autres, ça serait bien de se consacrer à la première de toutes les permacultures, celle de l'amitié permanente : cette permaculture où l'on arrache pas les cœurs à tout bout de champ.

Sylvain Rochex — 24 novembre 2017

 

A l'Adrey, c'était « Bouillon la Creuse »...

Pas grand monde n'avait compris l'importance et la profondeur du sketch « Bouillon la Creuse » ci-dessous, et pourtant, à l'Adrey, du 3 au 10 août dernier, on y était : une semaine collective de partage de toute beauté avec une trentaine de personnes là-haut sur la colline. Quand tout ceci se déroulera dans l'espace public, nous aurons enfin changé de paradigme pour le paradis.

De vanités en vanités, se dessine notre terre promise

Je le vois venir et c'est très beau... et très moche en même temps...

Peu à peu, jour après jour, individu après individu, chacun à son rythme, même s'il n'en a pas conscience, chacun est en train de se rendre compte d'une chose : que son premier besoin, celui qui surplombe tous les autres est de disposer de façon permanente ( — je dis disposer car peu importe, ici, les modalités —) de un à trois hectares de nature vivante, de terre arable, avec des arbres, des oiseaux et des écureuils.

Je vois clairement chacun se diriger vers ça malgré son être scolarisé convoqué en permanence et en accord avec son moi profond sans cesse renvoyé aux calendes grecques.

Beaucoup — la majorité — sont encore très loin de cette vérité, mais je vois bien que leurs erreurs les en rapprochent à chaque instant sans qu'ils s'en rendent clairement compte.
Je vois ce qui, dans leurs pas qui trébuchent sans cesse, sera bientôt nouveau lot de preuves supplémentaires pour qu'ils finissent par découvrir la nature de leur véritable besoin.

Et « peu à peu, tout se fond en un, et au milieu coule une rivière » disait le film de Robert Redford.
Mais qu'est-ce qu'ils mettent un temps fou pour se rassembler, en eux-mêmes et avec les autres...
Je les regarde faire, je les regarde découvrir continuellement l'incommensurabilité des vanités de ce monde, qui conduit, non pas dans l'impasse, mais à cette vérité des satisfactions premières. Mais c'est assez incroyable de constater l'endurance dont est capable l'être humain pour passer d'une vanité à l'autre, d'une vanité à une vanité un peu moins vaniteuse, mais sans jamais balayer d'un seul coup toutes les vanités.
Alors, petit à petit, très lentement, trop lentement, se dessine pour chacun la résultante de toutes ces vanités consommés, de toutes ces abdications desquelles on se relève plus fort à chaque fois. Car abdiquer vis-à-vis des vanités de ce monde, une à une, est la meilleure chose à faire. Et cette résultante est TOUJOURS et pour chacun : le lopin de terre. Chaque homme passe de vanité en vanité, pour finir par comprendre CE QU'IL FAUT DE TERRE A L'HOMME, donc ce qui lui faut de terre, à lui, qui est AUSSI un homme, comme les autres (comme ceux d'hier, d'aujourd'hui, et de demain, — n'en déplaisent aux transhumanistes —).
 
Car toutes nos vanités, c'est-à-dire toutes ces activités vaines en société (— et toutes les activités sont vaines en société —) servent uniquement à engranger du capital argent ou relationnel visant à combler momentanément nos besoins essentiels. Peu à peu chacun comprend que ça tourne à vide, que la compétition sociale nous ramène sans arrêt au point de départ. Mais chaque tour de roue supplémentaire fait apparaître dans l'esprit un nouveau bout de la lande sauvage qui permettrait d'éviter chacun de ces tours de roue (passés, présents et à venir si on ne prend pas des mesures). Peu à peu, on comprend que tous nos besoins pourraient directement être comblé par le fait de disposer d'une terre.
Mais une nouvelle vanité vient faire écran à chaque fois.
Et tant qu'il reste, ne serait-ce qu'une seule vanité en stock, les gens continuent de se refuser le constat terminal : ce que j'ai besoin par dessus tout, c'est d'une terre, car je suis homme sur la terre. J'ai besoin de me nourrir, de m'abriter, de me vêtir, de rendre mes déjections à la terre, de boire l'eau de la source, de contempler les étoiles au son de la chouette. J'ai besoin d’œuvrer au soleil dans un concert de chants d'oiseaux et entouré de fleurs et de papillons... Le reste n'est que... VANITÉ.
 
Ils me disent tous que ce n'est pas encore le moment, qu'ils aient 15 ans, 20 ans, 40 ou 70. Ils ont tous leurs excuses. Je le dis souvent : chaque être social dépense la totalité de son énergie afin d'éviter deux choses : LA TERRE et LA POLITIQUE (qui sont pourtant les deux choses qui leur rendraient tout d'un seul coup). Ils ont apparemment encore tellement de vanités à explorer. Et pourtant je les vois tous se diriger vers ça, vers leur terre promise. Je vois d'avance ce qui sera très bientôt VAIN et INUTILE dans leurs actions, et qui va augmenter dans leur cœur, d'un pouce, la pertinence totale et absolue du lopin de terre, seule chose pour l'homme qui n'est pas vaine, car c'est le seul endroit, le seul vrai temple, où Dieu nous répond enfin.
 
Mais c'est beau et moche en même temps, car la vie passe, de vanités en vanités. Et la question qui apparaît c'est : en combien de morceaux vont-ils tous rejoindre leur terre promise ? Ils sont bientôt tous, « à ramasser à la petite cuillère »...
 
Le plus épatant et incroyable avec la philosophie c'est que les hommes sont déjà passés par là et que tous les livres parlent de cela.
Et donc, beaucoup savent bien que c'est ça le point d'arrivé, que toutes nos erreurs nous y conduisent, mais ils semblent vouloir l'atteindre à leur mort seulement. Alors je donne une définition du bonheur : il nous faut atteindre ce point, le point d'arrivée, le plus tôt possible, lorsqu'on est encore bien vivant. Et l'on découvre, touché par la grâce, que le point d'arrivée est le seul vrai départ.
 
Sylvain Rochex

Nouvelle semaine de permaculture gratuite en août

Étant donné la merveilleuse semaine passée : permaculture et skholè à l'Adrey du 10 au 16 juillet. Nous en posons une nouvelle : du 3 au 10 août qui vient. Vous pouvez d'ors et déjà vous manifester et faire des propositions d'ateliers.

semaine perma bando

 permaoutd

Semaine de permaculture à l'Adrey: c'est parti!

permajuillet

De nombreux ateliers et temps d'échanges sont proposés tous les jours. Chacun peut partager les savoirs ou les pratiques dont il veut faire profiter les autres. Si vous le souhaitez, vous pouvez encore proposer d'animer un atelier; aucune sélection ne sera faite: nous portons tous des trésors en nous qui ne demandent qu'à être révélés et transmis, dans tous les domaines de la vie...

Repas partagés (chacun emmène un petit quelque chose si possible bio et local), possibilité de dormir en tente, sur place, ou dans un lit à 1km.

La liste proposée n'est pas exhaustive. Vous pouvez nous rejoindre à l'improviste ou nous contacter (nous préférons la seconde option mais sentez-vous libres dans vos choix).

Propositions pour la semaine en  cours:

 

Matin

Après-midi

Soirée

Mercredi 12 juillet

Tous les matins, ateliers sur le thème du jardin et de la permaculture : aménagements et constructions diverses (banc, abri pour les poules, bac à compost en palettes, protection des arbres fruitiers), apiculture, semis, divers travaux des champs selon les envies.

A partir de 14H:

Moment pharmacologie. Nous sommes entourés d'objets techniques en tous genres, qui nous rendent certes service mais nous piègent également et engendrent des rythmes et des comportements sur lesquels il est très difficile d'avoir du recul. Où est la limite et qui la fixe ?

Échange animé par Sylvain Rochex

À partir de 18H :

Présentation d'outils d'autonomie : four, cuiseur et séchoirs solaires, composteur….)

 

 

 

Échange animé par Loïc Martin

Jeudi

13 juillet

Tous les matins, ateliers sur le thème du jardin et de la permaculture : aménagements et constructions diverses (banc, abri pour les poules, bac à compost en palettes, protection des arbres fruitiers), apiculture, semis, divers travaux des champs selon les envies.

A partir de 14H :

Apprendre sans domination ? Qu'est-ce qu'apprendre ? Dans quel schéma relationnel j'apprends ? Suivi de : Échangeons, dia-loguons (selon David Bohm). Voyons ce qui est dit à travers ce qui est dit

Échange animé par Sonia Éon, Loïc Martin et Armelle Berger

 

À partir de 16H :

Balayage historique des luttes syndicales et des acquis sociaux, avec une question centrale : avons-nous réellement gagné des privilèges au cours de ces deux derniers siècles ?

Échange animé par David Allard

À partir de 20H30 :

Auberge de la parole. Chaque personne présente, si elle le souhaite, dépose son nom dans un chapeau. Progressivement, on procède au tirage au sort, et chacun, lorsque son nom apparaît, présente aux autres un texte engagé ou fleuri, une chanson, une idée, un poème ou une protestation, un tour de magie… Libre à l'imagination de se déployer à sa guise !

Vendredi

14 juillet

Tous les matins, ateliers sur le thème du jardin et de la permaculture : aménagements et constructions diverses (banc, abri pour les poules, bac à compost en palettes, protection des arbres fruitiers), apiculture, semis, divers travaux des champs selon les envies.

À partir de 14H :

Quelle est notre Histoire, et quelles leçons tirer de ses enseignements ? L'histoire n'est-elle qu'une question d'interprétation ou n'y a-t-il pas des faits qui ont été inscrits, indéniablement, et qui forment une trame qui nous éclaire sur la situation présente, sur notre rôle à jouer dans la société actuelle ? Lors de cet échange, une approche tout à fait inédite et étonnante sera présentée, qui nous invite à aiguiser notre sens critique et à devenir chercheurs à notre tour...

 

 

Échange animé par David Allard

À partir de 18H :

En mauvais État ! Penchons-nous sur la société dans laquelle nous vivons, et sur les institutions qui la régissent : l'école, l'élection, l'argent… avec un parti pris délibéré : la société n'est émancipatrice pour aucun d'entre nous. Comment cheminer vers l'autonomie et l'entraide, ces rêves qui animent l'humanité depuis si longtemps sans qu'elle ne parvienne à les réaliser ; et pourquoi ces nombreux freins ? Nous partagerons les fruits de nos recherches historiques, sociologiques et philosophiques ce soir-là, pour envisager avec vous quels chemins prendre pour nous libérer individuellement et collectivement.

Échange animé par Sylvain Rochex et Mathilde Anstett

Samedi

15 juillet

À partir de 10H :

Atelier conserves et lactofermentation. Nous présenterons les multiples intérêts et bienfaits de la lactofermentation  des légumes, des céréales, du lait, avec fabrication de fromages de chèvre, de pain au levain, et préparations lactofermentées à partir des légumes du jardin.

 

Atelier animé par Brigitte Mermoz et Mathilde Anstett

À partir de 14H :

Nous enfanterons dans le plaisir. Nous partagerons le début de la traduction du livre de Casilda Rodriganez Bustos, pour renverser la vieille, fausse et oppressive sentence biblique : « vous enfanterez dans la douleur ». En présentant l'accouchement (et d'autres manifestations de la sexualité féminine que l'on ne reconnaît aujourd'hui pas comme telles), sous un angle résolument plus naturel et réjouissant, nous verrons que les lois de la Vie sont celles du PLAISIR.

Échange animé par Johanne Mérendet et Mathilde Anstett

À partir de 17H :

Un monde sans argent. Comment cheminer ensemble vers un monde débarrassé des échanges marchands et des rapports vendeur/consommateur ? De manière pratique, pourrons-nous parler des contraintes financières qui pèsent sur nous, des objectifs émancipateurs que l'on porte au fond du cœur, et s'interroger sur comment mettre en place l'entraide effective et autonome, pour nous libérer progressivement de l'aliénation qu'engendre la dépendance à l'argent ?

Échange animé par Sonia Éon, Sylvain Rochex et Mathide Anstett

À partir de 18H :

Moment Étymos, voyage au cœur des mots. Nous plongerons ensemble dans la profondeur des mots pour en extraire toute leur saveur oubliée. Nous présenterons la nécessité -oui, oui !- de nous réapproprier du sens originel des mots, porteurs d'une telle puissance transformatrice du réel ; puis chacun, muni d'une petite liste de mots préalablement glanés, récoltés, épluchés et décortiqués, les offre à l'assemblée présente pour qu'on se nourrisse et qu'on s'enrichisse ensemble de nos trouvailles.

Échange animé par Sylvain Rochex

Dimanche

16 juillet

Tous les matins, ateliers sur le thème du jardin et de la permaculture : aménagements et constructions diverses (banc, abri pour les poules, bac à compost en palettes, protection des arbres fruitiers), apiculture, semis, divers travaux des champs selon les envies.

À partir de 14H :

Ronde de partage sur le thème des ondes. Que savons-nous des différents types d'ondes invisibles qui sillonnent l'espace tangible ? Comment fonctionnent-elles , quelles sont leurs sources, leur nocivité potentielle, comment, peut-être s'en protéger ?

 

Échange animé par Joris Tosco

 

 

 

sensortird

Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn