I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

News

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« Le monde allant vers...» sur la déscolarisation

Les deux émissions Radio Grésivaudan du mois d'octobre 2014 sur "la Déscolarisation" :

« Le monde allant vers...» sur notre procès du 22/01/2015

 

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour une fois par mois)

 

Terre et Permaculture

Terre et permaculture

fleur de permaculture

Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet.

Printemps Indien

Depuis le temps qu'on en parlait ! Pour fêter le printemps, nous accueillons deux nouveaux amis : le fameux coureur indien chasseur de limaces super pondeuse (+ trop marrant trop mignons) ! Voici Diogène et Léda :

canardscoureursd

canardaillerdCliquez sur les images pour les agrandir dans un onglet

Car le printemps est bien là depuis quelques jours : ail des ours, eau de bouleau, châtons de saules et de noisetiers, forsythia dans les starting-block, et tous les autres bourgeonnement etc.

[RAPPEL] Supprimer le téléphone mobile pour revivre

tel

Je n'ai plus de téléphone mobile depuis décembre 2015.

Le principal avantage de la suppression du mobile est un phénomène intense de re-concentration de mes actes/gestes quotidiens, une régénération de mon attention et d'une dose substantielle de soin : le retour d'un engagement total de ma personne dans chacun de mes gestes et de mes choix. LE RETOUR en fanfare du vrai CHOIX.

Le mécanisme en est archi-simple : le téléphone mobile est ce pharmakon qui nous place en permanence TOUS dans un état de conscience où nous sommes constamment envahis par une énorme quantité d'autres éventualités - infinie en fait, puisque le mobile c'est aussi l'espoir secret que "Jésus", ou autres envoyés divins subjectifs, se décident enfin à nous contacter personnellement pour nous donner une promotion affective, financière, en terme de pouvoir et de "réussite" ou autres - . Nous faisons quelque-chose, mais le téléphone mobile contient la possibilité de faire des milliers d'autres choses. Nous voyons quelqu'un, mais le téléphone mobile contient la possibilité de voir des centaines d'autres personnes. Nous vivons, mais le téléphone mobile contient en permanence UNE AUTRE VIE - MEILLEURE ÉVIDEMMENT - EN POTENTIEL. Et donc, nous ne vivons pas la vie que l'on a, et je pense sincèrement que nous nous méprisons tous les uns les autres via cet outil : car nous en avons (presque) tous un, l'insulte est donc réciproque, c'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'elle fonctionne.
Depuis l'avènement de cette invention de malheur, quel nouveau donné entre nous vraiment nauséabond ! : nous nous voyons cher ami, mais nous savons toi et moi que nous avons beaucoup d'autres chats à fouetter et que ceux-ci peuvent apparaître d'une seconde à l'autre. C'est LE POSTULAT RÉCIPROQUE du : j'ai toujours à faire ailleurs et avec d'autres que toi, ne m'en veux pas ! ...
Eh bien, il faudrait peut-être commencer à s'en vouloir un peu plus car ce n'est pas NORMAL cette histoire : c'est même vicieux et méchant au dernier degré !
D'ailleurs, je parle d'insulte réciproque (qui fonctionne grâce à sa réciprocité); c'est intéressant étant donné que maintenant en ce qui me concerne je n'en ai plus : je me consacre donc à 100% aux gens que je vois, mais eux, non ! Charmant ! ;-)

C'est en fait la très vieille problématique philosophique de : tous les choix conservés = aucun choix réel, qui se trouve portée à son extremum avec le pharmakon du téléphone mobile.

Et donc quel véritable bonheur, de se remettre à choisir telle ou telle activité/geste ou de voir telle ou telle personne, afin de s'y consacrer à 100% en éliminant pour cela toutes les autres potentialités ... Ce qui est normalement un des premiers piliers de la sagesse, voire même plutôt de LA VIE ! ... de tout ce qui est vivant, ... de la néguentropie !!! Imaginez tels ou tels éléments du cosmos qui essaieraient d'évoluer en conservant (plus ou moins "consciemment", matériellement), en stock, toutes les potentialités... Vous voyez bien que c'est le contraire radical de la vie.
Aucun Écureuil mâle de la forêt n'est arrêté dans sa chasse pour niquer sa comparse, par un SMS qui l'orienterait tout à coup dans un autre coin de forêt !!! Non, ce serait trop entropique (désordre) pour maintenir LA VIE. L'harmonie serait attaquée en son ADN. ...

Ce problème de l'absence de choix, on le trouve aussi dramatiquement de plus en plus depuis un demi-siècle concernant l'espace et l'habitat : on veut garder en potentiel le fait de pouvoir aller à la mer, à la ville, à la campagne, à la montagne, sur toute la terre et dans tous les pays, et donc, on ne parvient pas à s'implanter, à construire, et à prendre racines (et on se dessèche... dans les transports...).

En d'autres termes, le téléphone mobile pose le problème philosophique du désir. Ascétiquement, on sait que le désir est notre plus grand ennemi. Ne rien "désirer" est le cap de sagesse suprême. Eh bien, le téléphone mobile est ce qui maintient en permanence la puissance concomitante de tous les désirs (au sens de "ce qui pourrait être/ce qui devrait être").

Quand je pense aussi au désastre affectif que peut représenter cette toxicité du téléphone mobile, je suis pris d'effroi.
Nous avons basculé dans un monde où quand Sylvie est avec Mathieu, elle pense que Bruno pourrait lui téléphoner d'une seconde à l'autre, pendant que Mathieu pense qu'il va bientôt envoyer un SMS à Lydie (sachant que Bruno et Lydie, eux-aussi, sont dispersés et ainsi de suite). Nous avons basculé dans un monde où quand Hervé va voir sa mère, il consulte ses emails (et ses SMS, voire en envoie) pendant qu'il fait mine d'écouter sa mère et il pense à tous les coups de fils important qu'il pourrait recevoir ou qu'il pourrait donner (il dira à sa mère : "Attend, excuse-moi, c'est important !" voire ne dira rien du tout !! Il répondra !). Nous avons basculé dans un monde où un nombre substantiel de gens font l'amour tandis que les smartphones vibrent ou sonnent à cause de SMS envoyés par des amants ou prétendants... Nous avons basculé dans un monde où les jeunes sont joignables en permanence par leurs parents (et s'ils ne répondent pas ils se feront gronder : "pourquoi tu n'as pas répondu ?? il faut que tu répondes." Ça, et mille et une autres situations du même genre où LE SOIN, l'ATTENTION, la concentration, à l'autre ou à ce qu'on fait se sont étiolés, voire ont complètement disparu.

Je devrais introduire dans cette analyse les deux concepts de "fidélité" et d' "investissement", mais le sens de ces deux mots a tellement été tordu par d'autres voies et ils sont un peu difficiles à utiliser.

L'absence de soin, d'attention, de concentration, d'investissement et de fidélité : c'est ce qu'on appelle d'un seul mot : L'INCURIE, qui donne aussi incurieux.

Le téléphone mobile (à fortiori le smartphone) généralisé, c'est l'incurie généralisée.

Alors quelle joie de se consacrer corps et âme, EN ENTIER, à ce qu'on fait et/ou avec qui l'on se trouve. Quelle joie d'aimer ! D'être présent avec les présents. D'être des présents les uns pour les autres.
Sauf que l'autre que je vois demeure pour le moment armé de son téléphone ! Mais fort heureusement, c'est désarmant !

Ce discours sur le mobile étant fait, il apparaît qu'un téléphone mobile et un téléphone fixe sont des objets fondamentalement différents, voire selon cette analyse totalement opposés. Le téléphone fixe, placé à un endroit bien choisi de notre abri (chambre, maison), et branché quand on le décide, permet justement de corréler : retrait du monde et le retour potentiel de la multiplicité des choix concernant le monde. Il faut que ça soit uniquement le désoeuvrement, le vide, et l'absence totale de relation qui donnent son essence au téléphone et qui provoque son usage déterminé.  De cette manière, vous obtenez un juste équilibre (vital, sanitaire) entre action/inaction, relation/non-relation, intérieur/extérieur, relation avec untel = non relation avec tel autre.

C'est souvent lorsqu'on réalise une action en apparence ennuyeuse qu'on est tenté d'apprécier la béquille du téléphone, or la voie juste est celle donnée par Simone Weil dans la deuxième partie de la citation : « Croire qu'on s'élève parce qu'en gardant les mêmes bas penchants (exemple : désir de l'emporter sur autrui) on leur a donné des objets élevés. On s'élèverait au contraire en attachant à des objets bas des penchants élevés. »... Ce qui veut dire : intéresse-toi à la manière dont le joggeur qui passe devant toi s'est essuyé le front, plutôt que d'attraper ton téléphone mobile... Concentre-toi, prends-soin, considère (étymologiquement : porter son regard ensemble vers l'infini des étoiles), sois présent.

Sur l'habitat !

cabaneNous n'habitons plus, nous sommes des logés (délogés !)
Je vous renvoie vers le magnifique livre de mon ami Ivan Illich : « L'art d'habiter », pour simplement constater avec Ivan que nous avons étrangement perdu en chemin ce trait caractéristique et fondamental de l'espèce humaine (...mais bon comme nous avons TOUT perdu...). C'est un des constats les plus puissants que j'ai fait ces dernières années : les gens n'habitent plus.

Poser la question "où vivez-vous ?", c'est demander en quel lieu votre existence façonne le monde. Dis-moi comment tu habites et je te dirai qui tu es. Cette équation entre habiter et vivre remonte aux temps où le monde était encore habitable et où les humains l'habitaient. Habiter, c'était demeurer dans ses propres traces, laisser la vie quotidienne écrire les réseaux et les articulations de sa biographie dans le paysage. Ivan Illich.

Comme d'hab, c'est la totalité du livre d'Illich qui prend aux tripes : 

[Quand on habite vraiment] Chaque être devient un parleur vernaculaire et un constructeur vernaculaire en grandissant, en passant d'une initiation à l'autre par un cheminement qui en fait un habitant masculin ou féminin. Par conséquent l'espace cartésien, tridimensionnel, homogène, dans lequel bâtit l'architecte, et l'espace vernaculaire que l'art d'habiter fait naître, constituent des classes différentes d'espace. Les architectes ne peuvent rien faire d'autres que construire. Les habitants vernaculaires engendrent les axiomes des espaces dans lesquels ils font leur demeure

(...)

Le logé a perdu énormément de son pouvoir d'habiter. Le logé vit dans un monde qui a été fabriqué. Il n'est pas plus libre de se frayer un chemin sur l'autoroute que de percer des trous dans ses murs. Il traverse l'existence sans y inscrire de trace. Les marques qu'il dépose sont considérées comme des signes d'usure. Ce qu'il laisse derrière lui, ce sont des détritus qu'enlèveront des bennes. (...) L'espace vernaculaire de la demeure est remplacé par l'espace homogène d'un garage humain.

 

Non seulement, nous sommes des "logés" et pas des habitants, mais il y a aussi tout le problème de la dispersion que j'ai maintes fois abordé (notamment PDF là : http://www.descolarisation.org/pdf/la_dispersion_contre_la_democratie_sylvain_rochex.pdf ou émissions de radio là : http://www.radio-gresivaudan.org/Dispersion-acceleration-sociale.html

Concernant les expulsions politiques (et militaires !) de ceux qui cherchent à retrouver l'art d'habiter, Illich nous offre cette terrible analyse :

Ils seront tous expulsés, moins parce qu'ils causent du tort au propriétaire des lieux, ou parce qu'ils menacent la paix ou la salubrité du quartier, que parce qu'ils récusent l'axiome social qui définit le citoyen comme un élément nécessitant un casier de résidence standard.

Autres phrases  :

Il ne peut y avoir d'art d'habiter en l'absence de communaux. (...) La guerre contre l'habitat vernaculaire est entrée dans sa phase ultime et on force les gens à chercher un logement - qui est un produit rare.  (...) presque partout dans le monde de puissants moyens ont été mis en œuvre pour violer l'art d'habiter des communautés locales et créer le sentiment de plus en plus aigu que l'espace vital est rare. Ce viol des communaux par le logement est aussi brutal que la pollution des eaux. (...) L'autoconstruction est considérée comme un simple violon d'Ingres. Le retour à la terre est jugée romantique.


