I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour une fois par mois)

 

Géométrie scolaire. Partie II : les profs sont "méchants" (en théorie)

prof méchantMéchant. Voici un terme qui autorise étrangement chacun d'entre-nous à hurler au manichéisme primaire !!

L'histoire est simple : quand on est petit, on ressent la méchanceté, on la comprend en tant que telle et on la nomme parfois. Dans les dessins animés et les histoires, il y a des gentils et des méchants, et les gentils réussissent souvent à faire en sorte qu'un méchant devienne gentil. Et puis, un beau jour, on demande : « mais ça veut dire quoi manichéen ?! » Et à partir de là quelque-chose retombe : on s'est complètement gouré, les dessins animés se sont gourés aussi, il n'y a ni gentil, ni méchant, ni bien ni mal ! Orienter son esprit dans cette direction, c'est :

« MANICHÉEN ! » Et manichéen,...curieusement,... c'est ... mal ! C'est mal, et cela fait immédiatement passer notre cerveau d'un organe infiniment complexe, à une boîte avec deux cases vides (bref, le cerveau d'un con, d'un idiot, d'un handicapé mental !). Cette leçon doit être apprise rapidement : passer pour manichéen, quelle horreur ! "Ni bien ni mal", ça fait d'ailleurs partie de la religion de la laïcité, du Bouddhisme zen et de la société de consommation. Okay,... il n'y a pas de méchant.... Okay, tout le monde est un peu gentil et un peu méchant... Okay... (méthode Coué)... Nous nous sommes tous efforcés d'arrêter avec quelconques expressions d'un quelconque manichéisme..., car nous ne souhaitons plus jamais être taxé de "manichéen-cerveau-à-deux-cases" !! Faisant ce gros effort, le premier type qui exprime le moindre début de manichéisme, on pourra lui tomber dessus avec aisance ! Les mots "méchant" et "gentil", sont les deux mots clés principaux en la matière, les deux signaux d'alerte au manichéisme qui nous autorisent à gronder celui qui emloie ces mots de façon un peu trop appuyée ! En fait, le manichéisme (primaire ou pas) est toujours attaqué. L'antimanichéisme primaire, lui, presque jamais.

Mais c'est bien curieux tout ça, car tous autant que nous sommes, depuis que nous sommes arrivés sur terre, si y'a bien quelque chose qui n'a jamais changé, c'est bien de ressentir la gentillesse et la méchanceté des gens et d'établir qui est gentil avec nous et qui ne l'est pas. En fait, une fois adulte, on n'a plus le droit de dire qui est méchant car c'est être manichéen. "Méchant" serait même un terme qui appartient uniquement à l'esthétique de l'enfance. Quand on est adulte le terme correspondant semble être : "un enculé", pourtant le terme méchant décrit beaucoup mieux la réalité et il est plus gentil... Une fois adulte, on continue notre affaire avec le mot et le concept de "méchant" dans le secret de notre coeur. Oui, tout cela est donc bien étrange en nous-tous. On chemine dans la vie, et on voit bien que certaines personnes nous font mal, qu'elles sont méchantes avec nous (exactement comme quand on était "petit"). On voit bien aussi que certains groupes qui ont certaines prérogatives nous font plus mal que d'autres groupes qui n'ont pas les mêmes prérogatives, mais là aussi, zone interdite, surtout depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il est moralement proscrit de désigner un groupe (n'importe lequel) comme étant particulièrement méchant. Là, non seulement on est manichéen, mais en plus cela signifierait directement qu'on désire la mort dans d'atroces souffrances des membres du groupe visé. Dire qu'on trouve tel groupe méchant et exprimer notre désir qu'ils arrêtent leurs méfaits, ce n'est pas le début d'une discussion polémique pour avancer, ce serait juste la signature que nous sommes des barbares avec un cerveau à deux cases, totalement opposé à la liberté et au "vivre-ensemble".

Si nous vivions dans un monde d'égalité, d'autonomie, sans rapport de hiérarchie et de domination, je conçois que ce serait beaucoup plus délicat de dire qu'untel est méchant et ce serait sûrement du manichéisme primaire dans bien des cas. Or, il se trouve que nous vivons dans un monde ultra-hiérarchisé avec des gens qui ont certaines prérogatives, certains avantages qui leur permettent de dominer l'autre, d'abuser, et de le faire souffrir. Mais donc, ce serait dans cette situation sociétale précisément qu'on ne pourrait pas désigner des gens comme étant particulièrement méchants ?!... Non, il y a bien quelque chose qui cloche...

Prenons un exemple. Comme tout un chacun, depuis que je suis né, j'ai eu à faire plusieurs fois avec "les forces de l'ordre" (policiers, gendarmes), et dans mon cas de militant révolutionnaire, un peu plus que la moyenne. J'ai pu observer que dans au moins 90% des situations, les membres de ce groupe abusaient de leurs pouvoirs et de leurs prérogatives. J'ai pu observer leur méchanceté dans la très grande majorité des cas. Mais, je n'aurais pas le droit de dire qu'il y a un problème grave avec ce type de personnes ? Ce serait du manichéisme et cela signifierait que je souhaite qu'on guillotine tous les gendarmes un par un ?! Ce serait pourtant sain de pouvoir dire en quoi ces personnes abusent et comment. Ce serait pourtant sain qu'on puisse exprimer que tel groupe nous fait souffrir à cause des abus qu'il commet (pour être en capacité de remettre en question les prérogatives de ce groupe).

Il se trouve, comme vous tous, que j'ai souffert et je souffre de la méchanceté des hommes de pouvoir mais dans ce monde, ce serait interdit de dénoncer la méchanceté des hommes de pouvoir alors qu'il y a là la cause première de toutes les souffrances de chacun d'entre-nous ? Car ce que j'ai dit pour "les forces de l'ordre", est valable pour tous les hommes de pouvoir et pour tous les groupes d'hommes de pouvoir (principalement : Profs, Élus, Patrons, Chefs en tous genres, Médecins, Propriétaires, Hommes riches, Parents,...). Philosophiquement (et pourquoi pas nourri entre autres par Alain et Simone Weil), il est pourtant clair que tout homme de pouvoir est porté à en abuser et que le pouvoir corrompt toujours. Thucydide disait : « Par une nécessité de nature, chacun commande partout où il en a le pouvoir. » ; Alain disait que tout pouvoir ira toujours à fermer toutes les portes... Depuis la nuit des temps, des hommes réfléchissent sans cesse sur comment se protéger des abus de pouvoir, c'est là l'essentiel de la philosophie politique, mais ces découvertes et ces techniques, sont régulièrement ettouffées, écartées,...

Je voudrais ci-dessous redéfinir la méchanceté et l'abus de pouvoir et prouver par là que le groupe des profs est radicalement méchant, dans le sens où ses membres se trouvent simplement dans une occurrence où ils peuvent faire mal, et comme ils le peuvent, ils FONT mal en permanence (voir la fin de cet article sur la non-puissance). Nous devons donc en finir avec l'antimanichéisme primaire et nous remettre à dénoncer les abus des hommes de pouvoir pour ensuite mettre fin aux prérogatives et aux symbolismes/mysticismes qui provoquent les abus de pouvoir et l'absence de consentement mutuel et de philia.

Cet article veut aussi exprimer qu'en matière de méchanceté, il n'y a pas de différence fondamentale entre les profs d'hier et les profs d'aujourd'hui contrairement à ce qu'on essaie constamment de nous raconter. Ça fait partie de la stratégie de l'Éducation Nationale de toujours faire semblant de changer et notamment en matière de traitement des élèves. La baguette faisait mal aux doigts certes, mais qu'est-ce qui faisait beaucoup plus mal encore et qui fait toujours aussi mal aujourd'hui ? : La situation. Ce rapport (inhumain). Cette ambiance. Cette domination. Cette compétition. Cette peur de l'adulte, cette peur de déplaire et d'être jugé par la négative, et ça, voyez-vous de Jules Ferry à aujourd'hui, rien n'a changé d'un iota. Les fondements de la méchanceté (et donc in fine les fondements de l'obéissance et de l'aliénation) n'ont jamais été retirés. La méchanceté ne s'exprime par exactement pareil qu'au début du XXème siècle, mais son essence, sa puissance, son effectivité, son efficience, ses causes, sont toujours là, intacts.

Les profs font mal et font le mal en permanence, car ils poursuivent tranquillement la seule chose qui nous fait du mal à tous depuis notre naissance : la mise sous dépendance et le chantage à l'amour. Cette chose nous fait mal à la fois sur le moment comme une brûlure vive et dans le long terme, car c'est la cause première de notre propre aliénation puisque nous allons diriger toute notre vie par rapport à ça, au lieu de nous développer dans l'autonomie. Les profs prennent le relai des parents sur ce point (ou disons, oeuvrent de concert) et nous préparent ensuite pour être définitivement mûrs pour les prochains hommes de pouvoir qui vont venir : Patrons, Directeurs, Élus et compagnie. Les parents, puis les profs, préparent le terrain nécessaire pour qu'on vive la vie comme eux l'ont vécue, c'est-à-dire comme « un troc permanent de la gloire ou du mépris où chacun reçoit une supériorité en échange de l'infériorité qu'il confesse » (Jacques Rancière). A chaque nouvelle génération, on espère autre chose mais les profs sont là pour empêcher tous les nouveaux mondes possibles : « La tâche du pédagogue : fonctionnaire timide, il inculque à ses élèves le respect et la docilité qui les pousseront toujours à faire "comme les autres". Et, ainsi, il rend encore plus incertain l'avenir meilleur vers lequel s'élancent les cœurs nouveaux. » (Henri Roorda)

Nous sommes tous pareillement faibles sur ce point : nous marchons toujours dans les chantages à l'amour, car nous recherchons tous l'amour de l'autre et le plaisir qui est associé. Le gentil, celui qui nous aime vraiment, sera celui qui nous aime en continu et oeuvre pour notre autonomie. Le méchant sera celui qui crée notre dépendance et un chantage à l'amour : un amour qui varie sans cesse, surtout en fonction de notre comportement ; un amour qui disparaît si nous nous émancipons complètement. Le méchant est notamment celui qui nous donne de l'amour quand nous nous soumettons, quand nous obéissons, quand nous correspondons à ce qu'il attend. Très tôt nous nous faisons berner là-dessus puisque le méchant in fine, après que nous ayons obéi, nous donne effectivement de l'amour, il devient gentil, il devient source de plaisirs et nous voilà complètement pommé. Le méchant veut notre soumission uniquement et il est donc contre notre développement, contre notre liberté. Il est contre le fait de nous rencontrer et de trouver un rapport mutuel, puisque la rencontre suppose l'égalité et ce n'est pas ce qu'il cherche. Louise Michel disait que le pouvoir est maudit ; je dirais que de la même façon  : le Professorat est maudit.

Sur le chantage à l'amour, lisons Gérard Mendel, c'est lumineux :

« Si le sujet ne se soumet pas, exprime une volonté propre, l'adulte marquera sa désapprobation en lui montrant qu'il ne l'aime plus. Le très jeune enfant, avant même l'apparition du langage, associera ainsi de manière irréversible, affirmation de soi et perte de l'amour de l'autre. Quand on songe à ce que l'autre représente pour un nourrisson tout simplement la vie on conçoit l'efficacité d'un tel procédé. De cette manière, le sujet ne pourra pas évoluer naturellement vers l'autonomie. Sa peur de perdre l'amour des adultes, soigneusement entretenue et cultivée, le marquera d'une empreinte ineffaçable qui est le conditionnement à la soumission. (...) Celui qui détient l'Autorité sera appréhendé comme un personnage tout puissant, et le réflexe de soumission conduira le sujet à une obéissance absolue sous peine de déclencher la réaction de culpabilité et la peur d'un abandon, d'une exclusion. L'angoisse d'un tel abandon, d'une telle exclusion répétéra, sans que le sujet en soit le moins du monde conscient, son angoisse originelle lorsqu'il était un tout jeune enfant, voire un nourrisson, menacé d'une perte d'amour.»

Nous voilà avec une définition extrêmement claire de la méchanceté : sont méchants, ceux qui se mettent (consciemment ou inconsciememnt) en position pour convoquer en permanence cette angoisse originelle dont parle G. Mendel, ce chantage à l'amour, qui provoquera notre soumission et donc in fine notre aliénation. Ils sont méchants car ils nous font mal. C'est évidemment sur ce schéma que va se brancher le principe carottes et bâtons, récompenses et punitions. Nous sommes tous prêts à nous faire avoir par ce système, car s'il y a des bâtons, il y a aussi des carottes et nous perdons totalement de vue, le véritable amour, la véritable amitié, ce courant continu, ce pain de vie partagé, la philia, l'agapè, cette relation par consentement mutuel et réciproque. Nous nous mettons tous à fonctionner comme des chiens de compétition dressés pour rapporter des proies à notre maître. Les profs, TOUS LES PROFS, sont dans une position, dans une situation, dans une occurrence où ils sont amenés à abuser et à être méchants. Ils sont pile là où il faut être pour jouer avec notre angoisse originelle de perte de l'amour, pour nous donner un amour sur courant variable, fonction de notre soumission et de notre obéissance... Pas de rapports humains (voir la Partie I de cette géométrie scolaire), nous donnons seulement de bonnes ou de mauvaises réponses, comme dans l'expérience de Milgram, et le prof a les mains en permanence sur "le stimulateur de chocs".

Un professeur qui met des notes n'est rien d'autre qu'un pervers qui se venge. Comme un violeur qui viole parce qu'il a été violé. Le professeur a une infinité de points communs avec les élus, les patrons, les marchands en position dominante, les "programmateurs", et toutes ces personnes ("décideurs") qui se mettent stratégiquement en position d'avoir le droit d'élever ou de rabaisser arbitrairement autrui, de permettre ou d'interdire, d'ouvrir ou de fermer, de donner la vie ou la mort. Arbitrairement mais pas sans raison : ces individus élèvent et rabaissent les autres évidemment en fonction de ce qui leur permettra de s'élever du même coup. C’est bien la catégorie des méchants, au diable l'antimanichéisme primaire ! Il faut in fine leur pardonner puisque ce comportement, est évidemment le signe d'un manque radical d'amour et d'un besoin de consolation abyssal. Il ne s'agit pas non plus d'essentialiser quiconque, de condamner quiconque. Tout prof ou tout Élu qui démissionnera cessera immédiatement les méfaits qui correspondent à la situation du professorat ou à celle d'avoir le pouvoir en régime oligarchique.

Les méchants sont ceux qui mettent l'autre dans une relation de dépendance, de manque, pour se sentir exister, pour contempler la soif, la faim, le manque dont ils sont les auteurs, que leur existence crée. C'est leur manière à eux de vivre l'amour (mais c'est totalement l'inverse de l'amour, puisqu'il s'agit uniquement d'égoïsme, c’est l’amour d’eux-mêmes qui est devenu insatiable).

Si le monde va parfois si mal, c'est qu'il est gouverné par ces méchants, ça, on s’en doutait. C'est exactement pour cela d'ailleurs qu'on arrive régulièrement à l'idée fondamentale depuis 2500 ans de philosophie politique qu’ : « il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent » (De Platon à Jacques Rancière, en passant par Montesquieu, Tolstoï, Alain et Castoriadis). Car ceux qui veulent le pouvoir sont justement les êtres tout prêts à vivre du manque qu'ils vont créer dans autrui, des êtres tout prêts à jouir de celui qui va les supplier. (Puisque c’est précisément cela qui est recherché par eux, selon une mécanique décrite par Simone Weil : « Faire du mal à autrui, c'est en recevoir quelque chose. Quoi ? Qu'a-t-on gagné ? (et qu'il faudra repayer) quand on a fait du mal ? On s'est accru. On est étendu. On a comblé un vide en soi en le créant chez autrui. » )

Les méchants organisent leur existence pour trouver un poste, une fonction, qui leur permettra d'être continuellement dépositaire de quelque-chose qui va créer le besoin, le manque dans autrui. Et ensuite, ils gèrent un compte-goutte. L'autre vient chercher ses gouttes, alors qu'il voudrait un océan, alors parfois il craque, il enrage, mais c'est peine perdue, puisque le méchant se repaît de cette rage, ça lui fournit une preuve magistrale de son importance et de son existence supérieure (en prime, le méchant utilise toujours cette rage pour faire passer l'autre pour le méchant). Oui, ce sont donc les méchants c’est-à-dire les hommes de pouvoir et ça s'exprime dans tous les domaines de la vie. Il suffit juste de créer la dépendance et de l'entretenir par le chantage à l'amour, via un arsenal d'outils divers et variés (matériels et psychologiques). Les gentils ne font pas ça. Là aussi, il ne s’agit pas d’essentialiser quiconque avec la catégorie des gentils, mais cette catégorie reste bien utile pour disséquer les rapports humains. C'est dans l'égalité, dans le partage juste et équilibré qu'ils tirent leur satisfaction. Si parfois, ils créent un rapport de dépendance, un manque, c'est momentané, c'est malencontreusement, c'est juste une erreur d'ajustement, un passage difficile. Les gentils cherchent les rapports d'égal à égal, et les entretiennent même si c'est un équilibre ardu à conserver dans la durée, ils n'ont pas BESOIN de créer le manque et de tirer sur la corde pour se sentir vivre.

Mais les Élus, les professeurs, les patrons, les chefs d'établissements et tous les chefs, et puis donc évidemment dans le domaine affectif, certains hommes vivent de la dépendance et du chantage à l'amour, l'organisent. Ce sont les êtres méchants, parce qu'ils font mal autour d'eux sans arrêt. Bien-sûr, nous arrivons tout simplement au cercle vicieux de la méchanceté : quand on comble un vide en soi en le créant chez autrui, le phénomène risque de se poursuivre à partir de la personne qu’on a maltraitée. Ça semble aussi machinale que de la thermodynamique.

Être avide, vouloir le beau, chercher la source de vie, c'est en chacun de nous et les méchants se placent donc stratégiquement en amont de toutes sortes de sources merveilleuse. A l’école, les sources sont principalement le savoir, l’idée de skholè, le sentiment d’exister, la socialisation, le droit d’évoluer, d’avancer (c'est pas rien !!!).

Le méchant, on le sait, n’a pas d'empathie et ne cherche rien à modifier puisque la souffrance de l'autre est la matière première de la nourriture dont il a besoin pour se sentir vivre, pour le remplir, pour combler quelque chose qui manque en lui. En fait, les méchants vivent continuellement d'un : « Tu as besoin de moi, hein ! Je le vois bien. Je la vois bien ta langue pendante. Je vois bien ta colère preuve que je suis indispensable pour toi » et ils ne vivent jamais la vraie vie. Ils ne se doutent même pas que s'ils arrêtaient d'être « méchant », de l'égalité pourrait jaillir la vie et le fertile, mais non ils préfèrent stagner, avec un compte-goutte, en plein désert, pour jouir des assoiffés autour d'eux pour qui ils sont immanquablement le centre, que dis-je, plus que centre - par ce mécanisme diabolique -, ils deviennent Dieu, une illusion de Dieu, ils sont le pourvoyeur de toutes choses. Ils sont en situation de distribution, ils passent leur vie à s’organiser pour être et rester indispensables. La première chose que l’on devrait tous faire, en face des méchants, c’est justement de se passer d’eux et de trouver comment les guérir par d’autres voies, mais c’est souvent très difficile, le gouffre d’amour en eux, fait un appel d’air gigantesque et aspire tout sur son passage... et leur chantage à l'amour marche trop bien,... le piège est si parfait,...

Je voudrais encore citer Simone Weil mais dans ses « commentaires de textes pythagoriciens » où il est en plus question du lien entre le divin et la géométrie.

«  Les choses indifférentes restent toujours indifférentes ; ce sont les choses divines qui, par le refus de l’amour, prennent une efficacité diabolique. »

Qui me fait penser à l'expression « la corruption du meilleur engendre le pire » que l’on trouve chez Illich et beaucoup d’autres personnes.

Et comment ne pas rapprocher cela de l’école ? Comment ne pas voir que l’idée originelle de skholè en étant corrompue (notamment par le professorat), est devenue la chose la plus dangereuse ?

Une école, c’est un pharmakon, un outil inventé par l’homme qui peut être soit un remède soit un poison. Lorsque le pharmakon de l’école est entre les mains du pouvoir ou d’hommes de pouvoirs, alors il devient extrêmement toxique. La chose la plus toxique du monde peut-être. En ce sens, nous devrions peut-être veiller à ce que l’école ne soit pas un pharmakon, mais qu’elle soit uniquement rencontres, relations, rapports (mutuel, égaux, réciproques). Albert Jacquard disait justement que l’école devrait uniquement être le lieu de la rencontre des autres.

Tolstoï, lui aussi, quand il développe son "principe de non immixtion" de l’école et des profs (l’école et les profs ne doivent pas s’immiscer dans les êtres), il imagine une école libre qui ressemble plus à « la culture » qu’à un enseignement, des méthodes, des techniques et des outils.

Rencontre, culture, voici des concepts qui nous éloignent donc d'un pharmakon pour être sûr que personne n’en viennent à manipuler l’école et à mettre les êtres sous dépendance. C’est aussi pour ça que nous avons un gros problème avec « la culture » de nos jours, car elle a aussi été rendue pharmakon et puis ensuite détournée, manipulée, stérilisée, par les pouvoirs. On peut imaginer que la culture, que la rencontre des hommes mettent en œuvre des pharmaka, mais encore faut-il qu’ils soient décidés collectivement et que leur utilisation soit partagée équitablement entre tous.

Mais qu’en est-il du mouvement des dominés puisque « là où nul n’obéit personne ne commande » ? et selon l’angle choisi, je pourrais dire : puisque là où nul ne perd son autonomie, personne ne peut mettre l’autre sous sa dépendance.

Pour décrire ce mouvement des dominés, je donne la parole à Simone Weil (dans les « commentaires de textes pythagoriciens ») :

« Il peut arriver qu’un homme transporte la position centrale hors de soi dans un autre être humain, en qui il met son trésor et son cœur. Lui-même alors devient une simple parcelle de l’univers, tantôt assez considérable, tantôt infiniment petite. La crainte extrême peut produire cet effet aussi bien qu’une certaine espèce d’amour. Dans les deux cas, quand pour un être humain le centre de l’univers se trouve dans un autre, ce transfert est toujours l’effet d’un rapport de forces mécaniques qui soumet brutalement le premier au second. L’effet se produit si le rapport des forces est tel que toute pensée d’avenir chez le premier, qu’il s’agisse d’espérance ou de crainte, passe obligatoirement par le second. Il y a identité essentielle quant au caractère brutal et mécanique de la subordination dans les relations en apparence si différentes qui lient un esclave à un maître, un indigent à un bienfaiteur, un grognard à Napoléon, un certain type d’amoureux, d’amoureuse, de père, de mère, de sœur, d’ami, et ainsi de suite, à l’objet de leur affection. »

Il me paraît évident que le principe du mal se trouve ici : dans la mise sous dépendance d’autrui conséquence direct d’un vide en soi et son corolaire, se laisser mettre sous dépendance. C’est pour ça que toute l’astuce de l’Éducation Nationale est d’intervenir le plus tôt possible, sur les êtres les plus faibles et malléables possibles. L’Éducation Nationale ne fait qu’entériner et perpétuer en fait un monde de mise sous dépendance, un monde de chantage à l'amour, un monde de compétition avec carottes et bâtons.

Dépendance aux institutions. Dépendance à l’argent. Dépendance aux trusts agro-alimentaire par la destruction des moyens d’autosuffisance et notamment de la terre. Dépendance à des propriétaires immobiliers ou des moyens de production.

"Le gouvernement par la contrainte" n’est pas grand-chose à côté de ce macro-système ramifié de mise sous dépendance (qui commence par l’école).

La première des mises sous dépendance que réalise l’école est celle concernant le savoir comme nous en parle Ivan Illich et puis John Holt :

« Le professeur prépare à l'institutionnalisation aliénatrice de la vie en enseignant le besoin d'être enseigné. Une fois cette leçon apprise, l'homme ne trouve plus le courage de grandir dans l'indépendance, il ne trouve plus d'enrichissement dans ses rapports avec autrui, il se ferme aux surprises qu'offre l'existence lorsqu'elle n'est pas prédéterminée par la définition institutionnelle. » I.I.

« Le plus fondamental des droits de l’homme est celui d'être maître de son esprit et de ses pensées. Cela implique le droit de décider soi-même comment on va explorer le monde qui nous entoure, celui d'évaluer ses propres expériences et celles des autres, et enfin le droit de chercher et de donner du sens à sa vie. Quiconque nous ôte ce droit, tout éducateur soit-il, s'attaque à l'essence même de notre être et nous cause une blessure profonde et durable. Car il nous affirme ainsi que nous ne pouvons pas nous faire confiance à nous-mêmes, même pour penser, que notre vie durant nous dépendons des autres pour connaître le sens du monde et celui de notre vie, et que nos propres interprétations, faites au regard de nos expériences, n'ont aucune valeur. Mon propos n'est pas d'améliorer l' "éducation" mais de faire sans, d'en finir avec ce système de formatage affreux et anti-humain, et de laisser enfin les gens se construire eux-mêmes ». J.H.

Quelques lignes après le texte de Simone Weil que nous avons cité plus haut, elle poursuit :

« Il y a pourtant une exception. C’est quand deux être humains se rencontrent dans des circonstances telles qu’aucun ne soit soumis à l’autre par aucune espèce de force et que chacun ait à un degré égal besoin du consentement de l’autre. Chacun alors, sans cesser de penser à la première personne, comprend réellement que l’autre aussi pense à la première personne. La justice se produit alors comme un phénomène naturel. »

Et puis, plus loin :

« Seul le vrai renoncement au pouvoir de tout penser à la première personne, permet à un homme de savoir que les autres hommes sont ses semblables. (…) Les hommes n’aiment la richesse, le pouvoir et la considération sociale que parce que cela renforce en eux la faculté de penser à la première personne. Accepter la pauvreté au sens littéral du mot, c’est accepter d’être néant dans l’apparence qu’on présente à soi-même et aux autres comme on est néant en réalité. »

Donc, laisser à l'autre son autonomie, et ne pas chercher à prendre puissance sur lui via un chantage à l'amour, et chercher la charité, la rencontre mutuelle.

Tout ceci me fait penser à ce que dit Jacques Ellul sur la non-puissance. Et je voudrais donc terminer cet article avec lui, avec quelques merveilleuses citations où on comprend que la Vérité se trouve dans la non-puissance :

« Nous pouvons être assurés que dans toutes nos situations de richesse, de puissance, de domination, d'expansion, de haute technologie, de croissance indéfinie, Dieu n'est pas. »

« Ce qui a constamment marqué la vie de Jésus, plus que la non-violence, c'est le choix en toute circonstance de la non-puissance. Ce qui va infiniment plus loin. La non-puissance n'est pas l'impuissance. Celle-ci est le simple fait que je ne peux pas faire ce que j'aurais envie de faire, ou devrais faire. La non-puissance est un choix : je peux, et je ne le ferai pas. C'est un renoncement. »

Les profs, les élus, les patrons, les parents, sont des êtres qui peuvent, et ils font. Tragédie !

« la non-puissance est une orientation permanente dans tous les choix de la vie et toutes les circonstances. On a une puissance, et on refuse de s'en servir. Tel est l'exemple de Jésus. C'est une des expressions les plus bouleversantes que cette considération d'un Dieu qui est le Tout-Puissant, et qui venant parmi les hommes prend la décision de la non-puissance.»

« cette orientation permanente et ce choix explicite de Jésus de la non-puissance nous placent actuellement dans une situation délicate. Car nous devons faire le même choix. Mais nous sommes placés dans une société qui n'a pas d'autre orientation, pas d'autre objectif, pas d'autre critère de la vérité que la puissance !
La science est devenue non plus recherche de la vérité mais recherche de la puissance, la technique est tout entière un instrument de puissance. Il n'y a rien dans la technique sinon de la puissance. La politique n'est ni le souci du bien et du juste ni l'expression de l'humain, elle n'a pas d'autre but que de réaliser, d'affirmer la puissance. L'économie quand elle se voue à la recherche effrénée de la richesse des nations est en définitive elle aussi vouée à la puissance...
Notre société est l'esprit de puissance, la grande différence avec les sociétés antérieures est que sans doute celles-ci recherchaient aussi la puissance mais n'en avaient pas les moyens. Alors que notre société a maintenant acquis les moyens d'une puissance illimitée, si bien que nous sommes aujourd'hui placés dans la situation la plus difficile qui ait jamais eu lieu, puisqu'il nous faut récuser à la fois l'esprit de notre temps et les moyens employés. Sinon, si peu que nous cédions à ces puissances, nous trahissons Jésus, bien plus sûrement que si nous commettons tel ou tel péché individuel et limité : car c'est un choix de vie (dont la non-violence est une partie) et il n'y en a pas d'autre possible. Si le dernier mot est l'amour, il consiste à ne jamais exprimer ni marquer une puissance quelconque envers l'autre en toute circonstance.

Et seule la non-puissance aujourd'hui peut avoir une chance de sauver le monde...»

 

Sylvain Rochex, Février 2015

P.S : ceux qui ont du mal avec le terme Jésus (employé par J. Ellul), vous pouvez évidemment le remplacer par le terme qui vous parle davantage, par exemple : Amour, Force de Vie, Vérité, Dieu, etc.

Lire maintenant la partie III: L'Égo très très spécial des profs

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Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn