I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour de teps en temps)

 

Terre et Permaculture

Terre et permaculture

fleur de permaculture

Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet.

Dénonciation de la permaculture commerciale (sketch radio)

Joseph Sapin termine son stage de permaculture (moment du paiement).
Extrait de la dernière émission du Monde Allant Vers avec Mathilde, Joris et Sylvain (Intro de 5'30)

Ce sketch est une impro en direct.
+ : le coté impro apporte une justesse intéressante.
- : des effusions de bisous et d'amitié au moment de la séparation finale auraient été marrants, et plus de références à tous les travaux de bagnards effectués pendant le stage auraient aussi apporté un plus à ce dialogue.
On en refera peut-être un, + écrit.

Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où des coups de pioche sont donnés. Il n’est pas d’horreur matérielle. Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n’ont point de sens, qui ne relie pas celui qui les donne à la communauté des hommes. Et nous voulons nous évader du bagne. Saint-Exupéry dans Terre des hommes.

Lien vers l'article "Contre tous les marchands de savoir".

Vivre dans la nature

intothewildadreyRévélation pour moi : nous sommes faits pour vivre DANS la nature, immergés dedans. Pas à côté, dedans. Pas "le week-end" ou "en vacances", mais au quotidien. (ci-contre, photo de chez moi).
C'est le principe premier de la vie.

Mais est-ce vraiment une révélation, alors que cela est révélé à chacun d'entre-nous, moi y compris, à chaque fois que nous allons dans la nature ?!
Cela m'a été révélé par exemple toute mon enfance quand nous redescendions en ville après une virée dominicale en montagne et que ma mère disait systématiquement dans la voiture (dans les bouchons) : « Olala, on retourne dans la crasse, qu'est-ce qu'on était bien là-haut !! »
Et je me disais à chaque fois : c'est bizarre... puisqu'il en est ainsi, pourquoi est-ce qu'on redescend alors ???!!!
Oui, "dans les bouchons", car tout le monde faisait la même connerie, tout le monde retournait au boulot et à l'école le lundi - c'est très important de toujours faire comme tout le monde en dépit des lois de la vie - )

Le problème de l'homme c'est d'être long à la détente (à cause de cette loi du conformisme qui prime sur toutes les autres). Il peut faire 5000 fois la comparaison entre un lieu où il se sent bien et un autre où il ne se sent pas bien, sans jamais tirer de conclusion évidente pour sa vie (et concernant la direction à donner aux choses ) ...
Les "vacances d'été" (temporalité étatique-scolaire à bannir) sont le moment privilégié où les gens vont rejoindre des lieux où ils se sentent particulièrement bien (des lieux de nature), étrangement sans jamais penser qu'ils pourraient y demeurer... Ben non puisque c'est "le lieu des vacances",... que deviendraient "les vacances", si nous étions toujours en vacances ?! ,... la "temporalité étatique-scolaire" imposée et voulue par la dictature en souffrirait radicalement.
Le paralogisme est donc le suivant : vivre toute l'année SCOLAIRE dans un endroit où je me sens mal ou pas très bien, et rejoindre pendant les vacances les lieux où l'on se sent bien... : Esprit d'esclave, rien d'autre.
La cause de ce manque de logique semble venir d'un pan de la propagande du système qui fait que chacun intègre rapidement une sorte d'impossibilité couplée à une interdiction, à vivre dans la nature.

En vérité, quand nous sommes en pleine nature et que nous viennent des phrases du type : « Qu'est-ce qu'on est bien !!! », on se trompe sur l'origine du propos. Il ne s'agit point de notre esprit qui est simplement content d'être en vacances dans un lieu joli qui sent bon la violette, il s'agit en fait de la totalité de notre être qui est en train de nous indiquer que c'est là qu'il faut vivre, c'est-à-dire : RESTER, DEMEURER, S'ENRACINER mais aussi CULTIVER et PROCRÉER. Quand nous vient la phrase « Oh mais qu'est-ce qu'on est bien !! », il se produit en fait exactement la même chose que pour une plante lorsqu'elle décide de s'enraciner à tel endroit du sol parce que tous les critères physico-chimiques sont tip-top, ou que pour une femelle qui décide d'établir un nid parce que l'endroit est approprié en fonction de centaines de critères.

Un mot pour les propriétaires de chien : votre chien, en tant qu'animal, a de multiples longueurs d'avance sur le sujet dont je parle. Il suffirait à chaque propriétaire de donner une liberté totale au chien et de découvrir qu'il ira dans les lieux de nature où l'on se sent bien.
Le chien sait mieux que nous où il fait bon vivre, donc suivons-le. Suivons ce qui est bon pour lui, et ce sera bon pour nous aussi. Combien de propriétaire diront de leur chien qu'il aime les grands espaces, le grand air, courir, s'ébattre, jouer dans l'eau, se rouler dans l'herbe... (et qu'il a besoin de ça)... Et toi, propriétaire de chien, c'est quoi que tu aimes ? et c'est quoi dont tu as besoin ? Tu as besoin de ce que tu aimes et tu aimes ce dont tu as besoin... (et c'est à peu près des mêmes choses que ton chien)

Nous ne sommes pas faits pour avoir un jardin, mais pour vivre DANS un jardin et un jardin qui soit un biotope complet. Bref, un jardin-forêt, un écosystème auto-fertile.
Là-dessus, je ne comprends pas ma mère qui a passé sa vie à dire que là où elle se sent bien c'est "en montagne", sans jamais conclure que c'est donc là qu'il faudrait qu'elle s'installe.
Et tous ces gens qui vivent dans les grandes villes, tout en disant que ce n'est pas là qu'ils devraient être, c'est quoi cette schizophrénie ?

Dans la dictature en place, le chemin peut effectivement être ardu pour vraiment arriver à être là où on se sent bien (puisqu'il faut déjà vaincre la barrière des idées reçues concernant là où il faut vivre, là où l'on doit vivre), mais au moins le savoir, au moins tous les jours être sur le bon chemin : celui qui va nous conduire là où on se sent bien.
Pour ma part, je vis et je vais vivre de plus en plus dans la forêt, et c'est là que je me sens bien, c'est là que je trouve tout ce dont j'ai besoin.
Mais je constate que c'est AUSSI là où tout le monde se sent bien. Alors ?!
Je ne comprends vraiment pas la capacité de mes frères humains à accepter l'inacceptable, à accepter de vivre constamment contre leur aspirations profondes. Ha mince, j'oubliais, ils ont été SCOLARISÉS, FORMATÉS, MOULÉS, CONFORMÉS.
Des petits humains en série pour fournir en bétail la dictature étatique-capitaliste barbare. Mais chut ! Il ne faut pas dire la vérité.

« Y'a toujours plus profond que le fond »

 

Et "la berceuse" :

Les courbes de l'Anthropocène :

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet

N.B: La courbe de "la scolarisation du monde" coïncide évidemment avec les autres. Amusez-vous à placer sur ces graphes, les lois scolaires de Jules Ferry de 1882.

Extrait de « Les poules préfèrent les cages » de Armand Farrachi :

les poules préfèrent les cages« L'optimisme s'emmure dans l'ignorance et dans l'aveuglement, quitte à rassurer quand l'incendie fait rage : voilà quarante ans, dit-on, que les "catastrophistes" annoncent la fin du monde, et voit-on pour autant que l'eau ait cessé de couler, le soleil de briller ou le vent de souffler ? Mais ne voit-on pas aussi qu'en l'éclair d'une seule génération l'eau qui coule charrie des nitrates ou du plomb au point qu'il est déconseillé d'en boire, que le soleil qui brille darde des rayons chargés d'ultraviolets au point qu'il est devenu dangereux de s'y exposer et que les moutons, en altitude, deviennent aveugles, que le vent qui souffle porte plus loin la pestilence chimique au point que le port du masque est à l'ordre du jour et qu'il est déconseillé aux piétons de sortir les jours de beau temps ? Voilà quarante ans qu'on répète en effet que si rien n'est fait la couche d'ozone sera percée. Et la voilà percée pour des millénaires. Voilà quarante ans qu'on répète que si rien n'est fait le climat changera, les forêts disparaîtront, les animaux mourront. Et voilà que la température moyenne a déjà augmenté d'un degré, que huit mille cinq cent espèces sont menacées d'extinction à court terme et que la forêt tropicale a perdu 80% de sa surface ? Voilà longtemps qu'on répète encore et toujours que si rien n'est fait la vie même ne sera plus possible sur Terre. Et voit-on que cela ait concrètrement changé quoi que ce soit à la conduite du monde ?

A la moindre contrainte, la pulsion destructrice déborde des cadres légaux et développe des métastases dans les tissus mafieux. Ainsi que le disait Teddy Goldsmith : on peut détruire le monde entier sans violer une seule loi. Un système à ce point fondé sur la violence, le profit et la destruction ne peut être ni réformé ni changé. Il ne peut être que détruit. »

A lire également : « L'évènement Anthropocène » de Bonneuil et Fressoz

anthropocène

 

 

D'abord, l'Essentiel !

Si, tous, nous nous concentrions sur l'essentiel... Si, tous, nous commencions par atteindre l'essentiel... Si, tous, nous passions nos journées en quête de l'essentiel... Alors le monde serait un paradis. Voici, ci-dessous, ma proposition concernant l'essentiel. Si elle vous sied, vous pouvez vous mettre à cocher les cases, et à oeuvrer pour en cocher le plus possible. Vous pouvez aussi vous en inspirer pour établir votre propre liste (qui ne devrait pas être si éloignée que ça de la présente) :

"Vivre simplement, simplement pour que tout le monde puisse vivre".

"Homme, si tu veux savoir le vrai, cherche le juste".

 

Thierry Casasnovas, frère déscolarisateur.

Ce très cher Thierry Casasnovas, arborant en prime un étonnant T-Shirt « L'école n'est pas obligatoire » - thème sur lequel nous travaillons à nouveau pour tenter de comprendre la différence incroyable qui existe dans ce pays, entre ce qui est dans le droit d'un côté, et dans la conscience individuelle et collective de l'autre - , nous refait un clin d'oeil vers 52'15. Mais écoutez donc toute la vidéo, notamment l'intro qui est 100% déscolarisatrice !! La posture de Thierry et la notre sont vraiment similaires, même si la forme et les sujets abordés peuvent être différents. Le fond du fond est rigoureusement le même.

Voir ou revoir notre entretien avec lui de mai dernier

Voir ou revoir son entretien avec Jean-Pierre Lepri

Idée de plan d'autonomie "individuelle".

Voici un tableau simple pour donner à voir un plan qui permet d'atteindre l'autonomie totale, la liberté totale, et sortir du système très rapidement pour chacun d'entre-nous.

Ce plan pourra paraître trop orienté "argent" pour ceux qui prônent une civilisation sans argent et sans propriétaire de la terre (dont je fais partie), ou au contraire, ce plan pourra paraître trop extrémiste à ceux qui sont encore très branchés dans le système, mais je souhaite fournir cet entre-deux qui correspond à là où nous en sommes en 2015 pour ouvrir un pan de ciel qui était peut-être encore fermé pour certains.Tant qu'une majorité d'êtres humains sont obsédés par la propriété et par l'argent, il faut bien essayer d'avancer.

J'arrive donc au montant réaliste de 25 000 Euros. Ce montant pourra paraître selon les points de vue magnifiquement bas ou effrontement élevé en fonction des moyens dont chacun dispose. Car, bien-sûr, personne n'a d'argent, c'est bien connu ! Tout a été transformé en argent ici-bas, donc si y'a une chose qui existe à notre époque c'est bien le pognon, mais paradoxalement, tout le monde se vit comme en manque d'argent. Du plus pauvre au plus riche, chacun dira bizarrement : c'est un peu juste en ce moment, c'est la dèche, la crise, la galère... Mais critiquer ce comportement n'est pas l'objet de ce billet. Ce billet veut simplement donner à voir un schéma qui peut manquer à beaucoup de monde tant il diffère de celui fournit par la propagande. Ces 25 000 Euros sont à mettre en fait en opposition avec les 250 000 habituels.

Le schéma habituel diffusé par la propagande est le suivant : "réussir" le mieux possible ses études, puis trouver l'emploi le plus rémunérateur possible (être locataire pendant cette période), ensuite, travailler à la fameuse "accession à la propriété", en prenant un crédit dans une banque pour s'acheter (faire construire, non pas construire) une belle maison (la plus "belle" et la plus grande possible), crédit que l'on mettra 15, 20, 30 ans à rembourser en fonction de ses revenus (ce qui impliquera de s'enchaîner au "travail" toute sa vie). A mi-parcours, devenir propriétaire lucratif (un enfoiré de propriétaire) coulera de source pour tenter de bonifier sa situation. Au final, le but sera de mourir en étant détenteur d'un patrimoine d'au moins 250 000 Euros si ce n'est plus, dont un joli pavillon avec piscine (et un appartement à Courchevel pour le ski ? oui, pourquoi pas, si vous voulez avoir "réussi" votre vie...). Ce schéma proposé par la propagande (Médias + Éducation Nationale), n'aboutit jamais à la liberté, à l'amour, au bonheur et à la vie authentique : JAMAIS (et tout le monde le sait dans le fond de son coeur). C'est le schéma vendu aux esclaves pour mener une vie d'esclave, de consommateur, d'électeur hétéronome, une vie par procuration, une vie de mensonges, une vie fausse, une vie en compétition avec les autres, une vie de stress, de PEUR, une vie loin de Dieu, loin du cosmos : UNE VIE DE MERDE.

Voici donc un autre schéma qui libère à 100% du système. Selon comment vous vous débrouillez, ces 25000 Euros peuvent être ramenés à beaucoup moins. Légalement, on pourra juste vous reprocher d'habiter une construction déclarée "abri de jardin", encore qu'on pourra sûrement vous laisser tranquille (en fonction de la férocité et de la stupidité des agents du système qui seront dans votre périmètre), mais quoiqu'il arrive vous pourrez vous défendre aisément en présentant l'attestation d'un ami qui déclarera que vous habitez principalement chez lui. Vous me direz peut-être : si tout le monde se met à habiter de cette façon personne ne sera disponible pour donner une attestation d'hébergement... mais si tout le monde prend ce chemin, c'est que la Révolution est déjà là, et on n'aura plus besoin d'attestation. A noter que ce type d'attestation est un document plutôt facile à obtenir comparativement avec l'obligation d'avoir un garant quand on est locataire, par exemple. Bon, voici le tableau (on peut en discuter par téléphone si vous le voulez) :

 auto

Arrêtez de courir !! Tout est déjà là ! Vous êtes déjà aimé.

Le seul moyen efficace de "sauver" l'humanité est d'essayer de faire comprendre à chaque être humain qu'il est aimé par le cosmos (certains, moi y compris, diraient par Dieu...). Chez les Chrétiens, une idée est omniprésente, celle que lorsque vous êtes abandonné de tous et déchu, il demeure une présence qui est là pour vous.

Et si nous finissions par comprendre que cette vue chrétienne est vraie non seulement du point de vue de l'Esprit, mais aussi sur le plan du corps ? Cette présence inaltérable qui est là quand tout vous abandonne, qui comble tout quand tout vous manque, se trouve autant en vous, qu'autour de vous, si vous savez regarder. Je veux par là établir le lien total qui existe entre la présence divine en nous et la nourriture terrestre gratuite et abondante, toujours présente, même encore de nos jours.

Vous savez faire un site Internet ? Réparer une voiture ? Faire des photos numériques ? Vous ne pouvez donc faire croire à personne que vous n'êtes pas capable d'apprendre à reconnaître plus d'une centaine de plantes sauvages comestibles en très peu de temps. Il y a dans n'importe quelle forêt, des centaines de plantes comestibles délicieuses à profusion (plantes, racines, baies, fruits, noix, champignons). Comment pouvons-nous dire que nous serions tous contraints à l'esclavage (travail salarié) pour pouvoir nous nourrir ? Comment pouvons-nous dire lorsque le frigidaire est vide, qu'il n'y a plus rien à manger ? Et là, je ne vous parle que d'alimentation, un espace naturel peut nous fournir tout ce qui nous faut également pour boire et se loger (et ainsi de suite). Alors, vous répondrez certainement que vous vous sentez bien loin de ces savoirs-ci, mais ne croyez-vous pas qu'il faudrait s'en étonner, voire s'indigner au dernier degré qu'il en soit ainsi ? Pourquoi savez-vous faire un site internet ? Pourquoi savez-vous que Molière a écrit Don Juan, que Charles Martel a arrêté les arabes à Poitier en 732 ? Pourquoi avez-vous fait une thèse sur Jean-Paul Sartre ? Ou pourquoi connaissez-vous tous les détails de la dernière console de jeu qui vient de sortir ? MAIS pourquoi vous ne savez même pas que l'égopode podagraire qui pousse à profusion un peu partout dans les sous-bois se mange et que c'est très bon ? Pourquoi vous ne savez même pas que le noisetier, le tilleul, et le bouleau se mangent (pour citer trois arbres relativement connus)... ? Pourquoi la majorité d'entre-nous ne sait même pas simplement reconnaître les principales essences d'arbres ?

Il faut remédier à cela, intervenir auprès de tous ceux qui sont malheureusement allés à l'Éducation Nationale ou qui y vont encore, pour leur dire qu'ils sont aimés par le cosmos, que le chantage à l'amour, c'est fini, que tout est là, disponible, pour pouvoir vivre et être heureux, sans esclavage. Expliquer que tout est déjà là mais que en prime, par surcroît, pour vivre dans un Éden, s'ils le souhaitent, ils peuvent pratiquer la permaculture et autres actions d'aggradation en faveur du cosmos (qui leur seront rendus au centuple).

Simplement expliquer aux gens que pour manger, se loger, se vêtir, tout est là mais que le système les a emmenés ailleurs (aliénés) pour les asservir (et se passer le message).

Nous allons proposer une conférence pour rassembler tous les vecteurs d'émancipation radicale vers l'autonomie complète : comment se nourrir, comment se loger, comment s'éduquer, comment s'organiser politiquement etc. etc.

La plupart des êtres vivent toujours dans un chantage à l'amour (ils cherchent à être aimés par les autres) car ils croient que leur survie en dépend (et pour cela ils vivent du conformisme et de l'adaptation à ce système mortifère).

La démarche d'émancipation radicale de l'humanité peut donc tenir en ceci : donner les informations à chacun pour qu'il quitte ce chantage a l'amour et se sente aimé/comblé en toutes circonstances par le cosmos, par la Vie, par Dieu. Faire comprendre à chacun que ça n'est pas un délire de mystique mais que c'est bien concret, que c'est là, que ça se passe ici et maintenant, sur cette Terre, dans cette vie. Et ainsi nous pourrons sortir du cercle des ventes mutuelles, et faire en sorte que l'humanité passe de chenille à papillon. Et si vous vous procuriez ce livre ci-dessous comme un pur acte de Déscolarisation et de régénération ?

plantessauvages

Sylvain Rochex
...

(sylva, sylvae, la forêt)

...

(ex, hors-de, Roch-ex, qui sort de la roche,... de la caverne...)

...

(Sylvain Rochex, l'homme qui sort de la caverne (de Platon) pour retrouver la forêt et le cosmos)
:-) :-)

Contre tous les accaparements !

destruction des jardins de la cassineBien-sûr que non, nous ne sommes pas uniquement contre les Profs. Non, nous ne pensons pas qu'ils sont responsables de tous les maux de la société. Nous sommes contre tous les accaparements (ainsi qu'en parle Henri Guillemin à la fin de sa prise de parole : ma conviction profonde) et contre l'organisation de la rareté et de la mise sous dépendance économique du plus grand nombre, pour les intérêts personnels.

Les profs et les Élus nous intéressent particulièrement car ils sont fortement en amont de la chaîne des accaparements. Les profs sont les accapareurs des âmes des jeunes et de la diffusion du savoir, ils organisent la rareté et la sanctuarisation de la diffusion du savoir au profit de la propagande d'État. Ils interviennent afin d'aliéner, corrompre, tordre, chaque individu le plus tôt possible pour que chacun se conforme aux idéologies dominantes, respecte les positions sociales et obéisse à l'ordre établi. Et ce sont les profs et le système scolaire qui déposent dans les êtres la vision capitaliste, via un rapport au savoir par capitalisation. Les Élus sont eux, au service des "premiers de la classe", au service de ceux qui ont capitalisé/accumulé (eux ou leurs aïeux) ou ceux qui ont volé dans de très nombreux cas (par la chicane, la manoeuvre, la force, l'intimidation, le crime, le mensonge et la tromperie). Ils sont au service des propriétaires (fonciers et des moyens de productions). C'est ainsi que nous avons abouti en deux-trois siècles à la destruction de toute la terre, de toutes les ressources et des paysages. Les Élus sont au service de "la violence organisée", c'est-à-dire, la protection des propriétaires.

Mais on continue, à Chambéry, après la Cassine - photo en haut à gauche - (ainsi que des milliers d'autres parcelles de tailles plus restreintes au quotidien), c'est au tour du quartier de Chantemerle (voir vidéo ci-dessous). Mais dans ce dossier comme tous les autres partout ailleurs, l'Élue poursuit sa route, le pouvoir étant maudit. Plus de la moitié de la salle se barre (voir vidéo), mais l'Élue (Josiane Beaud) ose parler d'un "petit groupe qui n'écoute pas". Cette Élue de la lumière intersidérale qui parle d'une "SORTE DE DENT CREUSE" pour imager une zone de Chambéry non construite. Bref, les choses sont claires, pour un Élu, une prairie, une forêt, ou une terre cultivable, c'est un trou dans une dent, oui on ne pouvait pas faire plus clair comme aveu.

160 Hectares de terre arable disparaissent chaque jour en France sous les bulldozers, c'est pourquoi on peut regretter que ce collectif d'habitants s'insurge uniquement contre "CHANTEBÉTON" et non contre "PLANÈTE-TERRE-BÉTON". On peut regretter que ce collectif ne pense pas de façon plus globale mais seulement à son quartier, car c'est le génôme de ce régime politique particulier qui est au service de la bétonnisation de la moindre parcelle arable ou "sauvage".

On sent bien dans la vidéo ci-dessous de la TVNet Citoyenne, qu'au moins deux principes de base ne sont, étrangement, absolument pas remis en question : premièrement les Élus modifient à leur guise le "PLU". C'est comme ça ! Eh bien, quelle prérogative de taille ! Mais ça ne choque plus personne. Deuxièmement (on a ça de la bouche d'une des personnes peu hostiles au projet) : y'a des propriétaires qui sont propriétaires et qui vendent leur propriété, et ça on n'y peut rien, c'est comme ça ! 

Quand allons-nous prendre conscience que ce système politique est très particulier et qu'il favorise la destruction rapide de toutes les terres arables ?! C'est pourtant simple ! Y'a une logique d'accaparement des terres qui visent toujours ensuite à leur maximisation "économique" (le FRIC !) et cette maximisation passe TOUJOURS par la recherche de "la constructibilité" qui n'est rien d'autres que la destruction des terres cultivables, des forêts, des ruisseaux etc. (Constructibilité = donc, Destructibilité,... quand on vous dit que le monde est à l'envers...)

Un grand nombre de personne pense encore que "la constructibilité" émane de critères techniques qui nous échappent, quand il s'agit uniquement de corruption et de soumission au régime bancaire. Les arguments fallacieux sont toujours les mêmes : "le logement" quand nous avons en Europe, 11 millions de "logements vides" pour 4 millions de "sans-abris", ou le trop fameux "développement économique" quand il s'agit toujours de détruire la terre (notre oikos nomos - économie) et les possibilités d'autosuffisance alimentaire et, pour chacun, de s'auto-employer librement.

Il faut bien comprendre que la grande majorité des propriétaires de terrains qui n'en ont pas l'usage soit pour habiter soit pour cultiver, sont responsables de ce désastre (on ne parle pas seulement des "gros" propriétaires), car de nos jours, n'importe-qui qui possède un bout de terre de plus de 300 mètres carré va chercher à le maximiser en terme de construction pour tirer le maximum de fric. C'est une tragédie. La seule façon d'arrêter cela à mon sens serait constitutionnellement, pour protéger ad vitam æternam un maximum de terre et créer un très grand nombre de "communaux".

"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas."

La descolarisation de la société, c'est donc la lutte, non pas contre les profs, mais contre tous les accaparements et contre la rareté artificelle (y compris du savoir) au profit de quelques-uns et au détriment de tous.

« Vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne. » (Jean-Jacques Rousseau). Si on entend bien Rousseau, ça fait un bon paquet de gens complètement paumés (99,99%) !! Mais citons Rousseau un peu plus abondamment avec cette fameuse introduction du discours sur l'origine des inégalités : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne.» (N.B. Je pense qu'il ne faut pas oublier de bien entendre "vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne" des deux côtés de la barrière. C'est-à-dire que vous êtes tout autant perdu de regretter de ne pas être propriétaire et de chercher à le devenir, comme de l'être). (Edit : attention, je ne jette pas la pierre à ceux qui sont propriétaires d'usage et qui n'ont d'autres choix pour conserver leur usage que d'être propriétaire privatif. L'essentiel étant de ne pas avoir la propriété comme but ou que la propriété des autres ne soient pas un frein à se sentir propriétaire d'usage).

Terminons ce billet avec notre classique de Thoreau, qui constitue un des fondements de notre démarche et de notre réflexion : « Si un homme marche dans la forêt par amour pour elle pendant la moitié du jour, il risque fort d'être considéré comme un tire-au-flanc ; mais s'il passe toute sa journée à spéculer, à raser cette forêt et à rendre la terre chauve avant l'heure, on le tiendra pour un citoyen industrieux et entreprenant. ». Être perçu au yeux des autres comme "un citoyen industrieux et entreprenant", n'est-ce pas ce qu'on apprend à l'école au lieu de marcher dans la forêt par amour pour elle ?

Nous consacrons l'émission de ce soir, Le Monde Allant Vers, en direct sur Radio Grésivaudan, à la Propriété. 


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