L'espace propre à porter les marques de la vie est aussi fondamental pour la survie que l'eau et l'air non pollués. Ce n'est pas le propre du genre humain que de se parquer dans des garages, si splendidement aménagés soient-ils, avec leurs douches et leurs économiseurs d'énergie.


C'est clair, nous n'habitons plus.
Or c'est aussi vital que l'air et l'eau purs.
Nous sommes des "logés" dans des casiers. Ce n'est pas insultant au dernier degré ça ?
Nous sommes tous insultés au dernier degré par le système de Mort, inhumain, dans lequel on vit. Et que fait-on ? ...
Le sujet de l'habitat, vraiment trop peu abordé est pourtant fondamental, en lui-même, mais aussi métaphoriquement. En effet, le vieux monde que nous voulons voir finir est comme un immense édifice (non vernaculaire donc, qui s'impose à nous), et nôtre tâche est de le faire disparaître sans le faire exploser directement sans quoi il nous tomberait dessus et nous tuerait. Cela consiste pour chacun de nous (et ensemble) à retirer brique après brique, patiemment mais sûrement. Les briques du vieux monde existent très logiquement les unes par rapport aux autres, et on est souvent obligé pour retirer telle ou telle d'en avoir préalablement retirées certaines autres.

Je donne parfois l'air d'en vouloir à certains. J'en veux uniquement à ceux qui n'ont pas commencé à démonter l'édifice du vieux monde (et encore, je leur pardonne).
Mais je comprends tout à fait que la déconstruction soit difficile pour chacun d'entre-nous.
Voyez-vous à quel point cette métaphore se superpose parfaitement à notre situation réelle en terme d'habitat ? Nous n'habitons pas, nous sommes des "logés", hétéronomes, dans des édifices, non respirant, malsains, pollués, non vernaculaires, qui nous enserrent, et nous font vivre une pression d'Enfer, insoutenable, INDIGNE.
Soit nous sommes "LOCATAIRES" avec la pression financière délirante du loyer à payer et avec cette relation si exquise, si DIABOLIQUE, avec "le propriétaire" ; tout ça, c'est UN ENFER.
Soit nous sommes PROPRIÉTAIRES et nous payons un loyer à la banque. La pression est la même. Nous sommes dans tous les cas en conséquence des esclaves du travail-des propriétaires et/ou des banques.
Et en plus, - et c'est bien le pire du pire qui devrait nous faire péter les plombs - , nous n'habitons pas (relire Illich ci-dessus).
De plus, ces mauvaises conditions initiales ne permettront pas une bonne articulation de l'individuel et du collectif, tout aussi fondamentale.
Et de cette situation initiale délétère découleront des mauvais rapports humains (des conflits perpétuels) qui ne devraient pas nous étonner - ils sont une conséquence, un symptôme, il faut traiter la cause, qui est le mode d'habitat - .

Tout ça me fait penser aussi à la description de Giono au début du texte « l'homme qui plantait des arbres » :

Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit. Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancœurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.


Non, nous ne sommes pas "faits" pour vivre l'absence d'amitié et de vie collective saine à l'extérieur, puis pour ensuite, essayer de "vivre ensemble" en se réfugiant dans des "logements" à 4 ou 5 dans 50 mètres-carrés (et maintenant, depuis quelques années, tous derrière des écrans).
Notre vrai besoin à tous, CHACUN, c'est HA-BI-TER ! et habiter pour articuler l'individuel et le collectif et en articulant l'individuel et le collectif.
Et c'est d'avoir DE L'ESPACE ! DE L'AIR !!! Saint-Ex disait cette chose très vraie : « le vice n'est que puissance sans emploi ». J'ajouterais la paraphrase suivante : le vice est aussi puissance sans espace.

Je vous renvoie aussi à mes autres articles : « Tuer l'idéologie pavillonnaire et l'idéologie de la maison bourgeoise » et « Ce qu'il faut de terre à l'homme ».
A l'heure actuelle (l'heure de la barbarie intégrale), une solution viable et assez miraculeuse existe dans l'habitat à ossature-bois, mur en paille et mortier, sur terrain agricole, déclaré en abris de jardin. On a tous appris des quantités de choses complexes et inutiles à « L'Éducation Gouvernementale ». Construire une petite maison de ce type est simplissime, à côté d'une infinité d'autres choses que nous faisons et que nous avons appris à faire (en étant FORCÉ en plus et à contre cœur).
N'est-ce pas le plus beau des travaux, qui se fait exactement à l'inverse d'un contre cœur, que d'AUTOCONSTRUIRE SA PETITE MAISON ?
Pourquoi on nous bourre le mou avec l'idéologie du travail, si ce n'est même pas pour réaliser le premier des travaux de l'homme, depuis que l'homme est sur la terre: HA-BI-TER (et se nourrir par ses propres moyens ! Autre sujet, connexe).

Pourquoi ne pas habiter cette vie comme il se doit, comme le créateur la voulue ?
Pourquoi être esclave toute sa vie ?
Pourquoi continuer ces vies de dingues, où nous travaillons comme des dingues, simplement pour être logés dans des cages ?

Que les ivrognes rendent la terre à ceux qui veulent manger !

Dans un article du jour sur Reporterre.net, on peut lire en chapeau :

Dans ce village de Côte-d’Or, un groupe animé par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire fait grandir un projet autant agricole que culturel, mêlant vignoble bio, culture du houblon, élevage de poules, mais aussi café associatif, habitat participatif ou encore université populaire.

vignesNous avons donc en premier : « Vignoble bio ». Est-ce pour produire du raisin qu'on mange ? Je ne pense pas (ou si peu). S'agit-il des « cépages interdits », les seuls ayant du sens en permaculture ? Je ne crois pas. Ensuite, deuxièmement : « Culture du Houblon ». Est-ce pour le manger en salade ?! Je ne crois pas. Est-ce pour en faire un certain levain (je vois qu'on peut faire ça avec le houblon) ? Je ne crois pas.

Le vignoble, c'est évidemment pour faire du vin, et le houblon, évidemment, bande d'alcooliques, pour en faire de la bière. Il s'agit donc de cultures d'ivrognes quoi et un site écologiste (pourtant brillant) s'en fait le relais. Si on regarde la suite du programme, ils se nourriront donc avec des œufs de poule (mais vu le type de production, ça doit bien être pour les vendre - et donc pour une fois de plus manger de l'argent au lieu de se nourrir !).

Quand on voyage en France ou un peu partout en train, on peut voir défiler à toute allure les paysages et notamment les champs... et combien de millions et de millions d'hectares pour ivrognes défilent sous nos yeux... ! Pourquoi personne ne le dit ?! : l'agriculture mondiale est pourrie, dévastée, polluée, accaparée par les alcooliques et autres drogués, par tous ces gens qui ont besoin d' « étouffer la voix de leur conscience (Tolstoï sur Alcool et Tabac) ». Tous ces gens qui boivent donc pour oublier qu'on pourrait faire pousser des milliards de milliards de plaqueminiers, d'actinidias, de pommiers, de cerisiers, de noyers, de châtaigniers, de poiriers, de pruniers, de figuiers, de grenadiers, d'abricotiers, d'asiminiers et de toutes les milliers d'espèces fruitières merveilleuses pour nourrir tout le monde (et je ne parle même pas des cultures annuelles)... (tiens mon correcteur orthographique ne reconnaît même pas asiminiers, et il me propose magasinier à la place !!! le salaud !). Donc, en fait, c'est connu, les alcooliques boivent pour oublier qu'ils boivent (... pour oublier qu'ils pourraient manger des fruits à la place si la terre n'était pas accaparée par eux-mêmes et leur vice...). Et je n'ai même pas encore parlé des champs de tabac et des autres drogues.

Tous ces hectares de vignes alignées comme des majorettes et torturées avec du fil de fer, raccourcies comme pour produire du Bonsaï, taillées, traitées, juste pour que les gens puissent se droguer, alors que la vigne est originellement une composante merveilleuse de jardins-forêts, qu'elle doit pouvoir se développer sur 10 à 15 mètres de hauteur à la manière des actinidias et de toutes les autres lianes, sur d'autres arbres compagnons ; alors que la vigne est avant tout là pour nous donner des grappes de raisins qu'on mange sur place (pour se nourrir !!!!) ; alors que la vigne est normalement beaucoup plus vigoureuse et résistante naturellement aux maladies.

De plus, puisque je parle de la vigne, il faut savoir que les meilleurs cépages (pour la permaculture) sont justement les fameux prohibés !!!! Mais tous ceux qui discutent de cette interdiction ne disent jamais que tout a été pensé par rapport au vin et qu'en fait c'est surtout là que se situe le scandale de cette interdiction. C'est-à-dire que même si les arguments pour interdire sont bidons, il faut voir qu'en plus ils ont concerné intégralement la production de vin. Nous avons vraiment un monde d'alcooliques ! qui en vient à oublier que le raisin, bien avant d'en faire une drogue, est simplement un fruit qui se mange comme la framboise ou la pomme... (et le raisin entier, consommé avec ses pépins, est une panacée pour le corps). [N.B : mais ça vient de très très loin tout ça, puisque le nom latin de la vigne européenne intègre carrément la production de vin : Vitis Vinifera]

bucard sur les cépages prohibés

Note concernant l'image ci-contre : une autre version de ce buvard a d'abord circulé avec une troisième mention en dessous de "ils donnent du mauvais vin" qui était : « Ils ne sont plus à la mode, ce sont des reliques du passé », mais cette mention a fait scandale et elle a donc été retirée.

*****

J'aimerais bien ce chiffre, mais il est difficile à trouver : le nombre d'hectares de terre en France et dans le monde dévolu à la production de drogues... Il doit faire vraiment très mal, je pense.

Que les drogués rendent la terre à ceux qui veulent se nourrir !
Qu'ils la rendent à ceux qui ont faim !

Et renseignez vous, pour votre jardin (pour manger du raisin), sur les « cépages interdits » : Noah, Baco, Isabelle, Clinton, Othello, Jacquez, Herbemont.

N.B : Ce propos du jour vient à point nommé après celui d'hier : « On boit un coup ! »

Mots-clés du paradis terrestre

Argousier, Feijoa, Asiminier, Canneberge, Actinidia Arguta (Kiwaï), Actinidia (Kiwi), Schisandra, Cornouiller (et autres cornus), Murier blanc/noir, Amélanchier, Akébia Quinata, Goji, Hovenia Dulcis, Chayote Christophine, Aronia, Sureau, Myrtillier Arbustif, Leycesteria Formosa (arbre aux faisans), Châtaigniers, Figuiers, Abricotiers, Cerisiers, Arbousiers, Chèvrefeuille comestible, Grenadiers, Plaqueminiers, Pruniers, Poiriers, Pêchers, Pommiers, Framboisiers, Groseilliers, Cassissiers, Tayberry (muroise), Casseilles, Cognassiers, Epine-vinette, Groseilliers à maquereau, Goumi du Japon (Éléagnus Multiflora), Ragouminier (Prunus), Nashi (poirier du japon), Néflier du japon, Noisetiers, Noyer, Kumquat (sous serre), Passiflore incarnata.

Pour ne parler que des arbres.

Voir dans nos liens Permaculture, il y a plein de ressources.

Dénonciation de la permaculture commerciale (sketch radio)

Joseph Sapin termine son stage de permaculture (moment du paiement).
Extrait de la dernière émission du Monde Allant Vers avec Mathilde, Joris et Sylvain (Intro de 5'30)

Ce sketch est une impro en direct.
+ : le coté impro apporte une justesse intéressante.
- : des effusions de bisous et d'amitié au moment de la séparation finale auraient été marrants, et plus de références à tous les travaux de bagnards effectués pendant le stage auraient aussi apporté un plus à ce dialogue.
On en refera peut-être un, + écrit.

Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où des coups de pioche sont donnés. Il n’est pas d’horreur matérielle. Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n’ont point de sens, qui ne relie pas celui qui les donne à la communauté des hommes. Et nous voulons nous évader du bagne. Saint-Exupéry dans Terre des hommes.

Lien vers l'article "Contre tous les marchands de savoir".

Vivre dans la nature

intothewildadreyRévélation pour moi : nous sommes faits pour vivre DANS la nature, immergés dedans. Pas à côté, dedans. Pas "le week-end" ou "en vacances", mais au quotidien. (ci-contre, photo de chez moi).
C'est le principe premier de la vie.

Mais est-ce vraiment une révélation, alors que cela est révélé à chacun d'entre-nous, moi y compris, à chaque fois que nous allons dans la nature ?!
Cela m'a été révélé par exemple toute mon enfance quand nous redescendions en ville après une virée dominicale en montagne et que ma mère disait systématiquement dans la voiture (dans les bouchons) : « Olala, on retourne dans la crasse, qu'est-ce qu'on était bien là-haut !! »
Et je me disais à chaque fois : c'est bizarre... puisqu'il en est ainsi, pourquoi est-ce qu'on redescend alors ???!!!
Oui, "dans les bouchons", car tout le monde faisait la même connerie, tout le monde retournait au boulot et à l'école le lundi - c'est très important de toujours faire comme tout le monde en dépit des lois de la vie - )

Le problème de l'homme c'est d'être long à la détente (à cause de cette loi du conformisme qui prime sur toutes les autres). Il peut faire 5000 fois la comparaison entre un lieu où il se sent bien et un autre où il ne se sent pas bien, sans jamais tirer de conclusion évidente pour sa vie (et concernant la direction à donner aux choses ) ...
Les "vacances d'été" (temporalité étatique-scolaire à bannir) sont le moment privilégié où les gens vont rejoindre des lieux où ils se sentent particulièrement bien (des lieux de nature), étrangement sans jamais penser qu'ils pourraient y demeurer... Ben non puisque c'est "le lieu des vacances",... que deviendraient "les vacances", si nous étions toujours en vacances ?! ,... la "temporalité étatique-scolaire" imposée et voulue par la dictature en souffrirait radicalement.
Le paralogisme est donc le suivant : vivre toute l'année SCOLAIRE dans un endroit où je me sens mal ou pas très bien, et rejoindre pendant les vacances les lieux où l'on se sent bien... : Esprit d'esclave, rien d'autre.
La cause de ce manque de logique semble venir d'un pan de la propagande du système qui fait que chacun intègre rapidement une sorte d'impossibilité couplée à une interdiction, à vivre dans la nature.

En vérité, quand nous sommes en pleine nature et que nous viennent des phrases du type : « Qu'est-ce qu'on est bien !!! », on se trompe sur l'origine du propos. Il ne s'agit point de notre esprit qui est simplement content d'être en vacances dans un lieu joli qui sent bon la violette, il s'agit en fait de la totalité de notre être qui est en train de nous indiquer que c'est là qu'il faut vivre, c'est-à-dire : RESTER, DEMEURER, S'ENRACINER mais aussi CULTIVER et PROCRÉER. Quand nous vient la phrase « Oh mais qu'est-ce qu'on est bien !! », il se produit en fait exactement la même chose que pour une plante lorsqu'elle décide de s'enraciner à tel endroit du sol parce que tous les critères physico-chimiques sont tip-top, ou que pour une femelle qui décide d'établir un nid parce que l'endroit est approprié en fonction de centaines de critères.

Un mot pour les propriétaires de chien : votre chien, en tant qu'animal, a de multiples longueurs d'avance sur le sujet dont je parle. Il suffirait à chaque propriétaire de donner une liberté totale au chien et de découvrir qu'il ira dans les lieux de nature où l'on se sent bien.
Le chien sait mieux que nous où il fait bon vivre, donc suivons-le. Suivons ce qui est bon pour lui, et ce sera bon pour nous aussi. Combien de propriétaire diront de leur chien qu'il aime les grands espaces, le grand air, courir, s'ébattre, jouer dans l'eau, se rouler dans l'herbe... (et qu'il a besoin de ça)... Et toi, propriétaire de chien, c'est quoi que tu aimes ? et c'est quoi dont tu as besoin ? Tu as besoin de ce que tu aimes et tu aimes ce dont tu as besoin... (et c'est à peu près des mêmes choses que ton chien)

Nous ne sommes pas faits pour avoir un jardin, mais pour vivre DANS un jardin et un jardin qui soit un biotope complet. Bref, un jardin-forêt, un écosystème auto-fertile.
Là-dessus, je ne comprends pas ma mère qui a passé sa vie à dire que là où elle se sent bien c'est "en montagne", sans jamais conclure que c'est donc là qu'il faudrait qu'elle s'installe.
Et tous ces gens qui vivent dans les grandes villes, tout en disant que ce n'est pas là qu'ils devraient être, c'est quoi cette schizophrénie ?

Dans la dictature en place, le chemin peut effectivement être ardu pour vraiment arriver à être là où on se sent bien (puisqu'il faut déjà vaincre la barrière des idées reçues concernant là où il faut vivre, là où l'on doit vivre), mais au moins le savoir, au moins tous les jours être sur le bon chemin : celui qui va nous conduire là où on se sent bien.
Pour ma part, je vis et je vais vivre de plus en plus dans la forêt, et c'est là que je me sens bien, c'est là que je trouve tout ce dont j'ai besoin.
Mais je constate que c'est AUSSI là où tout le monde se sent bien. Alors ?!
Je ne comprends vraiment pas la capacité de mes frères humains à accepter l'inacceptable, à accepter de vivre constamment contre leur aspirations profondes. Ha mince, j'oubliais, ils ont été SCOLARISÉS, FORMATÉS, MOULÉS, CONFORMÉS.
Des petits humains en série pour fournir en bétail la dictature étatique-capitaliste barbare. Mais chut ! Il ne faut pas dire la vérité.

« Y'a toujours plus profond que le fond »

 

Et "la berceuse" :

Les courbes de l'Anthropocène :

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet

N.B: La courbe de "la scolarisation du monde" coïncide évidemment avec les autres. Amusez-vous à placer sur ces graphes, les lois scolaires de Jules Ferry de 1882.

Extrait de « Les poules préfèrent les cages » de Armand Farrachi :

les poules préfèrent les cages« L'optimisme s'emmure dans l'ignorance et dans l'aveuglement, quitte à rassurer quand l'incendie fait rage : voilà quarante ans, dit-on, que les "catastrophistes" annoncent la fin du monde, et voit-on pour autant que l'eau ait cessé de couler, le soleil de briller ou le vent de souffler ? Mais ne voit-on pas aussi qu'en l'éclair d'une seule génération l'eau qui coule charrie des nitrates ou du plomb au point qu'il est déconseillé d'en boire, que le soleil qui brille darde des rayons chargés d'ultraviolets au point qu'il est devenu dangereux de s'y exposer et que les moutons, en altitude, deviennent aveugles, que le vent qui souffle porte plus loin la pestilence chimique au point que le port du masque est à l'ordre du jour et qu'il est déconseillé aux piétons de sortir les jours de beau temps ? Voilà quarante ans qu'on répète en effet que si rien n'est fait la couche d'ozone sera percée. Et la voilà percée pour des millénaires. Voilà quarante ans qu'on répète que si rien n'est fait le climat changera, les forêts disparaîtront, les animaux mourront. Et voilà que la température moyenne a déjà augmenté d'un degré, que huit mille cinq cent espèces sont menacées d'extinction à court terme et que la forêt tropicale a perdu 80% de sa surface ? Voilà longtemps qu'on répète encore et toujours que si rien n'est fait la vie même ne sera plus possible sur Terre. Et voit-on que cela ait concrètrement changé quoi que ce soit à la conduite du monde ?

A la moindre contrainte, la pulsion destructrice déborde des cadres légaux et développe des métastases dans les tissus mafieux. Ainsi que le disait Teddy Goldsmith : on peut détruire le monde entier sans violer une seule loi. Un système à ce point fondé sur la violence, le profit et la destruction ne peut être ni réformé ni changé. Il ne peut être que détruit. »

A lire également : « L'évènement Anthropocène » de Bonneuil et Fressoz

anthropocène

 

 

D'abord, l'Essentiel !

Si, tous, nous nous concentrions sur l'essentiel... Si, tous, nous commencions par atteindre l'essentiel... Si, tous, nous passions nos journées en quête de l'essentiel... Alors le monde serait un paradis. Voici, ci-dessous, ma proposition concernant l'essentiel. Si elle vous sied, vous pouvez vous mettre à cocher les cases, et à oeuvrer pour en cocher le plus possible. Vous pouvez aussi vous en inspirer pour établir votre propre liste (qui ne devrait pas être si éloignée que ça de la présente) :

"Vivre simplement, simplement pour que tout le monde puisse vivre".

"Homme, si tu veux savoir le vrai, cherche le juste".

 

sensortird

Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn