I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

 

Bibliographie Déscolarisation

bibliographiedescolarisationslide

 PDF Document 512Cliquez soit sur l'icone PDF à gauche pour télécharger la bibliographie, soit sur l'image pour avoir la grande image de toutes les couvertures.

Merci de faire tourner copieusement la photocopieuse (et de nous tenir courant please).

Ce document est une bombe qui contient 45 bombes, voire pire encore. 45 références cruciales, énormes, qui se répondent à l'infini sur plus d'un siècle (!!), pour défoncer, par la racine, l'ordre établi qui nous opprime tous, et pour TOUT, ABSOLUMENT TOUT, remettre en question les fondements de cette société de merde. 

La technique peut être la suivante : en abandonner ici ou là des petits tas, anonymement ou pas. Si vous travaillez dans une prison scolaire ou si vous avez la possibilité de rentrer dans l'une d'elles sans aller au tribunal comme nous, merci d'en déposer !!!

Vous pouvez organiser des lectures aussi, chez vous, ou que sais-je encore. Donnez-la à votre libraire, à votre bibliothécaire etc. à votre médecin ! etc. à votre vétérinaire ! à votre boucher ! A votre dentiste ! Votre garagiste ! Vos voisins ! A vos parents bien-sûr ! A votre enfoiré de Maire. etc.

Une éducation sans école – Thierry Pardo


education sans ecoleUn nouvel ouvrage vient s'ajouter à notre bibliographie "déscolarisation" : Une éducation sans école, de Thierry Pardo, sorti en Europe au mois de février 2015 aux éditions Ecosociété, et préfacé par André Stern.

Thierry Pardo s'inspire de la pensée d'Ivan Illich et lui rend hommage dans son livre, et se propose de poursuivre le cheminement des idées laissées par ce cher bon vieux Ivan.

Visiblement, Thierry Pardo, comme tout « déscolarisateur » qui se respecte, n'attend plus rien de l'institution scolaire :

« Les quatre murs de la classe constituent une contrainte incompressible, résistants aux efforts successifs de « renouveaux pédagogiques ». Ils limitent aussi bien le déploiement de l'art de l'enseignant que les aspirations exploratoires des élèves. Au-delà des réformes et des discours d'ouverture, la classe demeure un espace qui dresse un mur entre l'enfant et son milieu familial, son environnement naturel, son réseau social, et qui le prive des multiples occasions éducatives émergeant d'un milieu diversifié et non contrôlé. »

Thierry Pardo explore dans son livre, en puisant dans les recherches de nombreux auteurs, la richesse de l'apprentissage libre, en insistant particulièrement sur l'importance du milieu naturel pour l'enfant pour son développement, du va-et-vient permanent entre les apprentissages solitaires d'un enfant qui explore une forêt et ceux qu'il acquiert en contact avec un groupe humain riche et diversifié. En pirate de l'éducation, son livre est aussi une ode au voyage comme élément essentiel à la multiformité des savoirs, par la rencontre foisonnante avec d'autres cultures et d'autres paysages.

J'aimerais maintenant mettre ce très chouette bouquin en parallèle aux travaux qu'on propose sur le site descolarisation.org :

Si, à mon sens, le voyage offre bien sûr un souffle d'air et apporte mille apprentissages, il peut aussi empêcher l'enracinement, ce qui manque cruellement à notre société aujourd'hui. Nous sommes tous expatriés, dispersés, géographiquement. On a du mal à créer des cohérences territoriales avec cet incessant va-et-vient, nous sommes une société sédentaire qui ne tient pas en place, paradoxalement, en habitant dans un espace donné nous parcourons en une vie des distances plus grandes qu'un nomade parcourant le monde à pied. Là dessus Ivan Illich aussi nous avait bien posé la notion de limite, et je trouve qu'il y a une limite à fixer dans nos déplacements. Je pense aussi que cette notion d'enracinement, bien qu'elle n'exclue pas le voyage, est important pour l'enfant. Surtout au niveau de la citoyenneté, de sa participation à la vie politique d'un lieu -pas au sens électeur mais bien en tant que personne qui porte sa propre parole-. Aujourd'hui, on s'investit peu dans la vie collective peut-être aussi parce qu'on manque d'enracinement dans un lieu précis. A ce sujet je renvoie à mon article "De l'indispensable convergence vers l'espace public" et aux travaux de Sylvain Rochex "La dispersion contre la démocratie."

Le livre de Thierry Pardo est un peu comme l'Oiseau lyre de Jacques Prévert, il nous tire loin de la classe ; mais, cette fois, pour ne plus jamais y rentrer...

Une fois libérés individuellement de la première des institutions qui nous prend en charge, reste à s'échapper des autres institutions desquelles nous dépendons encore, et de construire ensemble l'autonomie collective !

Une société sans école – Ivan Illich

• Une société sans écoleIvan Illich

societesansecoleL’école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès. Dévotions rituelles où la société de consommation se rend à elle-même son propre culte, où elle produit des élèves dociles prêts à obéir aux institutions, à consommer des programmes tout faits préparés par des autorités supposées compétentes. A tout cela, il faut substituer une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d’inventer et d’expérimenter. Il faut libérer la jeunesse de cette longue gestation scolaire qui la conforme au modèle officiel. Alors, les nations pauvres cesseront d’imiter cette coûteuse erreur. Plus de crédits démesurés aux institutions (scolaires ou autres). Que les moyens d’acquérir ou de transmettre un savoir soient mis en commun et librement accessibles à tous. Plus de maîtres à la fois gardiens de l’ordre établi, prédicateurs et thérapeutes. Mais des échanges entre « égaux », des éducateurs indépendants…

Année de parution : 1971

Le maître ignorant – Jacques Rancière

Le maître ignorantJacques Rancière

lemaitreignorant

En l'an 1818, Joseph Jacotot, révolutionnaire exilé et lecteur de littérature française à l'université de Louvain, commença à semer la panique dans l'Europe savante. Non content d'avoir appris le français à des étudiants flamands sans leur donner aucune leçon, il se mit à enseigner ce qu'il ignorait et à proclamer le mot d'ordre de l'émancipation intellectuelle : " tous les hommes sont d'une égale intelligence. On peut apprendre seuls sans maître explicateur et un père de famille pauvre et ignorant peut se faire l'instructeur de son fils. " Dans ce livre, Jacques Rancière offre, à travers la biographie de ce personnage étonnant, une réflexion philosophique originale sur l'éducation. La grande leçon de Jacotot est que l'instruction est comme la liberté : elle ne se donne pas, elle se prend. Elle s'arrache aux monopoleurs d'intelligence assis sur le trône explicateur. Il suffit de reconnaître et de se reconnaître en tout être parlant le même pouvoir. Il ne s'agit pas de pédagogie amusante dans ce livre, mais de philosophie et, si l'on veut, de politique. La raison ne vit que d'égalité. Mais la fiction sociale ne vit que des rangs et de leur inlassable explication. À qui parle d'émancipation et d'égalité des intelligences, elle répond en promettant le progrès et la réduction des inégalités : encore un peu plus d'explications, de commissions, de rapports et de réformes et nous y arriverons. La société pédagogisée est devant nous. A sa manière moqueuse, Joseph Jacotot nous souhaite bon vent.

Année de parution : 2004

Les enfants d'abord – Christiane Rochefort

Les enfants d'abordChristiane Rochefort

lesenfantsdabordIl paraît naturel de leur interdire toute vie privée et de leur imposer une façon de sentir. De décider qui ils doivent aimer et qui il ne faut pas voir. De circonscrire leurs déplacements et de pénaliser leurs déviances. De déterminer le moment où ils ont un sexe, et ce qu'ils doivent en faire. Est-ce aussi naturel qu'on dit, ou est-ce l'effet d'un rapport social, imposé par l'adulte parce qu'il a la force et le pouvoir ? S'il en est ainsi, pourquoi et à quelles fins ? Que fait-on aujourd'hui des enfants et à quoi les prépare-t-on ? Qu'est-ce au juste qu'un enfant dans nos sociétés dites libérales ? C'est à ces questions que répond Christiane Rochefort, dans cet essai fiévreux, passionné, aux frontières de l'analyse et du pamphlet, qui se lira comme le prolongement d'Encore heureux qu'on va vers l'été... Après le roman l'analyse : les enfants d'abord parce que c'est eux les premières victimes de l'ordre capitaliste ; parce qu'il faut des adultes dociles et qu'il faut les former au plus tôt ; parce qu'il faut au Pouvoir un relais, qu'il trouve très naturellement dans la famille.

Année de parution : 1976

Lien vers le livre entier

Avertissement aux écoliers et aux lycéens – Raoul Vaneigem

• Avertissement aux écoliers et aux lycéens – Raoul Vaneigem

avertissementauxecolierslyceens

 « Aucun enfant ne franchit le seuil d’une école sans exposer au risque de se perdre ; je veux dire de perdre cette vie exubérante, avide de connaissances et d’émerveillements, qu’il serait si exaltant de nourrir, au lieu de la stériliser et de la désespérer sous l’ennuyeux travail du savoir abstrait. Quel terrible constat que ces regards brillants soudain ternis ! »

Année de parution : 1995

 Lien vers le livre entier

Comme des invitées de marque – Léandre Bergeron

Comme des invitées de marque – Léandre Bergeron

commedesinviteesdemarque

Comme des « invitées de marque », les enfants de Léandre Bergeron grandissent et apprennent librement, dans la campagne de l'Abitibi, au nord de Montréal.
Dans une langue savoureuse, l'auteur décrit le quotidien avec ces adolescentes qui ne sont pas allées à l'école et qui n'ont pas été « éduquées ». Et pourtant, elles lisent, écrivent, travaillent, discutent, interagissent avec des gens de tous âges, avec enthousiasme, bienveillance et sens des responsabilités. Des extraits
« Cette obsession à vouloir instruire nos enfants le plus tôt possible est une interférence dans la relation parent-enfant, une atteinte très grave à la symbiose. L'idée que le parent se fait de l'enfant, l'image qu'il a de lui, est un écran entre les deux. Pour le parent, l'enfant n'en sait toujours pas assez. Chez l'enfant s'installe le sentiment qu'il n'est jamais à la hauteur, qu'il est un objet inadéquat. »
« Se déscolariser est un long processus, surtout parce que la scolarisation pénètre et imprègne tellement tous les cerveaux que ça nous prend longtemps avant de comprendre ce que peut être un cerveau déscolarisé. Et il n'y en a pas beaucoup autour. Même nos analphabètes sont scolarisés parce qu'ils ont intégrés dans leur cerveau leur scolarité ratée comme un échec. Tous nos décrocheurs et écoeurés-de-l'école sont bien scolarisés parce qu'ils vivent leur non-conformité comme une faute, comme un péché. L'école imprègne tous les cerveaux dits civilisés comme jadis l'Église pénétrait les moindres recoins de l'âme des catholiques entre autres. Hors de l'Eglise, point de salut. Aujourd'hui, hors de l'école, point de salut. »
« Pourtant, je dois constater que, quand on ne le leur impose pas, les enfants apprennent avec une simplicité déconcertante. »

 Année de parution : 2014

Et je ne suis jamais allé à l’école – André Stern

• Et je ne suis jamais allé à l’école – André Stern

etjenesuisjamaisallealecole

Ce livre, qui raconte l'histoire d une enfance heureuse, comble une lacune : jusqu'ici, personne ne savait ce qu'il advient d'un enfant qui, profondément enraciné dans notre société et sa modernité, grandit loin de toute scolarisation, sans stress, sans compétition, sans programme préétabli ni référence à une quelconque moyenne.

Année de parution : 2011

 

 

 

 

5 livres de plus dans la Bibliographie Déscolarisation

Nous ajoutons 5 livres à LA BIBLIOGRAPHIE DÉSCOLARISATION. 3 autres devraient également s'ajouter bientôt, ce qui porte à 35 objets littéraires au service de la déscolarisation des esprits et de la lutte contre l'ordre scolaire, l'ordre adulte, l'ordre étatique et toutes les dominations en amont de tous nos malheurs, en amont de toutes les autres dominations qui découlent de ces premières. 35 objets littéraires pour refonder totalement le rapport au savoir, à la connaissance, à l'apprentissage ; le rapport à soi et aux autres. 35 objets littéraires pour démonter l'idée perverse d'éducation. 35 objets littéraires cathartiques... qui font tellement de mal qu'ils font du bien : oui, cathartiques donc.

la domination adulte l oppression des mineurs300  encoreheureuxquonvaversleterochefort300  nivieuxnimaitreslebonniecguillon300
La domination adulte de Yves Bonnardel Encore heureux qu'on va vers l'été de Christiane Rochefort Ni vieux ni maîtres de Le Bonniec et Guillon
     
 sevaderdelenfance johnholt300 lindidivuetlesdiplomes abelfaure300   
 S'évader de l'enfance de John Holt
 L'individu et les diplômes de Abel Faure
 
 

A lire !

mystificationpeda

Vraie bombe, comme nos autres ouvrages de la bibliographie "Descolaridation".

Sur la pédagogie, en tant qu'idéologie présente pour masquer les buts réels de l'éducation (qui sont politiques, au service de la domination de classe)

Le concentré du livre « Inévitablement (après l'école) » de Julie Roux

Je vous ai partagé récemment le super livre de Julie Roux : "inévitablement (après l'école)". Je vous propose aujourd'hui sa version concentrée avec les passages que j'ai sélectionnés et mis en forme. Au final, un petit document pdf de 12 pages seulement, à imprimer, et à lire tranquillement au coin du feu (et à diffuser).

inevitablement300Lien vers le livre en entier

Paul Valéry - 1935 - « Le bilan de l'intelligence » - Texte

Extrait (que l'on peut d'ailleurs ajouter à l'article du 03/06 : "De la connerie suprême des examens" ):

« Je n'hésite jamais à le déclarer, le diplôme est l'ennemi mortel de la culture. Plus les diplômes ont pris d'importance dans la vie (et cette importance n'a fait que croître à cause des circonstances économiques), plus le rendement de l'enseignement a été faible. Plus le contrôle s'est exercé, s'est multiplié, plus les résultats ont été mauvais.
Mauvais par ses effets sur l'esprit public et sur l'esprit tout court. Mauvais parce qu'il crée des espoirs, des illusions de droits acquis. Mauvais par tous les stratagèmes et les subterfuges qu'il suggère ; les recommandations, les préparations stratégiques, et, en somme, l'emploi de tous expédients pour franchir le seuil redoutable. C'est là, il faut l'avouer, une étrange et détestable initiation à la vie intellectuelle et civique.
D'ailleurs, si je me fonde sur la seule expérience et si je regarde les effets du contrôle en général, je constate que le contrôle, en toute matière, aboutit à vicier l'action, à la pervertir... Je vous l'ai déjà dit : dès qu'une action est soumise à un contrôle, le but profond de celui qui agit n'est plus l'action même, mais il conçoit d'abord la prévision du contrôle, la mise en échec des moyens de contrôle. Le contrôle des études n'est qu'un cas particulier et une démonstration éclatante de cette observation très générale.

Le diplôme fondamental, chez nous, c'est le baccalauréat. Il a conduit à orienter les études sur un programme strictement défini et en considération d'épreuves qui, avant tout, représentent, pour les examinateurs, les professeurs et les patients, une perte totale, radicale et non compensée, de temps et de travail. Du jour où vous créez un diplôme, un contrôle bien défini, vous voyez aussitôt s'organiser en regard tout un dispositif non moins précis que votre programme, qui a pour but unique de conquérir ce diplôme par tous moyens. Le but de l'enseignement n'étant plus la formation de l'esprit, mais l'acquisition du diplôme, c'est le minimum exigible qui devient l'objectif des études. Il ne s'agit plus d'apprendre le latin, ou le grec, ou la géométrie. Il s'agit d'emprunter, et non plus d'acquérir, d'emprunter ce qu'il faut pour passer le baccalauréat.
Ce n'est pas tout. Le diplôme donne à la société un fantôme de garantie, et aux diplômes des fantômes de droits. Le diplômé passe officiellement pour savoir : il garde toute sa vie ce brevet d'une science momentanée et purement expédiente. D'autre part, ce diplômé au nom de la loi est porté à croire qu'on lui doit quelque chose. Jamais convention plus néfaste à tout le monde, à l'État et aux individus (et, en particulier, à la culture), n'a été instituée. C'est en considération du diplôme, par exemple, que l'on a vu se substituer à la lecture des auteurs l'usage des résumés, des manuels, des comprimés de science extravagants, les recueil de questions et de réponses toutes faites, extraits et autres abominations. Il en résulte que plus rien dans cette culture adultérée ne peut aider ni convenir à la vie d'un esprit qui se développe.
Je ne veux pas examiner en détail les diverses matières de cet enseignement détestable : je me bornerai à vous montrer à quel point l'esprit se trouve choqué et blessé par ce système dans ses parties les plus sensibles. »

Texte intégral :

Un nouveau livre de Jean-Pierre Lepri

Jean-Pierre Lepri, notre 'collègue', auteur du puissant et incontournable « Fin de l'Éducation, Commencements ? » vient de faire paraître un ouvrage qui rassemble plusieurs années de ses textes sur la non-éducation (= l' 'éducation' authentique). L'ensemble est réalisé par les éditions Myriadis (qui avait édité « la domination adulte » de Y. Bonnardel), avec des dessins, des notes, des citations, des annexes, des repères bibliographiques et tout et tout, un livre bien complet. Avec un texte de Raoul Vaneigem en ouverture et une lettre de Catherine Baker à la fin. Bref, un ouvrage très intéressant de plus dans la bibliothèque : DÉSCOLARISATION, pour mettre intensément en question la prison elle-même (l'éducation) et non plus la couleur des barreaux (sic).

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Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn