I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour de teps en temps)

 

Terre et Permaculture

Terre et permaculture

fleur de permaculture

Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet.

Contre tous les accaparements !

destruction des jardins de la cassineBien-sûr que non, nous ne sommes pas uniquement contre les Profs. Non, nous ne pensons pas qu'ils sont responsables de tous les maux de la société. Nous sommes contre tous les accaparements (ainsi qu'en parle Henri Guillemin à la fin de sa prise de parole : ma conviction profonde) et contre l'organisation de la rareté et de la mise sous dépendance économique du plus grand nombre, pour les intérêts personnels.

Les profs et les Élus nous intéressent particulièrement car ils sont fortement en amont de la chaîne des accaparements. Les profs sont les accapareurs des âmes des jeunes et de la diffusion du savoir, ils organisent la rareté et la sanctuarisation de la diffusion du savoir au profit de la propagande d'État. Ils interviennent afin d'aliéner, corrompre, tordre, chaque individu le plus tôt possible pour que chacun se conforme aux idéologies dominantes, respecte les positions sociales et obéisse à l'ordre établi. Et ce sont les profs et le système scolaire qui déposent dans les êtres la vision capitaliste, via un rapport au savoir par capitalisation. Les Élus sont eux, au service des "premiers de la classe", au service de ceux qui ont capitalisé/accumulé (eux ou leurs aïeux) ou ceux qui ont volé dans de très nombreux cas (par la chicane, la manoeuvre, la force, l'intimidation, le crime, le mensonge et la tromperie). Ils sont au service des propriétaires (fonciers et des moyens de productions). C'est ainsi que nous avons abouti en deux-trois siècles à la destruction de toute la terre, de toutes les ressources et des paysages. Les Élus sont au service de "la violence organisée", c'est-à-dire, la protection des propriétaires.

Mais on continue, à Chambéry, après la Cassine - photo en haut à gauche - (ainsi que des milliers d'autres parcelles de tailles plus restreintes au quotidien), c'est au tour du quartier de Chantemerle (voir vidéo ci-dessous). Mais dans ce dossier comme tous les autres partout ailleurs, l'Élue poursuit sa route, le pouvoir étant maudit. Plus de la moitié de la salle se barre (voir vidéo), mais l'Élue (Josiane Beaud) ose parler d'un "petit groupe qui n'écoute pas". Cette Élue de la lumière intersidérale qui parle d'une "SORTE DE DENT CREUSE" pour imager une zone de Chambéry non construite. Bref, les choses sont claires, pour un Élu, une prairie, une forêt, ou une terre cultivable, c'est un trou dans une dent, oui on ne pouvait pas faire plus clair comme aveu.

160 Hectares de terre arable disparaissent chaque jour en France sous les bulldozers, c'est pourquoi on peut regretter que ce collectif d'habitants s'insurge uniquement contre "CHANTEBÉTON" et non contre "PLANÈTE-TERRE-BÉTON". On peut regretter que ce collectif ne pense pas de façon plus globale mais seulement à son quartier, car c'est le génôme de ce régime politique particulier qui est au service de la bétonnisation de la moindre parcelle arable ou "sauvage".

On sent bien dans la vidéo ci-dessous de la TVNet Citoyenne, qu'au moins deux principes de base ne sont, étrangement, absolument pas remis en question : premièrement les Élus modifient à leur guise le "PLU". C'est comme ça ! Eh bien, quelle prérogative de taille ! Mais ça ne choque plus personne. Deuxièmement (on a ça de la bouche d'une des personnes peu hostiles au projet) : y'a des propriétaires qui sont propriétaires et qui vendent leur propriété, et ça on n'y peut rien, c'est comme ça ! 

Quand allons-nous prendre conscience que ce système politique est très particulier et qu'il favorise la destruction rapide de toutes les terres arables ?! C'est pourtant simple ! Y'a une logique d'accaparement des terres qui visent toujours ensuite à leur maximisation "économique" (le FRIC !) et cette maximisation passe TOUJOURS par la recherche de "la constructibilité" qui n'est rien d'autres que la destruction des terres cultivables, des forêts, des ruisseaux etc. (Constructibilité = donc, Destructibilité,... quand on vous dit que le monde est à l'envers...)

Un grand nombre de personne pense encore que "la constructibilité" émane de critères techniques qui nous échappent, quand il s'agit uniquement de corruption et de soumission au régime bancaire. Les arguments fallacieux sont toujours les mêmes : "le logement" quand nous avons en Europe, 11 millions de "logements vides" pour 4 millions de "sans-abris", ou le trop fameux "développement économique" quand il s'agit toujours de détruire la terre (notre oikos nomos - économie) et les possibilités d'autosuffisance alimentaire et, pour chacun, de s'auto-employer librement.

Il faut bien comprendre que la grande majorité des propriétaires de terrains qui n'en ont pas l'usage soit pour habiter soit pour cultiver, sont responsables de ce désastre (on ne parle pas seulement des "gros" propriétaires), car de nos jours, n'importe-qui qui possède un bout de terre de plus de 300 mètres carré va chercher à le maximiser en terme de construction pour tirer le maximum de fric. C'est une tragédie. La seule façon d'arrêter cela à mon sens serait constitutionnellement, pour protéger ad vitam æternam un maximum de terre et créer un très grand nombre de "communaux".

"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas."

La descolarisation de la société, c'est donc la lutte, non pas contre les profs, mais contre tous les accaparements et contre la rareté artificelle (y compris du savoir) au profit de quelques-uns et au détriment de tous.

« Vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne. » (Jean-Jacques Rousseau). Si on entend bien Rousseau, ça fait un bon paquet de gens complètement paumés (99,99%) !! Mais citons Rousseau un peu plus abondamment avec cette fameuse introduction du discours sur l'origine des inégalités : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne.» (N.B. Je pense qu'il ne faut pas oublier de bien entendre "vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne" des deux côtés de la barrière. C'est-à-dire que vous êtes tout autant perdu de regretter de ne pas être propriétaire et de chercher à le devenir, comme de l'être). (Edit : attention, je ne jette pas la pierre à ceux qui sont propriétaires d'usage et qui n'ont d'autres choix pour conserver leur usage que d'être propriétaire privatif. L'essentiel étant de ne pas avoir la propriété comme but ou que la propriété des autres ne soient pas un frein à se sentir propriétaire d'usage).

Terminons ce billet avec notre classique de Thoreau, qui constitue un des fondements de notre démarche et de notre réflexion : « Si un homme marche dans la forêt par amour pour elle pendant la moitié du jour, il risque fort d'être considéré comme un tire-au-flanc ; mais s'il passe toute sa journée à spéculer, à raser cette forêt et à rendre la terre chauve avant l'heure, on le tiendra pour un citoyen industrieux et entreprenant. ». Être perçu au yeux des autres comme "un citoyen industrieux et entreprenant", n'est-ce pas ce qu'on apprend à l'école au lieu de marcher dans la forêt par amour pour elle ?

Nous consacrons l'émission de ce soir, Le Monde Allant Vers, en direct sur Radio Grésivaudan, à la Propriété. 


Chantemerle : Le collectif des Habitants en colère par tvnetcitoyenne

Thierry Casasnovas, un frère.

Tous les travaux émancipateurs pour le nouveau monde qui est là se tiennent par la main, chacun explorant une facette et dialoguant avec les autres pour embrasser ensemble le joyau. Une rencontre est prévue avec Thierry Casasnovas très bientôt. Cette rencontre coule de source, nos sujets possèdent moults intersections et résonances (car, le coeur est le même, le but aussi).

Il nous fait un clin d'oeil dans l'introduction de sa dernière vidéo "questions/réponses N° 109" ci-dessous en parlant notamment d'hétéronomie et de déscolarisation. Rejoignez le site regenere.org.

 

Permaculture populaire, l'émission radio du 05/03/2015 (2)

Mise en forme "youtube" de la 19ème émission radio de "Le Monde Allant Vers..." en direct sur Radio Grésivaudan, animée par Mathilde et Sylvain, sur la permaculture.

La permaculture, un concept qui fait son chemin. Normal car il touche à l'essentiel. Rajoutons-lui l'adjectif "populaire" pour en faire un concept encore plus opérationnel. C'est aussi une manière de dire que ce concept doit devenir public et concerner l'espace public (à travers donc un retour des "communaux").

De nos jours, seuls quelques rares domaines privés pratiquent cette approche. Si on veut vraiment régénérer la vie, il va falloir que ça soit l'ensemble de la société qui embrasse ces notions.

La "permaculture populaire" : pour ne pas oublier que la permaculture concerne tous les aspects de la vie et pas uniquement le domaine agricole, et que donc corrélativement, le problème de la "monoculture pesticides" touche lui-aussi tous les domaines de l'existence, à commencer par la forme de l'éducation (voir image ici).

 

Mort complète et dernière des Communaux...

communauxd Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet

Nous avons vraiment TOUT perdu. Il est absolument incompréhensible que l'humanité en soit à ce point où ce qui s'est produit pour les Jardins communautaires de la Cassine n'ait pas engendré la plus acérée et la plus large des révoltes.

J'ai le même sentiment que lors de la décision d'équiper Chambéry en vidéo surveillance : ce qui aurait provoqué la plus saine et la plus prompte des rébellions chez nos aïeux n'engendre plus rien chez nos contemporains.

La seule explication : l'humanité et la communauté politique Chambérienne ne sait même pas ce qui s'est réellement passé à la Cassine, cela ne fait pas sens pour elle, alors que pourtant, rien ne devrait faire plus sens. Les écrans-plats, les cigarettes électroniques (!!!), les I-phones, les courses en drive, l'alcool, le tourisme, les soldes,  les DVD, les jeux vidéos, Facebook, font sens en revanche... En fait, il n'y a tout simplement pas de de communauté politique Chambérienne... Chacun étant dispersé et apathique politiquement, plus personne ne se sent CONCERNÉ, Citoyen Chambérien, ça ne veut plus rien dire du tout... Nous vivons un vrai "1984", un vrai "Meilleur des mondes", depuis une dizaine d'années.

Un pouvoir despotique et destructeur a matériellement détruit, anéantit, avec la plus grande des violences, à l'aide des forces de l'ordre (de l'ordre ??), un des tout derniers communaux du coin. Une terre commune où les fruits étaient à tous. Un lieu de vie commune avec tous les aspects essentiels (qui font sens !) de la vie humaine : la terre, l'eau, le soleil, l'habitat, l'entraide, la coopération, les fruits, la parole. Car les communaux sont aussi les communaux de la parole libre et égalitaire, celle qui nous manque radicalement pour vivre libre.

Les jardiniers avaient véritablement construit de leurs mains, collectivement, des habitats vernaculaires. Ils protégeaient et aimaient cette terre comme les peuples amérindiens protégeaient et aimaient leur terre.

Un espace de culture permanente pour nous et pour nos enfants a été détruit, exterminé, par un pouvoir despotique et criminel.

Ce communal était aussi celui des lapins, des hérissons et d'une abondante bio-diversité.
Le hérisson serait une "espèce protégée", il paraît... il paraît... Comme les ours polaires... Comme nos enfants...

Argument de la pollution ? Là aussi, nous reste-t-il encore des neurones ? Il n'existe qu'une seule façon de régénérer un sol, (d'abord et avant toutes choses, on arrête de polluer !!!!!!!) en ensuite, c'est de le laisser tranquille en vertu du principe de l'homéostasie, et éventuellement de l'amender avec du compost. Ces bulldozers ont détruit et fait reculer, d'au moins un siècle, la dépollution en cours, la régénération en cours.

Pendant des siècles, la France, les peuples ont vécu avec des communaux et de l'habitat vernaculaire. Les communaux permettent à ceux qui n'ont pas de bois pour se chauffer d'en trouver, pas de fruits pour manger d'en ramasser, pas de "famille", d'en rejoindre une. Les communaux, c'est l'espace où l'on vit ensemble, où l'on parle... Les communaux, c'est l'âme d'une cité, son cœur, au sens de la charité. Ce sont ces espaces communs qui ont été anéantis durant les deux derniers siècles par l'urbanisation, par les routes, par la bureaucratisation, par l'administration, par le capitalisme, par la spéculation immobilière, par la corruption, par les élus ... Nos vies ont été détruites par la voracité, par la cupidité. Nous hurlons cela depuis des lustres... Quand, la fin ??? La fin du désastre ? Quand, LE SURSAUT ? Quand, la régénération ?!  Cette destruction des terres, des ressources, des paysages, de l'eau, de l'air, et des communs, c'est notre passé récent, c'est le XXème siècle... Mais qu'allons-nous faire de ce siècle ? Continuer les conneries ? Ou BIFURQUER ??!

Arrêtons les élus, les bureaucrates, tous les chefs et compagnie, ils sont FOUS, ils condamnent nos vies, notre futur. Le leur aussi.

Sylvain Rochex

Émission de Sylvain sur la permaculture

Une émission radio que j'ai faite sur la permaculture sur Radio Alto y'a quelques temps déjà. Ça faisait trois semaines que j'avais découvert la chose mais j'avais vite compris ! S.R.

La terre a disparu de nos esprits

tracteurJe voudrais écrire quelques mots suite à la monstruosité réalisée par Chambéry Métropole, visiblement en proie à la démence, à l’encontre des Jardins communautaires de la Cassine, à Chambéry, le 3 février dernier. Je voudrais commencer par plusieurs citations.

Bernard Charbonneau écrivait, il y a déjà 46 ans !, en 1969 , dans « Le jardin de Babylone » :

« Le monde où nous vivons dévore l'espace : il remplit l'étendue, détruit les sites et lieux. L'idée de progrès est liée à la maîtrise et à la négation de l'espace. On veut "vaincre la distance", mais on ne la vainc pas, on la nie, et notre victoire sur l'espace nous en prive. L'homme, privé d'espace : d'étendue, de sites et de lieux, est menacé d'être physiquement, psychiquement et spirituellement anéanti.»

Ou encore :

« Nous sommes pris à la gorge - angoissés - autant par le vide que par le plein. Nous manquons d'air, serrés un peu plus près chaque jour par les exigences toujours plus strictes des mégalopoles, de l'argent, de la technique et de l'État. Le sentiment de notre impuissance dans la plupart des cas nous oblige à refouler l'infection au plus profond de nous-mêmes, où elle se déchaîne. Nous sommes tentés de vomir en bloc l'armée, l'école, l'usine et même l'hôpital. »

Et puis :

« Sans cesse de nouvelles voies achèvent de dissocier l'étendue, que rongent les bases de fusées, les aérodromes ; sans cesse les arbres s'abattent et la terre recule devant l'asphalte et le béton. Jusques à quand la peau de chagrin continuera-t-elle de rétrécir ? La machine va trop vite pour la pensée : son usage précède toujours la conscience de ses effets. »

« Si l'évolution actuelle continue d'elle-même, le temps des rivières est fini, celui des égouts commence. »

Le grand copain de Charbonneau, Jacques Ellul, écrivait en 1987 dans « Ce que je crois » :

« Cette terre, fragile et déchirée, est notre seul lieu, elle est notre seule patrie. »

« Revenez donc sur terre et travaillez donc à rendre cette terre humaine, vivable, harmonieuse. Car telle est notre issue. La terre est notre seul lieu. Retrouvez la joie de la terre. Au lieu de la haïr à cause de ses catastrophes, et de la détruire par l'exploitation insensée de l'agro-industrie, des ressources minières et des hydrocarbures, au lieu du gaspillage délirant de ces richesses lentement accumulées pendant des millions d'années et que nous épuiserons en quelques décennies, regardez cette patrie, ce jardin, ce lieu fait pour l'homme, à sa mesure, et non pour sa démesure. Contemplez la plénitude de la campagne, la grandeur des monts, la majesté de l'océan, et le mystère de la forêt. Cela est fait pour vous si vous êtes des habitants qui recevez là tout le nécessaire pour être heureux, comme l'a été l'homme pendant des millénaires. »

«  Rendre notre seule patrie à elle-même : cultiver et garder, voilà tout ce que nous avons à faire. La bien cultiver de façon à ne pas l'épuiser ni la rendre hideuse ni la dénaturer, la bien garder, à la fois contre elle-même de façon à lui restituer son harmonie perdue, et contre nous-mêmes de façon à trouver en elle la limite et la mesure de notre hubris !

(...) notre jardin est la mesure de toute chose, c'est-à-dire des actions raisonnables et permises pour l'homme. Nous aurions dû la choyer, en faire l'objet de notre choix et de notre dilection, (…)

Mais voilà, nous nous sommes une fois de plus radicalement trompés de voie. Le génie de l'homme depuis un demi-millénaire s'est orienté vers la conquête, l'exploitation, la grandeur, alors que sa vocation était l'harmonie. Nous avons commencé à détruire pour avoir davantage. Accumuler l'avoir et détruire tout, en le perdant.

Nous sommes en train de dépecer le jardin, et notre terre ne sera bientôt plus que tas d'ossements sans vie si nous continuons à la dévorer ainsi. Les dernières traces de l'Éden sont en train de disparaître. »

Lire la suite : La terre a disparu de nos esprits

Permaculture populaire. Partie 1: Un premier survol avant d'explorer la forêt

jardin lianeQuand on parle de permaculture, on se projette d'emblée dans un jardin dense et prolifique, dans un fourbi végétal cohérent où toutes les espèces s'imbriquent les unes aux autres pour créer un vaste ensemble rempli de vie. La permaculture s'inspire de l'organisation d'une forêt plus que de n'importe quelle disposition préconisée par un ouvrage d'agronomie ou d'arboriculture. Avant de s'enfoncer plus profond dans cette forêt, un rapide survol nous permettra de la cartographier.

La permaculture est avant tout une philosophie de l'égalité, de l'horizontalité, de l'interdépendance. Pour appréhender le concept de permaculture, on ne doit pas se sentir étranger à cette forêt, mais partie intégrante de celle-ci. Qu'on se situe au sommet de l'arbre, au plus profond d'un terrier, allongé dans l'air ou survolant la forêt, notre place ne peut être calculée sur aucune échelle de valeur, sinon celle de l'égalité. Chaque élément participant à la cohésion d'ensemble, on ne peut catégoriser, classer, étiqueter l'importance de tel ou tel rôle, sauf peut-être au regard d'une éthique, qui est celle de l'aggradation de la vie.

Cette dernière remarque est essentielle, car il ne s'agit pas de dire : tout est à sa place, chaque chose à son utilité, chacun chemine à son gré. Une pelleteuse, déracinant les arbres au cœur de la forêt pour y construire un parking, ne participe pas de la  cohésion d'ensemble. Elle ne fait pas partie de la permaculture, de la philosophie de l'égalité ou de la vie.

Voilà donc ce qui nous permet de définir la permaculture : un ensemble d'éléments, tous dépendants les uns des autres, œuvrant au service de la vie. Bien que j'utilise la métaphore de la forêt, la définition que je fais de la permaculture ne se cantonne pas à une vision autre de notre façon de cohabiter avec notre environnement naturel, mais bien d'une conception totalement différente du monde que celle enseignée dans les temples du savoir qu'on appelle frauduleusement « école » (de « skholè », qui signifie littéralement : arrêt, temps libre, repos...) On y reviendra... La permaculture est donc une conception du monde qui ne détache ni  la plante ni le sol, ni l'individu ni  le groupe du reste du monde, mais qui met l'accent sur les liens entre chacun, sur l'interdépendance qui génère la cohésion d'ensemble, dans un but de préserver et de cultiver la Vie.

Lire la suite : Permaculture populaire. Partie 1: Un premier survol avant d'explorer la forêt

ARTICLES AU HASARD

Radio | 14 Mar 2015 20:20 | Sylvain Rochex
Mort complète et dernière des Communaux...

Mise en forme "youtube" de la 19ème émission radio de "Le Monde Allant Vers..." en direct sur Radio Grésivaudan, animée par Mathilde [ ... ]

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Interventions | 28 Nov 2014 13:20 | Sylvain Rochex
Mort complète et dernière des Communaux...

Qu’est-ce qu’un arpentage ? :

C’est une technique citoyenne pour lire et parler d’un livre collectivement.

On divise le livre [ ... ]

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Déscolarisation.org | 24 Nov 2015 15:30 | Sylvain Rochex
Après environ 2 mois de fermeture du site Descolarisation.org

Nous avons fermé le site pendant environ deux mois afin de dénoncer la place prise collectivement par Internet au détriment [ ... ]

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Vraie démocratie | 21 Mai 2017 20:55 | Sylvain Rochex
Mort complète et dernière des Communaux...


Le tirage au sort démocratique par CNRS

Mince !!! J'ai failli oublier que ce n'est pas intéressant comme truc car ILS AVAIENT DES [ ... ]

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Terre et permaculture | 19 Juil 2017 12:32 | Mathilde Anstett Et Sylvain Rochex
Nouvelle semaine de permaculture gratuite en août

Étant donné la merveilleuse semaine passée : permaculture et skholè à l'Adrey du 10 au 16 juillet. Nous en posons une nouvelle [ ... ]

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