I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour de teps en temps)

 

Terre et Permaculture

Terre et permaculture

fleur de permaculture

Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet.

A l'Adrey, c'était « Bouillon la Creuse »...

Pas grand monde n'avait compris l'importance et la profondeur du sketch « Bouillon la Creuse » ci-dessous, et pourtant, à l'Adrey, du 3 au 10 août dernier, on y était : une semaine collective de partage de toute beauté avec une trentaine de personnes là-haut sur la colline. Quand tout ceci se déroulera dans l'espace public, nous aurons enfin changé de paradigme pour le paradis.

De vanités en vanités, se dessine notre terre promise

Je le vois venir et c'est très beau... et très moche en même temps...

Peu à peu, jour après jour, individu après individu, chacun à son rythme, même s'il n'en a pas conscience, chacun est en train de se rendre compte d'une chose : que son premier besoin, celui qui surplombe tous les autres est de disposer de façon permanente ( — je dis disposer car peu importe, ici, les modalités —) de un à trois hectares de nature vivante, de terre arable, avec des arbres, des oiseaux et des écureuils.

Je vois clairement chacun se diriger vers ça malgré son être scolarisé convoqué en permanence et en accord avec son moi profond sans cesse renvoyé aux calendes grecques.

Beaucoup — la majorité — sont encore très loin de cette vérité, mais je vois bien que leurs erreurs les en rapprochent à chaque instant sans qu'ils s'en rendent clairement compte.
Je vois ce qui, dans leurs pas qui trébuchent sans cesse, sera bientôt nouveau lot de preuves supplémentaires pour qu'ils finissent par découvrir la nature de leur véritable besoin.

Et « peu à peu, tout se fond en un, et au milieu coule une rivière » disait le film de Robert Redford.
Mais qu'est-ce qu'ils mettent un temps fou pour se rassembler, en eux-mêmes et avec les autres...
Je les regarde faire, je les regarde découvrir continuellement l'incommensurabilité des vanités de ce monde, qui conduit, non pas dans l'impasse, mais à cette vérité des satisfactions premières. Mais c'est assez incroyable de constater l'endurance dont est capable l'être humain pour passer d'une vanité à l'autre, d'une vanité à une vanité un peu moins vaniteuse, mais sans jamais balayer d'un seul coup toutes les vanités.
Alors, petit à petit, très lentement, trop lentement, se dessine pour chacun la résultante de toutes ces vanités consommés, de toutes ces abdications desquelles on se relève plus fort à chaque fois. Car abdiquer vis-à-vis des vanités de ce monde, une à une, est la meilleure chose à faire. Et cette résultante est TOUJOURS et pour chacun : le lopin de terre. Chaque homme passe de vanité en vanité, pour finir par comprendre CE QU'IL FAUT DE TERRE A L'HOMME, donc ce qui lui faut de terre, à lui, qui est AUSSI un homme, comme les autres (comme ceux d'hier, d'aujourd'hui, et de demain, — n'en déplaisent aux transhumanistes —).
 
Car toutes nos vanités, c'est-à-dire toutes ces activités vaines en société (— et toutes les activités sont vaines en société —) servent uniquement à engranger du capital argent ou relationnel visant à combler momentanément nos besoins essentiels. Peu à peu chacun comprend que ça tourne à vide, que la compétition sociale nous ramène sans arrêt au point de départ. Mais chaque tour de roue supplémentaire fait apparaître dans l'esprit un nouveau bout de la lande sauvage qui permettrait d'éviter chacun de ces tours de roue (passés, présents et à venir si on ne prend pas des mesures). Peu à peu, on comprend que tous nos besoins pourraient directement être comblé par le fait de disposer d'une terre.
Mais une nouvelle vanité vient faire écran à chaque fois.
Et tant qu'il reste, ne serait-ce qu'une seule vanité en stock, les gens continuent de se refuser le constat terminal : ce que j'ai besoin par dessus tout, c'est d'une terre, car je suis homme sur la terre. J'ai besoin de me nourrir, de m'abriter, de me vêtir, de rendre mes déjections à la terre, de boire l'eau de la source, de contempler les étoiles au son de la chouette. J'ai besoin d’œuvrer au soleil dans un concert de chants d'oiseaux et entouré de fleurs et de papillons... Le reste n'est que... VANITÉ.
 
Ils me disent tous que ce n'est pas encore le moment, qu'ils aient 15 ans, 20 ans, 40 ou 70. Ils ont tous leurs excuses. Je le dis souvent : chaque être social dépense la totalité de son énergie afin d'éviter deux choses : LA TERRE et LA POLITIQUE (qui sont pourtant les deux choses qui leur rendraient tout d'un seul coup). Ils ont apparemment encore tellement de vanités à explorer. Et pourtant je les vois tous se diriger vers ça, vers leur terre promise. Je vois d'avance ce qui sera très bientôt VAIN et INUTILE dans leurs actions, et qui va augmenter dans leur cœur, d'un pouce, la pertinence totale et absolue du lopin de terre, seule chose pour l'homme qui n'est pas vaine, car c'est le seul endroit, le seul vrai temple, où Dieu nous répond enfin.
 
Mais c'est beau et moche en même temps, car la vie passe, de vanités en vanités. Et la question qui apparaît c'est : en combien de morceaux vont-ils tous rejoindre leur terre promise ? Ils sont bientôt tous, « à ramasser à la petite cuillère »...
 
Le plus épatant et incroyable avec la philosophie c'est que les hommes sont déjà passés par là et que tous les livres parlent de cela.
Et donc, beaucoup savent bien que c'est ça le point d'arrivé, que toutes nos erreurs nous y conduisent, mais ils semblent vouloir l'atteindre à leur mort seulement. Alors je donne une définition du bonheur : il nous faut atteindre ce point, le point d'arrivée, le plus tôt possible, lorsqu'on est encore bien vivant. Et l'on découvre, touché par la grâce, que le point d'arrivée est le seul vrai départ.
 
Sylvain Rochex

L'Éveil des Cours Certifiés de permaculture. DRAME.

 

l'éveilLe documentaire « L'Éveil de la permaculture » est en fait un film propagande sur l'éveil du business et de la scolarisation de la permaculture.

LA CORRUPTION DU MEILLEUR ENGENDRE LE PIRE...

En salle depuis le mois d'avril, le documentaire « L'Éveil de la permaculture » est en fait un film promotionnel au bénéfice de ceux qui tentent de récupérer et de corrompre la permaculture.
On ne pensait pas que ça serait possible tant la permaculture représente le dernier espoir pour l'humanité et la dernière révolution possible. Mais apparemment, comme on nous a toujours volé les révolutions, certains tentent de voler y compris celle de la dernière chance.
La permaculture invite chacun de nous, par l'évidence du soin et de l'attention, à agrader son environnement immédiat pour bâtir des écosystèmes auto-fertiles, permanents et nourriciers, en boostant toutes les synergies possibles à l'intérieur du vivant et en prenant pour modèle la forêt.
Mais la permaculture est en train d'être pervertie par le business et par sa scolarisation / institutionnalisation.
On avait déjà nos "profs" qui se prennent pour Dieu, mais voilà une nouvelle génération de profs avec les dents encore plus longues qui prétend carrément posséder les savoirs liés aux synergies dans le cosmos.​
Je ne pensais vraiment pas que la permaculture serait récupérée tant cette recherche de synergie concoure de fait à l'autonomie individuelle et collective, et à des systèmes humains communautaires. Eh bien, non, des gens sont en train d'accomplir l'impossible, c'est-à-dire de rendre hétéronome l'autonomie elle-même. C'est pourquoi le film est gorgé jusqu'à la lie de contradictions (toutes les deux minutes, on dit une chose et son contraire). Il s'agit sans doute d'un film pour dire toute la schizophrénie qui caractérise les individus de cette fin de civilisation.
L'esthétique du documentaire — au lieu d'être celle du jardin d'Éden — est intégralement celle de « la formation » et de la scolarisation à fond les manettes. Une quantité dingue de plans sur des stylos-bics et des cahiers ; une quantité quasi totale de situations d'enseignements avec la dichotomie prof/élève est surexploitée. Situations scolaires et scolarisantes en pagaille, quand la permaculture est justement DÉSCOLARISATION, et désinstitutionnalisation des rapports, pour que les richesses de chacun puissent s'épanouir et pour qu'aucun frein ne soit mis à l'agradation !
La permaculture invite à un foisonnement à l'horizontal à l'instar de ce qui se passe dans la nature, chaque espèce pouvant jouer sa partition. Mais là non, on a des chefs de files qui s'engraissent et qui profitent du travail de fourmis de tous leurs "stagiaires". Ils peuvent effectivement avoir des lieux exceptionnels puisqu'ils arrivent constamment à avoir des ouvriers qui payent très cher pour pouvoir œuvrer chez eux. Ça doit sûrement être ça le tout dernier stade du capitalisme : avoir des ouvriers qui payent très cher pour travailler.
Ce documentaire montre aussi (et apparemment malgré lui) ce qu'est une institutionnalisation larvée... Ils disent que tout ceci se développe "hors-institution", alors que les briques qui sont progressivement assemblées sont les fondations classiques de toutes les institutionnalisations du passé. Tout se met en place pour les futurs processus de distinction, de légitimation, LABEL (étymos : divisions, lambeaux), hiérarchies et autres, car toutes ces choses sont déjà là, larvées, en creux, prêtes à bondir à la gorge du monde (une fois de plus).
Un jargon et des concepts inutiles sont créés de toutes pièces pour faire montre d'une complexité/technicité et d'une nécessaire capitalisation du savoir.
Alors que la permaculture s'ancre dans le présent et va directement du cœur à la main. Le concept qui a la palme de l'enfumage et de l'énergie diabolique est celui de « DESIGN »... Quelle HORREUR !
Ce mot « Design » cache Prométhée et Descartes. Le drame de notre civilisation est notre tempérament et mœurs prométhéens et cartésiens.
Le « design », en permaculture, nous invite à quitter le jardin, pour sortir papier, stylo et ordinateur pour modéliser, planifier, prévoir, de façon démiurgique et prométhéenne comme si l'être humain pouvait connaître et appréhender (et donc prévoir) l'infini des interactions du vivant. Qui peut réellement dire ce que l'implantation d'un groseillier à tel endroit va faire sur l'angélique, l'ortie, le tilleul et toutes les autres espèces et toute la biologie, la physique et la chimie à proximité ?? Personne !!! Sauf Dieu ! Donc, personne !!
La permaculture, la vraie, pas celle de ces marchands du temple, est épiméthéenne totalement. Elle nous invite justement à retrouver en nous, en vertu d'un processus de réminiscence (ANAMNÉSIS), la pulsation originelle, pour aller du cœur à la main. Bref, exactement l'inverse du cartésianisme ou de l'attitude prométhéenne. La permaculture invite à l'humilité ! Qu'on m'explique l'humilité de ces nouveaux gourous-marchands !
La permaculture, c'est retrouver LES ÉVIDENCES à partir de ce qu'il y a de plus intime en chacun de nous (qui vient du fond des âges). Et des gens sont en train de s'organiser pour couvrir les évidences d'un voile, pour que devions ensuite payer pour que le voile soit levé par fragments microscopiques.
A chaque révolution, on reprend le chemin des évidences, et des êtres se dressent pour faire obstruction, ou pour nous conduire dans des labyrinthes et des impasses. Ça suffit !! Je pensais que les chiffres à notre époque concernant les destructions du vivant suffiraient à ne plus voir ce genre de comportement revenir pour cette dernière révolution.
Eh bien si ! Ils reviennent ! Ils vont vous parler de Design, de PDC, de Keyline et de Keypoint, de techniques, de diplôme de permaculture, d'université de la permaculture et de leur stage à 1000 Euros etc.. Ils vont donner naissance à des leaders charismatiques qui se prennent pour Dieu et vous enfument pour leur portefeuille. Et ils vont vous faire raquer raquer et encore raquer, distribuant chaque miette de savoir contre rémunération. « L'aliment favori de la chèvre est le frêne » : gling ! 10 cents d'euros ! « Le saule est le premier à s'épanouir pour les abeilles au printemps » gling ! Encore 10 cents ! « La poule mange des vers de terre » gling ! 10 cents !
Pendant des générations, les papys montraient comment greffer, ou autres savoirs, et aujourd'hui, la marchandisation du monde ayant terminé son œuvre diabolique, les techniques de greffes sont vendues comme le reste !
Alors que la permaculture devait signer la fin de la rareté dans la diffusion du savoir, des gens sont en train d'organiser sa rareté avec toutes les techniques modernes à leur disposition (y compris, la propagande de masse via ce film).
Mais ils sont encore un peu dans l’œuf. Il faut donc les tuer dans l’œuf (tuer leur business et leur tentative de scolarisation), avant que ne fleurisse par exemple, le Label « Permaculture » sur les produits des supermarchés, et avant que l'État — éternel complice/instrument des pourris —vienne s’immiscer pour mettre en place un système de validation/légitimation pour venir distinguer les "vrais permaculteurs" (ceux qui ne troublent pas le système capitaliste et l'ordre établi) des "faux" (anarchistes, désobéissants, un peu trop libres).
Et l'État avec la distribution du fric arrive toujours à ses fins, c'est (aussi) pour ça qu'il faut sortir la permaculture des logiques de fric !
Mais putain, on est encore en train de nous voler la Révolution.
Le film est sous-titré : « et si la révolution s'inspirait de la nature ».
Pourtant quand une digue saute dans la nature, il n'y a pas de retour-arrière possible. La digue a sauté ! Aucune espèce de plante va tenter de canaliser le flux pour son profit en matière d'irrigation...
La permaculture, c'est la nature qui se révolte. Le sauvage en nous. J'invite tous les sauvages de la terre à ravager les business de tous ces vendeurs de stages de permaculture à 1000 Euros les 10 jours. J'invite tous les sauvages de la terre à ravager le mouvement de scolarisation de la permaculture au profit d'une continuation du mouvement général de Déscolarisation tous azimuts. J'invite tous les sauvages de la terre à se rassembler pour faire de la permaculture ensemble gratuitement, intégralement gratuitement.
Je joints la chanson de Vaneigem qui dit que nos révolutions sont trahies. Mais maintenant ça suffit !

Nous (comme beaucoup d'autres qui ne sont évidemment pas dans ce documentaire de propagande), organisons là où nous vivons des partages de connaissances permaculturelles pour ZÉRO EURO par jour.
Car l'énergie du cosmos, l'énergie de la permaculture, est celle de la grâce, celle de la gratuité !
 
Gros bisous
Sylvain Rochex - www.descolarisation.org

Projet et organisation d'un atelier constituant sur le foncier.

 

pluNos lois actuelles et différents codes interdisent à chacun de bénéficier de ses droits naturels les plus élémenterres : accès à la terre, abri. Les gens parlent de plus en plus de PERMACULTURE sans jamais dire que la totalité des principes de permaculture sont en contradiction totale avec toutes nos lois sur le foncier et la propriété de la terre.

Par le jeu sordide des "PLU" et autres "cartes communales", nous sommes tous condamnés à la dette, à l'usure bancaire et aux travaux forcés pour simplement avoir le droit de vivre.

Plus qu'indigents et absurdes, le concept de « constructible » et tous les "zonages" sont de purs outils pour empêcher l'émancipation humaine.

Les codes et lois liés au foncier sont sans cesse brandis pour soi-disant faire barrage à ceux qui feraient n'importe quoi quand c'est exactement l'inverse qui se produit tous les jours. L'appareil législatif favorise constamment les affreux promoteur et rapaces en tous genres et condamne les justes qui veulent juste habiter dans une cabane.
Tous notre appareil de lois en matière de foncier est là pour favoriser les banques et les promoteurs et condamner chacun à l'usure et au travail pour les capitalistes et l'État.

Dans ce monde à l'envers où le sens des mots est toujours foutu, « constructible » signifie en fait : « destructible », il faut bien percuter !

Mais il n'est pas facile de savoir par quoi remplacer les lois actuelles dans le domaine du foncier et de la propriété de la terre, c'est pourquoi nous avons besoin du cerveau collectif.

Nous aimerions, avec Mathilde, organiser des ateliers constituants avec du monde sur ce sujet, mais en cette heure de censure et de dictature extrême, nous ne pouvons plus que formuler autour de nous ce souhait.

Censure, oui, permanente, omniprésente, totalisante.

Je pleure tous les jours l'horrible système de censure extrême dans lequel nous végétons et mourrons tous.

Étienne Chouard continue d'inviter à ce que nous fassions des ateliers constituants sans jamais évoquer la censure extrême actuelle qui s'y oppose radicalement. Non, on ne peut pas dire aux gens de faire les Ateliers constituants "à la maison" derrière les thuyas et les portails électriques. Ce qui est "constituant" ne peut se produire que dans l'espace du commun et pour ça, il faut faire de la lutte contre la censure la première des luttes. (Et pour ça pour il faut savoir la véritable définition de la censure).

Je pleure d'être le seul à ressentir actuellement la plus effroyable censure qui soit.

Cette censure, c'est la terreur émotionnelle du moindre agent de ce monde à se décaler de 1 millimètre du consensuel et du vide.

Cette censure, c'est d'oser croire qu'avec des associations loi 1901 et du youtube, on a de l'expression humaine et du vivre ensemble.

La censure, c'est le trait principal de ce monde.
Discrimination et censure, c'est le cœur même de nos vies. Et on te parle encore et toujours de liberté et de progrès...

Monde affreux affreux affreux affreux affreux affreux affreux. Crève sale monde !

Edit (ajout) :

Il y a un point hallucinant que j’ai oublié de mettre dans ce papier c’est le fait que le seul critère pour posséder des habitats, soit celui de l’argent et non le droit NATUREL d’habiter. Et ce point est particulièrement sidérant et concret dans le fait qu’on ne pose jamais la question du nombre de logements sur le plan législatif.

Tu as le droit d’avoir des milliers d’habitats si tu as tout l’argent nécessaire, mais si tu n’as rien du tout et que tu veux juste une seule habitation de type cabane ou petit chalet dans la nature, tu n’as pas le droit.

C’est là où on voit que le discours visant à dire que nos lois nous protègent des abus, c’est totalement faux, puisqu’il suffirait juste de limiter le droit à construire au droit pour chacun à habiter (= un seul habitat par personne) mais les rapaces et promoteurs seraient grave emmerdés.

Déjà, sur ce point, pourquoi on ne commencerait pas entre nous à mettre les pieds dans le plat ? Pourquoi en famille et dans les cercles d’amis, on ne pose pas plus souvent cette question SCANDALEUSE du nombre de logement ? Pourquoi on n’interroge jamais notre cousin, sur le fait qu’il dispose de deux maisons secondaires (à la plage et à la montagne) en plus de la sienne à Paris, en lui disant que la majorité n’a rien de tout ça ? Oui, tout simplement pourquoi certains ont TROIS maisons, et d’autres ZÉRO ??? Alors qu’on pourrait et qu’on devrait tous en avoir UNE, avoir DROIT à UNE.

Quel est le risque d’urbaniser sauvagement les campagnes, si on veille constitutionnellement/légalement à ce que chacun n’ait jamais plus d’1 maison ?
En fait, je dis « une maison », mais ce que je pense comme chiffre, c’est une limitation constitutionnelle de 20 mètres carrés habitables par citoyen. Ça veut dire que deux personnes sur un terrain auraient le droit de construire soit 2 modules de 20m², soit un seul de 40m².

Voici donc mes deux chiffres phares : le DROIT à 2 hectares de terre par personne et le DROIT à 20m² habitables par personne.

L'été, de mars à novembre !

tulipe adreyC'est possible ! En faisant comme les oiseaux migrateurs ?! En allant vivre dans un « pays chaud» ? Non, simplement en vivant dans la nature et en cultivant la terre !

Depuis l'avènement de la société moderne urbanisée où les individus sont prolétarisés, de nouvelles définitions de l'été sont apparues. Il ne s'agit plus seulement des mois les plus chauds de l'année où les jours sont les plus longs. L'été est devenu un ensemble de sensations qui existent par opposition au reste de l'année, bref UNE ESTHÉTIQUE particulière, propre à l'été.
Tentons de la décrire un peu cette esthétique.
L'été, la sensation de liberté est plus grande pour beaucoup de raisons que je ne vais pas lister ici (vous pouvez les lister pour vous-même). L'été, le soleil frappe notre peau et nos yeux pour notre plus grand plaisir. L'été, notre contact avec les éléments naturels est plus élevé : avec la terre, l'eau, les végétaux, les minéraux, le feu. L'été, nous cueillons des plantes et des fruits, nous nous intéressons au vivant beaucoup plus que le reste de l'année. L'été, nous nous reposons dans des hamacs dans des environnements bucoliques. L'été, nous marchons pieds nus. L'été, nous nous retrouvons autour d'un feu de camp avec des amis à faire griller des brochettes. L'été, c'est les « les beaux jours », nous nous sentons mieux, avec plus d'énergie et d'optimisme. L'été, nous prenons plaisir à transpirer, à être peu vêtu. Tout ça, et mille et un autres détails de cette esthétique de « l'été » vécu par l'homme occidental prolétarisé.
« L'été », ça passe vite. A peine le temps d'entrevoir la queue d'un bout du cosmos, à peine le temps de se sentir vivant, que la roue tourne, que les choses changent. Rapidement, à peine le temps de faire trois tours pieds nus dans l'herbe grasse avec les grillons, et on entend déjà au loin les pas lourds et terrifiants du Dieu de LA RENTRÉE. Pour l'homme occidental prolétarisé « l'été » est exactement comme une éjaculation : intense, prodigieux, mais trop court, à peine le temps d'y penser, pas le temps d'y penser que c'est déjà fini. Ça passe comme un rêve.

Mais pour l'homme occidental qui réalise ce que certains nomment un « retour à la terre », cette esthétique de l'été, celle qu'il a connue pendant toute son enfance, seulement du 1er juillet au 31 août, se déploie soudainement et magistralement de mars à novembre (voire décembre pour l'année 2016).
Quelle abyssale surprise ! Aussi heureuse que révoltante et rageante tant elle renseigne sur un éventuel gâchis pour soi et pour les autres.

Être actif dehors permet d'élever suffisamment sa température corporelle pour que les 7 - 17 degrés Celsius printaniers ou automnaux soient l'équivalent de 25 - 30 degrés à l'ombre l'été dans un hamac. Deuxièmement, au contact continuel de la nature, on devient sensible à des milliards de détails, et la nature de mars ou de novembre devient aussi foisonnante qu'une nature en plein mois d'août pour un estivant-prolétaire. Magique !

Alors pour tous ceux qui hésitent encore à faire le pas de ce fameux « retour à la terre », n'est-ce pas là, une des idées les plus tentantes qui soient : optez pour « l'été, de mars à novembre ! » C'est possible !

Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, retrouvez vos amis pour des feux de camp réguliers avec musique, chants, danses, et grillades. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, marchez pieds-nus sur la terre ferme, et grimpez aux arbres. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, courrez en petite tenue dans la forêt et regardez les fleurs et les animaux. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, gorgez-vous de soleil chaque jour de beau temps, y compris sur la nuque, les mollets et les avants-bras. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, retrouvez la vie que vous viviez enfant : seulement "pendant les vacances d'été", libéré de la prison scolaire et des injonctions permanentes, au contact approfondi avec les éléments du cosmos. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, faites de toutes vos journées des équivalents de vos "après-midi à la campagne chez Mamie" quand vous étiez petit. Faites que ces échantillons de vraie vie entrevus pendant l'enfance deviennent votre quotidien jusqu'à la mort.

On vous a mis en boîte ! De temps en temps — entre le 1er juillet et le 31 août —, le maître soulève un peu le couvercle quelques instants, et c'est « l'été » !!
Il faut sortir de la boîte car c'est tout le temps l'été quand on sort de la boîte !

Ces quelques semaines de rêve quand vous étiez petit... : c'était aussi quelques semaines à rêver que la vie pourrait être toujours ainsi : de branches en branches, dans la nature, au soleil... ou sous la pluie à faire des courses d'escargots ! Eh bien, la vie peut être toujours ainsi, en quittant les villes, en se déscolarisant, en faisant « un retour à la terre ». On peut découvrir cette chose incroyable : L'ÉTÉ, TOUTE L'ANNÉE ! L'été de mars à novembre !
Parfois les choses se présentent bien même dès le mois de février et ça tire jusqu'en décembre (mois où l'on plante des arbres)... Faisant apparaître : un seul mois, — janvier — pour légitimement (dans le cas présent) se retirer, jeûner, attendre, se protéger, se réchauffer, se calfeutrer, hiberner... Et un seul mois comme ça, devient tout aussi merveilleux que tout le reste de l'année.

Sylvain Rochex — le 30 mars 2017 — l'été est déjà bien là.
C'est tout pour aujourd'hui, je file au jardin.

Photo ci-dessus : une tulipe le 30/03 chez moi à l'Adrey.

Texte relayé par Les Moutons Enragés.

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