1000 citations contre « L'école » !

millecitationsN'oubliez pas que vous pouvez trouver sur ce site un document exceptionnel : un recueil de citations de plus en plus collossal qui contient toutes les plus belles charges et idées contre l'Éducation Nationale et pour une skholè libre. (Nous le mettons à jour régulièrement, vous pouvez d'ailleurs y participer en nous écrivant).

Servez-vous donc allégrement (cela recoupe des milliers de sujets et de situations), pour "assassiner" au quotidien profs et institution scolaire et pour établir une "société sans école". (Par exemple lors de vos courriers à l'école et à la mairie pour déscolariser vos enfants, saississez donc l'opportunité pour choisir une salve de dix citations qui donneront à vos lettres une charge nucléaire et qui créeront des débats prodigieux.)

En voici un extrait de six citations ci-dessous mais ce n'est qu'un tout petit échantillon.

C’est sur les conseils du démon que l’on inventa l’école. L’enfant aime la nature, on le parqua dans des salles closes. L’enfant aime voir son activité servir à quelque chose on fit en sorte qu’elle n’eut aucun but. Il aime bouger on l’oblige à se tenir immobile, il aime manier des objets, on le mit en contact avec des seules idées, il aime parler, on le contraignit au silence, il voudrait s’enthousiasmer, on invente les punitions. Alors les enfants apprirent ce qu’ils n’auraient jamais appris sans l’école, ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir. A.S. Neill


J’emploie ici le terme d’ “école” et celui d ‘ “enseignement” pour définir une façon de s’occuper des enfants et surtout un rite de passage que nous acceptons comme allant de soi. Nous oublions que cette institution et la croyance sur laquelle elle se fonde n’apparurent sur la scène du monde qu’au moment de la croissance de la société industrielle. Ivan Illich, Libérer l’avenir

« Expropriation du corps
Bouclé là à six ans, après l'exercice préliminaire de la Maternelle - ambiguë,
compliquée, importante, de plus en plus tôt la Maternelle.
On tombe sur des chaises dures, et on écoute des mots pendant des heures. Est-ce par hasard que cette jeune créature croissante, cette boule d'énergie neuve, cet explorateur aventureux, est tenu immobile, pétrifié, confiné, réduit par grand soleil à la contemplation de murs, et à la rétention angoissée de la vessie voire du ventre, 6 heures par jour à temps fixe sauf récrés à minutes fixes et vacances à dates fixes, durant 7 années ou plus?
Comment apprendre mieux à s'écraser? Ça rentre par les muscles, les sens, les viscères, les nerfs, les neurones. C'est une leçon totalitaire, la plus impérieuse n'étant pas celle du prof. La position assise est reconnue néfaste pour la charpente les vaisseaux les canaux, et voilà comment votre Occidental a la colonne soudée, les tubes engorgés les poumons rétrécis des hémorroïdes et la fesse plate. Ça fait un siècle qu'on les voit les enfants gratter les pieds se tortiller, sauter comme des ressorts quand L'HEURE sonne (sans parler de 20 % de scoliotiques). Ces manifestations sont mises au compte de leur turbulence, pas de l'immobilité insupportable qu'on leur impose : le tort sur la victime. Non ce n'est pas un hasard. C'est un dessein, si obscur qu'il soit à ceux qui l'accomplissent. Il s'agit de casser. Casser physiquement la fantastique machine à désirer et à jouir. Que nous sommes, fûmes, avons été, tous, requiem. Tu ne vivras pas, tu n'es pas venu au monde pour ça. La machine est solide et résiste longtemps. Etre enfant c'est de l'héroïsme.
Cette déclaration fera ricaner ceux qui ont oublié qu'ils ont été des enfants, qui ainsi se trahiront. » Christiane Rochefort


« Avec la publicité, l'école est la plus magistrale entreprise d'imbécilisation. L'imbécilisation consiste à ôter à l'enfant tout envie d'entrer dans la compréhension du monde.
Je ne dirais jamais assez les profonds ravages causés par le simple aspect sinistre des salles de classes (aussi bien les "modernes" que les "anciennes"). Un rapport américain avait fait quelque bruit. C'était une étude approfondie des écoles publiques aux États-Unis demandée par la Fondation Carnegie au Dr Charles Silberman, un homme tout à fait modéré. L'auteur du rapport soulignait qu'il fallait vraiment considérer l'école comme "allant de soi" pour ne pas s'apercevoir que tout dans l'aspect extérieur de l'école comme dans les relations entre maîtres et élèves "menait immanquablement à la stérilisation des esprits". » Catherine Baker


Le principe horrible de l'Institution scolaire est si limpide : nous forcer à tous avancer sur un fil tendu au dessus du vide pendant si longtemps, de façon si harassante, que nous finissons tous par tomber, d'une manière ou d'une autre, à moment donné. Ainsi, on obtient une société de gens cassés, de gens qui ont pour toujours une vision mineure de leur être par rapport à l'ordre établi. De plus, deuxième partie du principe, ce fil, est une direction unique imposée qui aliène, pas à pas, chacun d'entre-nous pour nous mettre au service d'un système qui n'a rien à voir avec nos élans de vie initiaux (et exciter ce qu'il y a de plus vil en nous, non la vertu). Par quel moyen est-ce qu'on nous force : par un chantage affectif permanent, par notre besoin de socialisation, puis par un chantage à la survie qui vient s'ajouter. Sylvain Rochex


L'une des raisons pour lesquelles l'école est rarement bénéfique aux enfants mais leur est par contre presque toujours nocive, c'est qu'ils n'expérimentent aucune rencontre réelle avec leurs professeurs. Les professeurs ne sont pas eux-mêmes, ils jouent un rôle. Ils ne parlent pas de leur réalité, ce qu'ils savent, de ce qui les intéresse, de ce qu'ils aiment, mais seulement de ce que prévoient les programmes, les livres du maître et les séquences de chaque séance (par exemple avec des indications telles que : "lancez une discussion sur...") Ils ne réagissent pas naturellement, avec franchise, ni aux actions ni aux besoins des enfants, mais en fonction des réactions dictées par des règles. Ils sont sans cesse en train de se demander : "Et si je fais ou dis ceci ou cela, ou que je laisse les élèves faire ou dire ceci ou cela, vais-je avoir des problèmes ?" ; puis ils agissent en fonction de la réponse à cette question. »
« Il ne peut jamais y'avoir de rencontre réelle, vraie et sincère, lorsque l'une des personnes détient du pouvoir sur l'autre. John Holt.